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Portage salarial : le vrai net sur un TJM de 500 euros

Le portage salarial transforme un TJM de 500 € en environ 3 700 € net. La moitié part en frais et cotisations : voici le calcul complet et quand le micro gagne.

Portage salarial : calcul du salaire net réel sur un TJM de 500 euros face à la micro-entreprise en 2026
Photo : Matt Moloney, CC0, via StockSnap (Openverse)

Sommaire et méthode

Dans cet article

L'essentiel

En portage salarial, tu factures 7 500 euros et tu touches environ 3 700 euros net. La moitié part en frais de gestion et en cotisations sociales. Ce n’est pas une arnaque : c’est le prix de la protection sociale, et beaucoup d’indépendants le découvrent après avoir signé.

Le TJM (taux journalier moyen) est le prix que tu factures pour une journée de mission : 500 € de TJM × 15 jours = 7 500 € de chiffre d’affaires. Tout le calcul de cet article part de ce chiffre.

Le portage salarial, c’est quoi exactement

Le portage salarial est un statut qui te permet de facturer des clients comme un indépendant tout en étant salarié. Tu réalises une mission, la société de portage la facture au client, encaisse l’argent, prélève ses frais et ses cotisations, puis te reverse un salaire net avec une fiche de paie. Tu gardes ainsi la protection sociale d’un salarié classique. Ce cadre a été légalisé en France par la loi n° 2008-596 du 25 juin 2008.

Voici un prompt pour calculer ton net avant de contacter la moindre société. Colle-le dans ton assistant IA, remplis les crochets, et tu obtiens le chiffre qui compte : ce qui arrive sur ton compte.

Le triangle contractuel : consultant, société de portage, entreprise cliente

Le dispositif repose sur une relation à trois. C’est une relation contractuelle entre le consultant, la structure et le client. Toi, le consultant, tu trouves la mission et tu négocies le tarif. L’entreprise de portage te salarie et gère l’administratif. L’entreprise cliente reçoit ta prestation et paie la facture. Entre toi et la société, il y a un contrat de travail. Tu signes un contrat de travail, et la structure peut conclure des contrats de travail avec d’autres portés en parallèle. Le salarial peut conclure des contrats commerciaux côté client via la structure. Entre l’entreprise de portage et l’entreprise cliente, il y a un contrat commercial de prestation de portage. Tu n’as aucun lien juridique direct avec le client : c’est la société qui facture, encaisse et te protège en cas d’impayé. Le dispositif est une relation tripartite : d’un côté le salarié porté, de l’autre le portage salarial et une entreprise cliente. La société de portage peut conclure des contrats commerciaux avec le client pendant que tu exécutes la mission. Dans ce montage, la cliente à l’entreprise de portage paie la facture ; entre la société de portage et toi, le lien reste salariale.

Cette structure explique pourquoi la loi impose des garde-fous. Une entreprise de portage ne peut pas se contenter de prendre une commission et disparaître : elle doit prouver sa solidité financière, tenir une comptabilité salariale et respecter la convention collective du portage salarial (IDCC 3219).

Contrat de travail en portage salarial : durée indéterminée ou CDD de mission

En portage salarial, tu signes un contrat de travail avec la société, soit en contrat à durée indéterminée, soit en CDD de mission. Ce cadre repose sur le Code du travail. Le CDD de portage est plafonné à 18 mois. La mission chez un même client, elle, ne peut pas dépasser 36 mois. Ces deux limites viennent directement du cadre légal détaillé par service-public.gouv.fr.

Le choix du contrat n’est pas anodin. Le contrat à durée indéterminée de portage salarial ouvre l’accès à l’assurance chômage en fin de mission, à condition d’avoir suffisamment cotisé. Le CDD, lui, se termine avec la mission. Pour qui veut le filet de sécurité complet, le CDI reste la bonne option, même si aucune mission n’est garantie entre deux contrats commerciaux. Tu peux aussi signer un CDD de mission selon ta situation.

Ce que la convention de portage garantit au salarié porté

La convention encadre la rémunération minimale et les réserves qui te sont dues. En 2026, un salarié porté à temps plein ne peut pas être payé moins d’environ 2 517 € brut par mois. Un profil junior tombe à 70 % du plafond, soit 2 288 €, un senior à 75 %, soit 2 452 €, et un forfait-jour à 85 %, soit 2 779 €. Ces planchers sont indexés sur le plafond mensuel de la Sécurité sociale, relevé à 4 005 € en 2026 selon LégiSocial.

La convention prévoit aussi une indemnité d’apport d’affaires de 5 % du salaire brut, et une indemnité compensatrice de congés payés d’environ 10 % du salaire versé. Ces sommes te reviennent : trop de consultants oublient de les réclamer en fin de mission et laissent de l’argent chez l’entreprise de portage.

Combien tu touches avec un TJM de 500 euros en portage salarial

Sur un TJM de 500 € et 15 jours facturés, tu produis 7 500 € de chiffre d’affaires HT par mois. Après frais de gestion, charges patronales et charges salariales, il te reste environ 3 700 € net avant impôt. Le salaire net en portage tourne donc autour de la moitié du chiffre d’affaires. C’est près de la moitié de ton chiffre d’affaires qui disparaît. Ce ratio autour de 47 à 50 % est la réalité de tous les portés, quel que soit le discours commercial.

Le calcul complet : frais de gestion, charges patronales et salariales

Voici le calcul que j’appelle le Calcul Net Portage, en quatre lignes, sur notre exemple à 7 500 € de chiffre d’affaires :

  • Frais de gestion à 10 % : 750 €. Reste 6 750 € d’enveloppe salariale chargée.
  • Salaire brut reconstitué : environ 4 750 € (l’enveloppe divisée par 1,42 pour les charges patronales à ~42 %).
  • Charges patronales : environ 2 000 €.
  • Charges salariales à ~22 % du brut : environ 1 050 €. Net avant impôt : environ 3 700 €.

Méfie-toi du cliché qui annonce 60 à 70 % du chiffre d’affaires reversé. C’est faux en 2026. Entre les frais de gestion (5 à 12 % selon la société) et les cotisations, le net avant impôt tourne autour de 47 à 50 % du chiffre d’affaires HT. Le seul vrai levier pour remonter ce chiffre existe, et je le détaille plus bas : refacturer tes frais professionnels avant cotisations.

Simulation chiffrée : TJM 500 €, salaire net réel

Reprenons le cas concret. TJM 500 €, 15 jours travaillés, 7 500 € facturés, société à 10 % de frais. Ton net avant impôt sur le revenu s’établit autour de 3 700 €. Ajoute l’impôt sur le revenu, prélevé à la source comme pour tout salarié, et le net réellement disponible baisse encore selon ta tranche.

Ce chiffre change si tu refactures des frais professionnels. Imagine 800 € de frais mensuels réels (déplacements, matériel, logiciels). Refacturés au client via la société, ils sortent de l’assiette de cotisations. Ces 800 € ne subissent pas les ~64 % de charges cumulées : tu les récupères quasi intégralement, ce qui remonte ton pouvoir d’achat de plusieurs centaines d’euros. C’est le vrai avantage d’optimisation que le micro ne permet pas, puisque 100 % du chiffre d’affaires y est cotisé.

Comparatif : même TJM en micro-entrepreneur contre portage

Le même chiffre d’affaires en micro-entreprise donne un résultat très différent. Sur 7 500 €, la micro applique 25,6 % de charges BNC en 2026, selon economie.gouv.fr. Il te reste donc environ 5 580 € net social avant impôt, contre 3 700 € en portage. Le micro garde 1 880 € de plus par mois. Les revenus en portage intègrent toutefois chômage et retraite cadre.

Attention à une limite que personne ne montre : la micro-entreprise en BNC est plafonnée à 77 700 € de recettes par an, soit environ 6 475 € par mois. À 7 500 € mensuels réguliers, tu dépasses ce plafond et tu es contraint de sortir du régime micro. Le comparatif ne tient donc que jusqu’à ce seuil. Au-delà, l’arbitrage se joue entre portage, entreprise individuelle au réel et société.

Net avant impôt pour 7 500 €/mois de CA Comparaison du net mensuel avant impôt pour un chiffre d'affaires de 7 500 euros : portage 3 700 euros, micro-entreprise 5 580 euros, SASU environ 5 000 euros. Net avant impôt pour 7 500 €/mois de CA 3 700 € Portage 5 580 € Micro ~5 000 € SASU SASU : estimation selon l'arbitrage salaire / dividendes
Net social avant impôt pour 7 500 € de CA mensuel. Micro plafonnée à 77 700 €/an en BNC : le comparatif ne tient qu'en dessous de ce seuil.

Le graphique le dit sans détour : le micro garde le plus de cash immédiat. Mais il ne compte pas la valeur de ce que le portage t’achète : l’assurance chômage, la retraite cadre, la prévoyance. C’est tout l’enjeu de l’arbitrage.

Les avantages du portage salarial que personne ne conteste

Les avantages du portage salarial sont réels et bien identifiés : accès à l’assurance chômage, protection sociale complète, zéro gestion administrative. Quels sont les avantages concrets ? Tu continues à prospecter tout en pouvant bénéficier des avantages du salariat, tout en conservant un filet social complet. Le dispositif permet de cumuler mission libre et fiche de paie. Ce sont trois bénéfices que le micro-entrepreneur n’a pas, ou pas au même niveau. Le débat n’est pas de savoir s’ils existent, mais de savoir s’ils justifient de perdre la moitié de ton chiffre d’affaires. La réponse dépend de ton volume et de ton profil.

Assurance chômage : le filet que n’a pas le micro-entrepreneur

En CDI de portage, tu cotises à l’assurance chômage comme un salarié. En fin de mission, tu peux ouvrir des droits à l’allocation de retour à l’emploi. Le micro-entrepreneur, lui, n’a quasiment aucun filet équivalent. C’est l’argument numéro un du portage, et c’est un vrai atout face au micro.

Mais il faut le nuancer avec la réforme 2026. L’affiliation minimale est passée à 5 mois travaillés sur les 24 derniers, contre 6 auparavant, depuis le 1er avril 2026. L’indemnisation après rupture conventionnelle est plafonnée à 15 mois pour les moins de 55 ans, contre 18 avant, depuis le 1er septembre 2026. Et le salaire journalier de référence est désormais calculé sur les 20 meilleurs mois. Ces changements, détaillés par Juritravail, rétrécissent le filet. L’argument reste valable, il pèse moins qu’il y a deux ans.

Protection sociale complète : maladie, retraite, prévoyance

Le porté cotise au régime général des salariés : assurance maladie, retraite de base et retraite complémentaire cadre AGIRC-ARRCO, prévoyance. Cette retraite cadre est un point sous-estimé. Le micro-entrepreneur valide des trimestres et des points, mais avec une base de cotisation souvent plus faible à net équivalent. Sur une carrière longue, l’écart de pension future peut se chiffrer en centaines d’euros par mois.

La prévoyance couvre les arrêts de travail et l’invalidité mieux que le régime micro. Pour qui a des charges familiales et pas d’autre couverture, cette protection a une valeur monétaire concrète, même si elle ne se voit pas sur la fiche de paie du mois.

Zéro gestion administrative : la société de portage facture et reverse

Le troisième avantage est le temps. L’entreprise de portage établit les devis, facture le client, relance les impayés, produit ta fiche de paie et déclare tes cotisations. Tu te concentres sur la mission. Pour un consultant qui déteste l’administratif ou qui teste une activité en parallèle d’autre chose, ce confort a une valeur réelle.

Reste que ce service se paie : ce sont précisément les frais de gestion. Tu n’achètes pas ce confort gratuitement, tu le loues à 5 à 12 % de ton chiffre d’affaires. À toi de juger si le temps gagné vaut cette ponction.

Pour qui le portage salarial fait sens, et pour qui c’est un luxe inutile

Recourir au portage salarial a du sens au-dessus d’environ 5 000 € de chiffre d’affaires mensuel, quand la valeur de la protection sociale rattrape le surcoût de charges. En dessous, c’est souvent un luxe : le micro garde plus de net pour un besoin de sécurité qui reste théorique. Le bon statut dépend de ton volume, de ton profil et de ton besoin réel de filet.

Profils gagnants : consultant senior, mission longue, TJM élevé

Le portage gagne quand trois conditions se cumulent : un TJM élevé, un volume régulier, et un vrai besoin de sécurité. Un consultant senior à 600 ou 700 € de TJM, sur des missions de plusieurs mois, avec une famille à protéger, tire un bénéfice concret de l’assurance chômage et de la retraite cadre. La valeur monétaire du filet devient supérieure au coût des charges supplémentaires.

Ce profil a aussi les moyens de refacturer des frais professionnels significatifs, ce qui améliore son net. Une activité en portage bien optimisée, avec frais pro sortis de l’assiette, réduit l’écart avec le micro tout en conservant la protection.

Profils perdants : débutant, TJM bas, volume faible

À l’inverse, le portage est un mauvais calcul pour un débutant à faible TJM ou à volume irrégulier. D’abord parce que la loi ferme la porte : il faut une qualification de niveau 5 (Bac+2) ou 3 ans d’expérience dans le secteur, et atteindre la rémunération minimale d’environ 2 517 € brut à temps plein. Un débutant à petit tarif ne peut souvent pas être porté rentablement, parfois pas du tout.

Ensuite parce que sous 5 000 € de chiffre d’affaires mensuel, le micro garde nettement plus. L’aide à domicile et la garde d’enfants sont de toute façon exclues du portage, ce qui élimine d’emblée une part des activités de démarrage. Pour ces profils, mieux vaut lancer en micro, valider que l’activité marche, puis basculer plus tard.

Le cas du fonctionnaire en activité accessoire

Le portage est un outil pertinent pour un fonctionnaire qui veut exercer une activité accessoire tout en gardant son emploi public. Le principe est simple : tu réalises des missions, l’entreprise de portage facture les clients et te reverse un salaire, sans que tu aies à créer de structure. Cet usage est moins connu que le freelance tech, il est pourtant très adapté à qui veut tester une compétence sans risque. Le portage salarial peut aussi servir de test avant une sortie définitive du public.

Il reste encadré. L’agent doit demander l’autorisation de cumul d’activités à sa hiérarchie, dans le cadre du décret 2020-69, avant toute mission. Sans cette autorisation formelle, il s’expose à un risque disciplinaire. Et là encore, ces métiers de proximité restent interdits en portage.

Les inconvénients du portage salarial trop souvent minimisés

Les inconvénients du portage tiennent en trois points : le coût réel qui avale la moitié du chiffre d’affaires, la dépendance à l’entreprise de portage, et les activités légalement exclues. Ce sont les trois choses que les comparatifs commerciaux survolent, parce qu’elles ne vendent pas. Ce sont pourtant celles qui décident si le statut te convient.

Le plafond de rémunération nette : pourquoi le portage coûte 45 à 50 % du chiffre d’affaires

Le coût est structurel, pas négociable au-delà d’un point. Entre frais de gestion (5 à 12 %), charges patronales (~42 %) et charges salariales (~22 %), la moitié de ton chiffre d’affaires ne t’arrive jamais. Sur 7 500 € facturés, tu vis avec 3 700 €. Aucune entreprise de portage ne peut changer cette mécanique de cotisations : elle ne joue que sur ses propres frais de gestion.

C’est le sens de l’angle de cet article : la sécurité sociale a un prix, et ce prix est d’environ la moitié de ce que tu produis. Ce n’est ni scandaleux ni caché, c’est rarement dit aussi net avant la signature. Beaucoup de portés le découvrent sur leur première fiche de paie.

Dépendance à la société de portage : faillite, frais cachés

Ton salaire dépend de la santé de l’entreprise de portage. Si elle fait faillite avec ton argent, tu dois pouvoir être payé quand même. C’est le rôle de la garantie financière obligatoire, d’au moins 96 120 € ou 10 % de la masse salariale de l’année précédente. Une société dont la garantie est trop faible, c’est ton salaire mal couvert.

Les frais cachés sont l’autre piège. Certains contrats prévoient des frais de dossier, des frais de sortie ou une rétention de réserves. Lis le contrat de portage salarial ligne par ligne, et vérifie que la provision de congés payés et les éventuelles réserves de lissage te seront bien restituées en fin de mission.

Activités exclues : aide à domicile, commerce, artisanat

Le portage n’est pas ouvert à tout. Le ménage, la garde d’enfants, le soutien scolaire et le jardinage chez des particuliers sont interdits. Le commerce et l’artisanat de vente aussi. Un conseil générique qui ignore ces exclusions envoie droit dans le mur.

Le portage vise les prestations intellectuelles et de conseil : informatique, ingénierie, marketing, formation, expertise. Si ton activité est manuelle, commerciale ou relève du service à la personne, le portage n’est pas une option légale, et il faut regarder du côté du micro ou d’une autre structure.

Comment choisir une société de portage salarial sans se faire piéger

Pour choisir sa société de portage sans erreur. Le fonctionnement du portage salarial dépend beaucoup de ce choix., vérifie trois éléments avant de signer : l’agrément et la garantie financière, le taux de frais de gestion réel, et les clauses du contrat. Une structure de portage salariale sérieuse affiche ces informations sans détour. Si elle rechigne à te communiquer le montant de sa garantie ou le détail de ses frais, passe ton chemin.

Les critères clés : garantie financière, taux de frais de gestion

Le premier critère est la garantie financière, d’au moins 96 120 €. C’est ta sécurité en cas de faillite : sans elle, ton salaire n’est pas couvert. Demande le montant exact et la déclaration d’activité de la société auprès de l’administration du travail.

Le deuxième critère est le taux de frais de gestion. La fourchette 2026 va de 5 à 12 % du chiffre d’affaires HT. Au-delà d’environ 7 000 € de chiffre d’affaires mensuel, compare le pourcentage à un forfait plafonné : à 10 %, un chiffre d’affaires de 8 000 € coûte 800 € de gestion, contre environ 700 € pour un forfait plafonné, selon travail-industrie.com. Sur l’année, l’écart entre deux sociétés peut aller du simple au double.

Questions à poser avant de signer un contrat

Avant de signer, pose ces questions à l’entreprise de portage et exige des réponses écrites :

  • Quel est le montant exact de votre garantie financière, et pouvez-vous me le prouver ?
  • Vos frais de gestion sont-ils un pourcentage ou un forfait plafonné, et à partir de quel chiffre d’affaires le forfait devient-il plus intéressant ?
  • Comment sont traités mes frais professionnels refacturés, et quel plafond appliquez-vous ?
  • Quelles réserves prélevez-vous, et à quel moment me sont-elles restituées ?
  • Le contrat proposé est-il un CDI ou un CDD de mission ?

Si une entreprise de portage salarial botte en touche sur l’une de ces questions, considère-le comme un signal. La transparence sur les frais et les réserves est le meilleur indicateur de sérieux.

Action à réaliser : simuler, comparer, décider en trois étapes

Ne signe rien avant d’avoir fait ces trois calculs, dans cet ordre.

  1. Simule ton net réel en portage avec le prompt du haut de page, sur ton TJM et ton volume réels de jours facturés.
  2. Compare avec le même chiffre d’affaires en micro-BIC ou micro-BNC (25,6 % de charges en 2026), en vérifiant que tu restes sous le plafond annuel du micro.
  3. Décide sur le seuil : sous 5 000 € de chiffre d’affaires mensuel, le micro garde plus de net ; au-dessus, chiffre la valeur du filet chômage et de la retraite cadre pour voir si le surcoût du portage se justifie pour toi.

La bonne décision n’est pas idéologique. Le portage n’est ni une arnaque ni un statut miracle. Le portage salarial, bien cadré, achète de la protection à un prix précis. Si ce prix est justifié par ton volume et ton besoin de sécurité, le portage salarial reste pertinent. Sinon, le micro reste mathématiquement gagnant.

Ce qu’il faut retenir avant de signer

Ce statut constitue une option, pas une obligation. Il doit coller à ton volume et à ton besoin de sécurité. Une mission se négocie comme une mission freelance, puis se sécurise via l’entreprise. Pour trouver une mission en portage, tu prospectes toi-même : la structure ne remplace pas ton pipeline commercial.

Le dispositif peut être en contrat à durée déterminée ou indéterminée selon les cas. Le CDD de portage suit les règles du CDD de mission. Le contrat indéterminé de portage donne un cadre plus stable entre deux clients. Il offre aussi la possibilité de refacturer des frais avant cotisations, levier souvent oublié.

Côté cadre, la structure et l’entreprise cliente restent liées par le contrat commercial, pendant que le salarié porté repose sur le contrat de travail. Entre une entreprise de portage et toi, le texte conventionnel fixe les règles du jeu. La fédération des entreprises de portage publie des repères utiles pour comparer les acteurs. Si tu veux tout savoir sur le portage salarial avant de t’engager, repasse le Calcul Net Portage avec ton TJM réel dans le cadre du portage salarial.

Pour une activité accessoire (fonctionnaire, salarié en cumul), le dispositif peut être pertinent si l’autorisation hiérarchique est claire. Les métiers peut-on exercer en portage ? Surtout les prestations intellectuelles. Peut-on exercer en portage salarial une activité commerciale de détail ? Non. La structure peut conclure le contrat commercial, mais tu restes responsable de la qualité de ta mission. Perspectives d’avenir du portage salarial : le cadre légal est stable depuis 2008, et le volume de freelances qui cherchent un filet social continue de croître.

Comment fonctionne le portage salarial en pratique ? Tu trouves le client, l’entreprise facture, tu touches un salaire après frais et cotisations. La prestation de portage salarial est le produit vendu au client. Les concernés par le portage salarial sont surtout les consultants, formateurs et experts. Avantages du statut : chômage, retraite, prévoyance. Un commercial n’est pas requis : c’est toi qui portes la relation client.

Questions fréquentes sur le portage salarial

Qu'est-ce que le portage salarial en une phrase ?

Le portage salarial est une forme d'emploi qui te permet de facturer des clients comme un indépendant tout en étant salarié d'une société de portage, laquelle encaisse ta facture, prélève ses frais et cotisations, puis te reverse un salaire avec fiche de paie et protection sociale.

Quel salaire net pour un TJM de 500 euros ?

Sur 15 jours à 500 euros, soit 7 500 euros de chiffre d'affaires mensuel, il te reste environ 3 700 euros net avant impôt sur le revenu, une fois retirés les frais de gestion (environ 10 %) et les cotisations patronales et salariales. Cela représente près de 49 % du chiffre d'affaires. Refacturer des frais professionnels via la société améliore ce net.

Portage ou micro-entreprise : lequel garde le plus ?

En dessous d'environ 5 000 euros de chiffre d'affaires par mois, la micro-entreprise conserve plus de net : 25,6 % de charges BNC en 2026 contre environ 50 % en portage. Au-dessus, la valeur de la protection sociale du portage rattrape le surcoût. La micro reste plafonnée à 77 700 euros de recettes annuelles en BNC.

Un fonctionnaire peut-il faire du portage salarial ?

Oui, pour une activité accessoire, à condition de demander l'autorisation de cumul d'activités à sa hiérarchie dans le cadre du décret 2020-69. Sans cette autorisation formelle, l'agent s'expose à un risque disciplinaire. L'aide à domicile reste exclue du portage.

Quelles activités sont interdites en portage salarial ?

Le ménage, la garde d'enfants, le soutien scolaire, le jardinage chez des particuliers, le commerce et l'artisanat de vente sont interdits. Le portage vise les prestations intellectuelles et de conseil : informatique, ingénierie, marketing, formation, expertise.

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