Fiscalité de l'or : ce que Bercy te prend en 2026
Fiscalité de l'or : taxe forfaitaire 11,5 % ou plus-value 37,6 %, lequel te coûte le moins, or physique ou or papier (PFU 31,4 %), et comment déclarer.

Sommaire et méthode
Dans cet article
L'essentiel
L’imposition de l’or a changé en 2026, et le chiffre que tu as vu partout est déjà faux. Bercy ne te prenait que 36,2 % sur ton gain en métal jaune jusqu’en 2025. Depuis le 1er janvier 2026, c’est 37,6 %. Si tu as croisé ce taux de 36,2 % quelque part, y compris dans une vidéo récente, il est périmé : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG, donc les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 %. La vraie nouvelle est cependant ailleurs : presque personne ne devrait payer ce taux, à condition de savoir choisir entre les deux guichets.
Ce régime fiscal est par ailleurs dominé en ligne par les vendeurs du métal eux-mêmes. Le conflit d’intérêts saute aux yeux : ils ont besoin que tu achètes et que tu revendes chez eux, pas que tu comprennes ce que tu paies. Voici donc le calcul à froid, sans rien à te vendre : ce que l’État prélève au juste quand tu cèdes ton lingot, et comment alléger cette imposition en restant dans les clous.
L’or en 2026 : une imposition à 37,6 % et non plus 36,2 %
En 2026, la vente d'or physique ouvre deux régimes au choix : la taxe forfaitaire sur les métaux à 11,5 % du prix de vente total, ou le régime de la plus-value à 37,6 % du seul gain réalisé. Tant que tu gardes ton métal jaune, rien n'est imposable. C'est en effet la vente, pas la détention, qui déclenche le prélèvement.
Pourquoi le taux est passé de 36,2 % à 37,6 %
Ce taux de 37,6 % se décompose ainsi : 19 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Jusqu’au 31 décembre 2025, ces prélèvements sociaux valaient 17,2 %, ce qui donnait 36,2 % au total. La hausse de la CSG votée dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a ainsi ajouté 1,4 point. Les vendeurs du métal qui affichent encore 36,2 % sur leur site ne sont pas à jour. Ce relèvement touche d’ailleurs aussi le support papier, dont le PFU passe à 31,4 % en 2026 pour la même raison.
Cette correction n’est pas un détail comptable. Sur un gain de 8 000 €, le passage de 36,2 % à 37,6 % représente ainsi 112 € d’impôt en plus. Le vrai sujet reste cependant le choix du régime, qui peut faire varier ta note de plusieurs centaines d’euros sur une même opération.
Taxe forfaitaire 11,5 % ou plus-value 37,6 % : le tableau des deux régimes
Les deux régimes ne taxent pas la même chose. Le prélèvement forfaitaire frappe ainsi la somme encaissée totale, gain ou pas gain. Le second frappe au contraire le seul écart entre ton prix payé à l’origine et ce que tu encaisses à la sortie. Cette différence d’assiette change donc tout le calcul.
Le régime par défaut : la taxe forfaitaire sur les métaux
La taxe forfaitaire sur les métaux précieux s’applique d’abord automatiquement à la vente de lingots, lingotins et pièces d’investissement en or. Son taux est de 11,5 %, soit 11 % de prélèvement et 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale, la CRDS. Elle se calcule sur le montant de la transaction, sans tenir compte du poids en or ni du prix d’acquisition, dès le premier euro, sans réduction et sans seuil. Tu n’as aucun justificatif à fournir : c’est le régime du métal sans traçabilité. La déclaration passe par le formulaire 2091-SD, déposé auprès du centre des impôts dans le mois qui suit l’opération.
Le régime sur option : la plus-value réelle
Le régime de la plus-value sur biens meubles, prévu par l’article 150 UA du code général des impôts, est une option. Tu ne peux toutefois l’exercer que si tu justifies la date et le prix d’acquisition par une facture régulière. Le taux 2026 est de 37,6 %, mais il ne porte que sur le gain, c’est-à-dire la somme encaissée diminuée du prix payé à l’origine. Surtout, un abattement de 5 % s’applique à partir de la troisième année de détention. Tu gardes ton métal jaune depuis plus de 22 ans ? Le gain est entièrement exonéré. La déclaration se fait sur le formulaire 2092-SD, et l’option est irrévocable pour l’opération concernée.
| Taxe forfaitaire (défaut) | Gain réel (option) | |
|---|---|---|
| Assiette | Somme encaissée totale | Plus-value (vente moins prix d’origine) |
| Taux 2026 | 11,5 % | 37,6 % (36,2 % en 2025) |
| Facture d’origine | Non nécessaire | Obligatoire (date et prix) |
| Réduction durée | Aucune | 5 %/an dès la 3e année |
| Sortie d’impôt | Jamais | Après 22 ans |
| Formulaire | 2091-SD | 2092-SD (irrévocable) |
Quelle fiscalité choisir : l’arbitrage en 3 questions, avec un exemple chiffré
Le bon régime n’est pas le même pour tout le monde. C’est même le cœur du sujet, et justement le point que les vendeurs survolent. Pose-toi donc trois questions dans l’ordre, et la réponse tombe.
Les 3 questions à te poser avant de vendre
D’abord, as-tu la facture d’achat ? Sans facture datée et nominative, tu n’as pas le choix : le forfait à 11,5 % s’impose donc. Ensuite, depuis combien de temps gardes-tu ce métal ? Au-delà de la 2e année, chaque année ajoute en effet 5 % de décote sur le gain, jusqu’à la sortie d’impôt à 22 ans. Enfin, quel est ton gain réel ? Plus ta marge est faible par rapport à la somme encaissée, plus le régime au réel devient intéressant. Cette grille de décision est par ailleurs détaillée dans la formation sur l’or présentée plus bas, parce qu’elle vaut plusieurs centaines d’euros à chaque opération.
L’exemple chiffré que les vendeurs ne posent pas
Prenons une vente de 10 000 €. Au forfait, tu paies 11,5 % de 10 000 €, soit 1 150 €, quel que soit ton gain. Imagine maintenant que tu aies acquis ce métal 7 000 € il y a 4 ans, facture à l’appui. Ta marge est donc de 3 000 €. La décote de 5 % par an pendant 2 années pleines au-delà de la 2e réduit cette base de 10 %, soit 2 700 € imposables. À 37,6 %, l’impôt ressort ainsi à environ 1 015 €. Le régime au réel gagne, mais de peu.
Change maintenant un seul paramètre. Si tu avais payé ce même lingot 9 000 €, ta marge tombe à 1 000 €. Après la même décote de 10 %, soit 900 € imposables, le régime au réel ne coûte plus que 340 € environ contre 1 150 € pour le forfait. À l’inverse, sans facture, tu paies 1 150 € et le débat n’existe pas. La règle est donc nette : gain faible ou détention longue, l’option au réel gagne ; grosse somme encaissée avec fort gain récent, ou pas de facture, le forfait reprend cependant l’avantage.
Le mythe des 5 000 € : pourquoi ton lingot est taxé dès le premier euro
L’erreur la plus répandue tient en une phrase fausse : vendre du métal jaune sous 5 000 € serait sans imposition. C’est pourtant faux pour tes lingots et tes pièces d’investissement. Ce seuil de 5 000 € existe bien, mais il ne concerne pas ton métal d’investissement.
6,5 % pour les bijoux, 11,5 % pour les lingots
Le seuil de 5 000 € par opération s’applique en réalité aux bijoux, aux objets d’art, de collection et d’antiquité, ainsi qu’à certaines pièces de collection. Au-delà de ce seuil, ces objets relèvent donc de la taxe forfaitaire sur les objets précieux, à 6,5 % (6 % plus 0,5 % de CRDS). C’est un régime distinct, que je traite en détail dans investir dans les objets de collection. À ne pas confondre : 6,5 % pour les bijoux et objets de collection au-delà de 5 000 €, mais 11,5 % pour le métal d’investissement dès le premier euro. Pour tes lingots, lingotins et pièces d’investissement en or, le fisc applique le prélèvement sans aucun seuil : même une opération de 800 € déclenche le forfait de 11,5 %.
Pièces de collection ou pièces d’investissement : la ligne de 1800
La nuance qui change le régime tient à la date de frappe. Les pièces d’or frappées après 1800 ayant ou ayant eu cours légal sont des pièces d’investissement : elles suivent la même imposition qu’un lingot, le forfait de 11,5 % dès le premier euro, ou le régime au réel sur option. Les pièces en or antérieures, rares ou recherchées pour leur valeur numismatique, basculent au contraire du côté des objets de collection, avec le seuil de 5 000 € et le taux de 6,5 %. Cette taxation des objets de collection reste distincte de celle des métaux d’investissement. Vérifie donc à quelle catégorie appartient chaque pièce avant de calculer quoi que ce soit.
La TVA, l’autre source de confusion
Un mot sur la taxe à l’entrée, puisque la confusion est voisine. L’or d’investissement, lingots et pièces atteignant la pureté légale, n’est pas taxé à l’entrée lors de l’achat d’or d’investissement. C’est un avantage réel par rapport à l’argent métal et aux bijoux en or, soumis à la taxe sur la valeur ajoutée de 20 %. Cet allègement joue à l’entrée, pas à la sortie : il ne change rien au prélèvement sur ton gain le jour où tu revends. La vente de bijoux en or suit donc une logique encore différente, entre taxe à l’entrée et prélèvement sur les objets précieux quand tu revends.
Or physique ou or papier : deux régimes à ne pas mélanger
Le support dématérialisé n’a rien à voir, sur le plan fiscal, avec le métal que tu détiens en main. Les ETF et ETC adossés au cours, comme les actions de sociétés minières, sont des valeurs mobilières. Leur vente relève donc de la fiscalité boursière classique, pas du régime réservé aux métaux d’investissement.
Le PFU à 31,4 % sur le support dématérialisé
Concrètement, ce support logé sur un compte-titres est taxé au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, calculé sur le gain. Tu peux par ailleurs opter pour le barème de l’impôt sur le revenu si c’est plus favorable.
Comparer les deux supports sans se tromper d’assiette
La comparaison demande de la prudence, car les deux assiettes de taxation diffèrent. Le métal détenu en direct, au forfait, te coûte ainsi 11,5 % de la somme encaissée ; le support dématérialisé te coûte 31,4 % du gain. Sur une marge modérée, le papier peut donc redevenir compétitif ; sur une grosse somme encaissée avec faible gain, le métal détenu en direct reste cependant plus doux. Le choix du support se décide en amont : je traite le sujet dans comment acheter le métal au comptant, et la part à détenir dans la lecture du marché de l’or.
| Support | Enveloppe | Imposition 2026 |
|---|---|---|
| ETF et ETC adossés au cours | Compte-titres | PFU 31,4 % sur le gain |
| Actions de minières | Compte-titres | PFU 31,4 % sur le gain |
| Métal détenu en direct (lingots, pièces) | Détention directe | 11,5 % de la somme encaissée ou 37,6 % du gain |
Savoir choisir entre ces deux guichets et tenir le bon document au bon moment, c'est l'arbitrage que je détaille dans la formation Le bouclier en OR™ sur le métal jaune.
Garder ses factures : le premier levier fiscal sur ton métal
Le levier numéro un n’est pas un montage. C’est d’abord un réflexe d’archivage. Conserver la facture d’origine de ton métal jaune, datée et nominative, dès le premier gramme, conditionne donc tout le reste.
Sans facture, tu restes bloqué sur le forfait
Sans cette facture, tu es enfermé dans le forfait à 11,5 %, même quand ton gain réel est faible ou nul. Tu ne peux ainsi ni opter pour le régime au réel, ni profiter de la décote de 5 % par an, ni atteindre la sortie d’impôt à 22 ans. La facture est la clé qui ouvre le régime favorable. Range donc chaque preuve d’achat avec la même rigueur qu’un acte notarié : facture du professionnel, certificat, ou reçu daté pour une acquisition entre particuliers.
Succession et donation : transmettre ton or sans piéger l’héritier
L’enjeu se prolonge à la transmission, et c’est là que beaucoup se font surprendre. Quelle fiscalité pèse alors sur le métal ? Deux étages se superposent : les droits au moment du transfert, puis l’imposition le jour où l’héritier revend.
Les droits de succession et de donation sur le métal
Quand tu donnes ou que tu transmets ton patrimoine, le métal jaune entre dans l’actif soumis à la fiscalité de droit commun. Il supporte donc les droits de succession ou de donation selon le barème et les abattements applicables au lien de parenté. Une donation de métaux précieux de ton vivant suit le même barème qu’un virement ou qu’un bien immobilier transmis, avec les abattements renouvelables tous les 15 ans. Transmettre sous forme de lingots ou de pièces d’or ne crée donc pas, en soi, de taxation spécifique au moment du transfert : c’est le droit commun qui s’applique.
Le justificatif transmis, qui protège l’option au réel
Le vrai piège vient après. Succession et donation partagent la même mécanique : si tu ne transmets pas la facture avec le métal, ton héritier ou ton donataire perd l’option au réel. Une succession mal préparée le condamne ainsi au forfait par défaut. Lors de la vente future, il sera donc taxé d’office à 11,5 %, sans décote possible. Joindre le justificatif d’origine au métal transmis préserve à l’inverse l’avantage pour la génération suivante. Ce réflexe rejoint enfin la logique de protéger son épargne hors du système bancaire, où la traçabilité de ce que tu possèdes devient un atout, pas une contrainte. La transmission du patrimoine répond d’ailleurs à ses propres règles, que je détaille dans la donation de son vivant.
Déclarer la vente de ton métal : la pratique, pas à pas
La détention ne se déclare pas : le métal jaune n’entre en effet pas dans l’impôt sur la fortune immobilière. C’est donc l’opération qui déclenche l’obligation déclarative, dans le mois qui suit. En cas de vente, deux situations se présentent selon l’acheteur.
Vente à un professionnel : le prélèvement est souvent retenu à la source
Quand tu revends à un comptoir ou à un négociant en ligne, le professionnel acheteur retient et reverse souvent le paiement de la taxe pour toi. Il dépose alors le formulaire 2091-SD pour le forfait, ou le 2092-SD si tu as choisi l’option au réel, puis te verse le net. Vérifie cependant le régime appliqué : si tu as une facture et un gain faible, demande plutôt l’option au réel que le forfait par défaut.
Vente entre particuliers : la déclaration t’incombe
Si tu vends à un particulier, c’est en revanche à toi de déclarer et de régler le paiement de la taxe dans le mois. Dépose alors le formulaire 2091-SD pour le forfait, ou le 2092-SD pour le régime au réel, auprès de ton service des impôts. Les deux formulaires et leurs notices sont disponibles sur impots.gouv.fr, et le cadre officiel des deux régimes est détaillé sur service-public.gouv.fr. Le choix de l’option étant irrévocable pour l’opération concernée, fais ton calcul avant de cocher.
Action à réaliser
- Rassemble dès aujourd’hui toutes tes factures d’origine (15 minutes). Scanne-les, range-les dans un dossier daté et nominatif. Sans elles, tu es bloqué sur le forfait à 11,5 %.
- Avant toute opération, compare les deux régimes avec le prompt ci-dessus ou la grille des 3 questions. Note le formulaire correspondant : 2091-SD pour le forfait, 2092-SD pour le régime au réel.
- Vérification : ta facture est lisible et nominative, tu connais ta durée de détention exacte, et tu sais lequel des deux régimes te coûte le moins avant de signer.
Questions fréquentes sur l’imposition de l’or
Quelle est la fiscalité de l'or en 2026 ?
Quand tu revends ton métal jaune en direct, tu choisis l’un des deux régimes. Par défaut, le forfait sur les métaux précieux prend 11,5 % de la somme encaissée (11 % plus 0,5 % de CRDS), dès le premier euro, sans avoir à justifier ton prix payé à l’origine. Sur option, le régime au réel impose à 37,6 % en 2026 le seul gain (somme encaissée moins prix d’achat), avec une décote de 5 % par an à partir de la troisième année et une sortie d’impôt totale après 22 ans de détention. Tant que tu gardes le métal, rien n’est imposable : seule l’opération déclenche le prélèvement.
Comment alléger légalement la taxe sur l'or ?
Tu ne l’effaces pas en cachant ta vente, c’est de la fraude. Tu l’allèges en gardant ta facture d’achat datée et nominative dès le premier gramme acquis. Ce justificatif t’ouvre l’option au réel et sa décote de 5 % par an : après 22 ans de détention, le gain est entièrement non taxé. Sans preuve, tu restes bloqué sur le forfait à 11,5 % de la somme encaissée, même si ta marge est faible ou nulle. Conserver les justificatifs reste donc le premier levier sur le métal jaune.
La vente d'or de moins de 5 000 € est-elle exonérée ?
Non, ni pour tes lingots ni pour tes pièces d’investissement. Le seuil de 5 000 € par opération concerne les bijoux, les objets d’art, de collection et d’antiquité, taxés au-delà à 6,5 %. Lingots, lingotins et pièces d’investissement sont taxés dès le premier euro au forfait de 11,5 %, sans aucun seuil. Croire qu’un lingot vendu sous 5 000 € échappe à l’impôt est l’erreur la plus répandue sur ce sujet.
Comment est imposé l'or papier (ETF, ETC, minières) ?
Ce support ne relève pas de la taxe sur les métaux précieux, mais plutôt de la fiscalité boursière classique. Les ETF et ETC adossés au cours et les actions de sociétés minières logés sur un compte-titres sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux), calculé sur le gain, ou au barème de l’impôt sur le revenu sur option. C’est un régime distinct du métal détenu en direct.
Faut-il déclarer son or aux impôts ?
La simple détention de métal jaune n’est pas à déclarer, car il n’entre pas dans l’impôt sur la fortune immobilière. C’est en revanche l’opération qui se déclare. Quand tu revends, tu déposes le formulaire 2091-SD pour le forfait, ou le 2092-SD si tu optes pour le régime au réel, dans le mois qui suit. En pratique, le professionnel qui te rachète le métal retient et reverse souvent le prélèvement à ta place.
Quelle TVA sur l'achat d'or ?
L’or d’investissement (lingots et pièces atteignant la pureté légale) n’est pas soumis à la TVA quand tu l’acquiers. C’est un avantage fiscal majeur par rapport à l’argent métal et aux bijoux en or, qui supportent la taxe sur la valeur ajoutée à 20 %. Cet allègement joue à l’entrée : il ne change rien au prélèvement sur ton gain au moment où tu revends.
Comment est taxé l'or en cas de donation ou de succession ?
Le métal jaune entre d’abord dans l’actif transmis et supporte les droits de donation ou de succession selon le barème et les abattements de droit commun. Une donation de métaux précieux de ton vivant suit donc le droit commun, comme un virement ou un bien immobilier transmis. Le point à anticiper concerne la vente future par l’héritier ou le donataire : sans justificatif transmis avec le métal, il ne peut pas opter pour le régime au réel et se retrouve taxé d’office au forfait de 11,5 %. Transmettre le métal avec sa facture d’origine préserve donc l’option favorable.
Article rédigé par Jérémie Brygo. Publié le 8 juin 2026. Je ne suis ni notaire ni conseiller fiscal : cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.
Les chiffres cités (forfait sur les métaux précieux à 11,5 %, régime au réel à 37,6 % depuis le 1er janvier 2026, décote de 5 % par an dès la 3e année, sortie d’impôt à 22 ans, taux de 6,5 % sur les objets précieux au-delà de 5 000 €, PFU à 31,4 % sur le support dématérialisé) sont ceux applicables à la date de publication. La France connaît par ailleurs une instabilité fiscale chronique : taux et seuils sont révisés au gré des lois de finances, parfois d’une année sur l’autre, comme l’a montré le passage de 36,2 % à 37,6 % en 2026. Vérifie donc toujours la version à jour sur les sources officielles (service-public.gouv.fr, impots.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr) avant toute décision. Tout investissement comporte enfin un risque de perte en capital.