Hausse de l'essence : ce qui a monté et ce que ça te coûte
Hausse de l'essence : +42 centimes le litre de SP95-E10 en un an, +68 sur le gazole. Qui a pris la hausse, ce que ça coûte par mois, ce qui baisse la note.
L'essentiel

Sommaire et méthode
Dans cet article
Hausse de l'essence : le litre de SP95-E10 valait 2,11 € la semaine du 11 septembre 2026, contre 1,69 € un an plus tôt. Le SP95-E10 est l'essence la plus vendue en France. La hausse est de 42 centimes, soit 25 %. Le litre de gazole, lui, a pris 68 centimes, soit 42 %. Ces prix des carburants sont les moyennes hebdomadaires du ministère de la Transition écologique. Les taxes n'ont pas bougé : l'accise, la taxe fixe par litre, est la même qu'en 2025. Ce qui a monté, c'est le pétrole brut, puis la marge de raffinage, qui a triplé en un an. Pour une voiture essence qui roule 11 600 km par an, la hausse coûte 26 € par mois. Pour un gros rouleur en diesel, elle dépasse en revanche 85 € par mois.
Ce n’est pas l’État qui a encaissé ta hausse, et c’est pire
La hausse des prix des carburants a une cause que personne ne cite. Depuis un an, la part de l’État dans ton litre d’essence a baissé. Elle est ainsi passée de 56 % à 48 %. Pourtant, tu paies 42 centimes de plus par litre. Les deux faits sont vrais en même temps. C’est là que la hausse de l’essence devient intéressante. Les taxes sur les carburants sont en fait, pour l’essentiel, un montant fixe par litre. Quand le prix monte, ce montant ne bouge pas. Sa part dans le total recule donc, sans que tu paies un centime de moins.
La hausse vient donc d’ailleurs. Elle vient d’abord du pétrole brut, puis d’un poste que personne ne regarde : la marge de raffinage. Elle a triplé en un an.
Tu ne peux pourtant rien contre le brut, rien contre le raffineur, et rien contre la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée. Ce que tu peux faire, c’est savoir ce que ça te coûte chaque mois, puis agir sur les leviers qui restent.
Le prix de l’essence décomposé poste par poste, avant la hausse
Un litre de carburant à la pompe additionne cinq postes. Je les décompose ici sur le SP95-E10, car c’est l’essence la plus vendue en France. Le SP95-E10 est un sans plomb d’indice d’octane 95 qui contient jusqu’à 10 % d’éthanol. Les chiffres sont ceux de la semaine du 11 septembre 2026, publiés par le ministère de la Transition écologique. Ce sont donc des prix moyens en France métropolitaine, relevés chaque semaine.
Le brut : 58 centimes
Le pétrole brut se cote en dollars par baril. Un baril fait 159 litres. En Europe, la référence est le Brent, le brut de la mer du Nord. Sur les séances du 7 au 9 septembre 2026, il valait en moyenne 106,7 dollars, d’après les cotations quotidiennes reprises par l’agence américaine de l’énergie. Au taux de la Banque centrale européenne du 11 septembre, 1,1592 dollar pour un euro, cela fait 92 € le baril. Divisé par 159 litres, le brut pèse donc 58 centimes dans ton litre. Un an plus tôt, le Brent valait 67 dollars et l’euro 1,17 dollar. Le brut pesait alors 36 centimes.
Le raffinage et la distribution : 51 centimes
Le prix hors taxes du litre était de 1,088 €. Retire ensuite les 58 centimes de brut, il reste 51 centimes. Cette somme paie le raffinage, c’est-à-dire la transformation du brut en essence, puis le transport, le stockage, la station et la marge du distributeur. Le ministère chiffre à part le coût de transport-distribution : 24,7 centimes par litre de SP95-E10 en moyenne sur 2025. La marge nette de la station est dedans, mais elle se compte en centimes. Le reste, environ 26 centimes, revient au raffinage. Un an plus tôt, raffinage et distribution pesaient ensemble 38 centimes.
L’accise : 67,02 centimes, fixes
L’accise sur les énergies est la taxe que tu connais sous son ancien nom, la TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques. C’est un montant fixe par litre, voté chaque année, donc sans lien avec le baril. En 2026, il vaut 67,02 centimes sur le SP95-E10 hors Corse, majoration régionale comprise, selon le barème publié par l’administration. Sur le gazole, il vaut 60,75 centimes. Le SP98, sans plomb d’indice 98, et le SP95-E5, à 5 % d’éthanol, sont à 69,02. Le superéthanol E85, lui, est à 11,83 centimes. Ce montant ne dépend pas du prix du baril. Il était le même la semaine du 12 septembre 2025.
La TVA : 35 centimes, dont 13 sur la taxe
La TVA, taxe sur la valeur ajoutée, s’applique à 20 % sur tout le reste. Elle porte sur le produit, mais aussi sur l’accise. Autrement dit, tu paies une taxe sur une taxe. Sur un litre à 2,1098 €, la TVA vaut 35 centimes. Treize de ces centimes sont de la TVA calculée sur l’accise seule. J’ai détaillé ce mécanisme dans mon article sur les arnaques à la pompe, où la taxe sur taxe tient la première place. La FIPECO, une association d’anciens hauts fonctionnaires des finances, rappelle que l’accise a rapporté 16,3 milliards d’euros à l’État en 2025, et 12,1 milliards aux collectivités.
Le total : ce que vaut un litre, avant et après la hausse de l’essence
| Poste | Septembre 2025 | Septembre 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Brut (Brent converti en euros) | 0,36 € | 0,58 € | +0,22 € |
| Raffinage, transport, distribution | 0,38 € | 0,51 € | +0,13 € |
| Accise (ex-TICPE) | 0,67 € | 0,67 € | 0 |
| TVA à 20 % | 0,28 € | 0,35 € | +0,07 € |
| Prix à la pompe | 1,69 € | 2,11 € | +0,42 € |
| Part de l’État (accise + TVA) | 0,95 €, soit 56 % | 1,02 €, soit 48 % | +0,07 € |
Qui a pris quoi dans la hausse de l’essence
L’État encaisse 1,02 € par litre, soit 48 % du prix. C’est beaucoup, et c’est le poste le plus lourd. Mais il n’a finalement pris que 7 centimes sur les 42 de hausse, tous par la TVA. Le brut en a pris 22. Le raffinage et la distribution en ont pris 13. Sur le gazole, la lecture est d’ailleurs encore plus nette : 22 centimes de brut, 35 centimes de raffinage et distribution, 11 centimes de TVA, zéro d’accise.
Hausse de l’essence : le brut d’abord, le raffinage ensuite
Le calendrier de la hausse tient en trois dates. Le Brent valait 71 dollars en février 2026. La note du service statistique du ministère, parue le 16 juin 2026, date le tournant au déclenchement de la guerre en Iran, fin février. Le conflit au Moyen-Orient a fait monter le cours du pétrole au-dessus de 100 dollars. Le baril est alors monté à 103 dollars en mars 2026, puis à 117 dollars en avril. Le gazole à la pompe est passé de 1,70 € le 27 février à 2,31 € le 10 avril. Puis le brut a reflué : 84 dollars en moyenne en juillet. Le gazole, en revanche, n’est redescendu qu’à 2,05 €.
La marge de raffinage a triplé
La raison est dans un indicateur que le ministère publie chaque mois : la marge brute de raffinage sur Brent. C’est l’écart entre le prix des produits raffinés à Rotterdam et le prix du brut. En septembre 2025, elle valait 12 dollars par baril. Elle valait 38 dollars en août 2026. Pour comparer, la moyenne de 2022, l’année de la guerre en Ukraine, était de 14 dollars. Le raffinage se paie donc trois fois plus cher qu’il y a un an, et même bien plus qu’en 2022.
L’offre de produits finis a reculé. Les comptes rendus de presse du 10 septembre 2026 citent trois causes. Le détroit d’Ormuz est sous tension. Des installations pétrolières du Golfe ont été frappées. Des raffineries russes sont à l’arrêt. Le gazole est le produit le plus touché, car l’Europe en importe une grande partie. C’est donc pour ça que la hausse du prix du gazole atteint 68 centimes, contre 42 pour l’essence.
Pourquoi la baisse du baril ne t’arrive pas
Entre avril et juillet 2026, le Brent a perdu 28 %. Le gazole à la pompe a perdu 8 %. En août, le Brent est ensuite remonté de 9 %, le gazole aussi, de 7 %. Le prix à la pompe monte avec le brut, mais il baisse bien moins vite que lui. Ce n’est pas un complot des stations, car leur marge de distribution se compte en centimes. C’est surtout le raffinage qui explique l’écart, et il ne dépend d’aucun vote à Paris. Attendre que le baril baisse pour faire le plein n’est donc pas une stratégie. C’est un pari sur le brut, alors que le brut ne fixe plus le prix à lui seul.
Ce que la hausse de l’essence coûte par mois, selon ton profil
Un prix au litre ne parle à aucun automobiliste. Un montant par mois, en revanche, parle à tout le monde. Je pars du kilométrage moyen d’une voiture en France, 11 600 km par an en 2024 selon le service statistique du ministère. J’ajoute deux profils tirés d’une étude de l’INSEE, l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les consommations sont mes hypothèses : 6 litres aux 100 km pour une petite essence, 6,5 pour une essence courante, 5,5 pour un diesel. Ce sont des consommations réelles, donc pas celles du catalogue. Remplace-les par le chiffre de ton ordinateur de bord.
| Profil (km par an, consommation) | Litres par mois | Coût par mois, sept. 2025 puis sept. 2026 | Hausse par mois, puis par an |
|---|---|---|---|
| Petit rouleur, essence (8 000 km, 6 L/100 km) | 40 | 68 € puis 84 € | +17 €, +200 € |
| Voiture moyenne, essence (11 600 km, 6,5 L/100 km) | 63 | 106 € puis 133 € | +26 €, +315 € |
| Ménage médian INSEE, essence (14 506 km, 6,5 L/100 km) | 79 | 133 € puis 166 € | +33 €, +394 € |
| Ménage surexposé INSEE, diesel (27 458 km, 5,5 L/100 km) | 126 | 203 € puis 288 € | +86 €, +1 027 € |
Le plein de 50 litres, avant et après
Le plein de 50 litres donne d’ailleurs le même résultat. En SP95-E10, il coûtait 85 € en septembre 2025. Il coûte 105 € en septembre 2026. En gazole, il est même passé de 81 à 115 €. Un plein de gazole coûte donc 34 € de plus qu’il y a un an.
Les ménages qui n’ont pas le choix
L’INSEE a publié le 8 septembre 2026 une étude sur le poids du carburant dans le budget des ménages. Elle porte sur les revenus de 2021 et les déplacements de 2022, c’est-à-dire sur des prix plus bas qu’aujourd’hui. Elle compte 2,2 millions de ménages français qui consacrent plus d’un mois de revenu annuel au carburant, soit 8,3 % de ce qu’ils gagnent. C’est 10,6 % des ménages qui ont une voiture. Ces ménages roulent 27 458 km par an en médiane. Ils dépensent 2 698 € par an de carburant, pour un revenu disponible moyen de 24 833 €.
En zone rurale, 13,5 % des ménages sont dans ce cas, contre 9 % en zone urbaine. Moins d’une personne sur six prend les transports collectifs pour aller travailler. Pour ces ménages, la hausse de l’essence n’est donc pas un sujet de conversation. C’est 1 000 € par an pris sur un budget qui n’a pas de marge.
Ce chiffre est à mettre en face de mon calculateur d’inflation, qui montre ce que la hausse des prix retire à ton pouvoir d’achat. Le carburant n’est pas un poste comme les autres. Il se paie chaque semaine, et il ne se reporte pas.
Hausse de l’essence : ce qui fait baisser la facture, et ce qui ne marche pas
Je classe les leviers par euros gagnés par mois, pour la voiture moyenne du tableau : 63 litres par mois, 11 600 km par an. Les gestes de conduite sont détaillés dans mon article sur les dix façons d’économiser du carburant. Je ne les répète donc pas ici, je les chiffre.
Choisir sa station : jusqu’à 21 € par mois
J’ai traité le flux officiel des prix de toutes les stations françaises le 15 septembre 2026. C’est le fichier public qui alimente prix-carburants.gouv.fr. Sur 6 526 stations-service qui vendaient du SP95-E10 avec un prix mis à jour dans la semaine, 10 % le vendaient à 1,99 € ou moins. Et 10 % le vendaient à 2,26 € ou plus. La médiane, elle, était à 2,15 €. Entre une station du premier groupe et une du second, l’écart est de 27 centimes. Pour 79 litres par mois, cela fait donc 21 €. Pour 63 litres, l’écart fait 17 €.
Sur autoroute, la médiane montait à 2,23 €, contre 2,15 € hors autoroute. Sur le gazole, l’écart entre les 10 % les moins chers et les 10 % les plus chers était de 18 centimes. Le comparateur officiel donne ces prix station par station, gratuitement, sur ton trajet.
L’E85, si ta voiture l’accepte : 70 € par mois
Le superéthanol E85 contient 60 à 85 % d’éthanol. Il valait 0,8649 € le litre la semaine du 11 septembre 2026, contre 2,11 € pour le SP95-E10. Il a pris 15 centimes en un an, contre 42 pour l’essence. Son accise est de 11,83 centimes au lieu de 67,02.
Il fait en revanche consommer plus, jusqu’à 36 % de volume en plus à sa teneur maximale en alcool. Je prends ce pire cas. Aux 100 km, par exemple, une voiture à 6,5 litres d’E10 dépense 13,71 €. En E85, elle brûle 8,84 litres, donc 7,65 €. L’écart est donc de 6 € aux 100 km. Sur 14 506 km par an, cela fait 880 € par an, soit plus de 70 € par mois. Le boîtier de conversion homologué coûte entre 700 et 1 600 € posé, selon les tarifs affichés par les installateurs en 2026. À 1 000 €, il est ainsi remboursé en quatorze mois. Les conditions, la garantie et la carte grise sont dans mon article sur le sans plomb 95 ou 98, qui traite aussi l’E85.
Rouler moins vite : 15 à 25 € par mois
Rouler à 110 km/h au lieu de 130 sur autoroute réduit la consommation de 17 à 23 % selon l’ADEME, l’Agence de la transition écologique. Cela ne vaut donc que sur les trajets d’autoroute. Si un tiers de tes kilomètres se font à 130, ce seul geste baisse ta facture de 6 à 8 %. Pour 133 € par mois, c’est 8 à 10 €. Ajoute ensuite la souplesse en ville et la pression des pneus, et tu approches 15 à 25 € par mois. C’est d’ailleurs le seul levier qui ne coûte rien et qui marche sur toutes les voitures.
Les aides qui existent, avec leurs dates
L’indemnité carburant pour les travailleurs grands rouleurs vaut 100 €, une seule fois, par véhicule déclaré. Elle vient du décret 2026-333 du 30 avril 2026. Le guichet, ouvert le 27 mai, a ensuite été prolongé jusqu’au 30 septembre 2026. Il y a trois conditions. Tu travailles. Tu fais au moins 15 km par trajet domicile-travail, ou 8 000 km par an pour ton activité. Ton revenu fiscal de référence 2024 est inférieur ou égal à 16 880 € par part. Le revenu fiscal de référence figure sur ton avis d’imposition de 2025. Les voitures électriques et les véhicules de fonction sont en revanche exclus.
La demande se fait sur impots.gouv.fr, avec ta plaque et ton numéro de carte grise. Le versement arrive ensuite sous dix jours environ. Cent euros, c’est un mois de hausse pour un gros rouleur. C’est peu, mais tu le perds si tu ne le demandes pas.
Ton employeur peut aussi te verser une prime de transport pour tes frais de carburant. Elle est facultative. Cette prime est exonérée d’impôt et de cotisations jusqu’à 300 € par an pour une voiture thermique, 600 € pour une électrique, selon service-public.fr. Elle se demande, car elle ne tombe pas toute seule. Enfin, si tes trajets domicile-travail sont longs, la déduction des frais réels peut dépasser l’abattement de 10 % sur ton impôt. Le calcul est dans mon article sur comment payer moins d’impôts.
Ce qui ne marche pas
Le SP98 à la place du 95 ne fait rien gagner, car il coûte 6 centimes de plus par litre la semaine du 11 septembre. Les additifs et les gadgets vendus pour réduire la consommation n’ont jamais prouvé un effet mesurable. Ces deux pièges sont détaillés dans mon article sur les arnaques à la pompe. Faire le plein à moitié pour rouler plus léger économise quelques centilitres aux 100 km, pas de quoi compter. Et attendre une baisse du baril ne défait pas la hausse de l’essence tant que le raffinage reste tendu.
Pour les automobilistes, le carburant est la dépense la plus visible de la voiture. Ce n’est pourtant pas la plus lourde. L’assurance, la décote et l’entretien pèsent davantage, et ils se négocient. J’ai réuni ces leviers dans un manuel.
Le budget d’une famille face à la hausse de l’essence
Prends une famille avec deux voitures. La première est une essence qui fait 8 000 km par an pour les courses et l’école. La seconde est un diesel qui fait 25 000 km par an pour le travail. La première coûte 84 € par mois, la seconde 263 €, d’après le tableau des profils. Le carburant pèse 347 € par mois, soit 4 160 € par an. Un an plus tôt, la même famille payait 252 € par mois. La hausse des prix de l’essence lui coûte donc 95 € par mois, soit 1 135 € par an. Pour un ménage à 2 500 € de revenu mensuel, c’est 3,8 % du revenu qui part sans aucune décision de sa part.
Trois leviers redonnent une bonne part de cette somme. Une station 27 centimes moins chère sur le trajet domicile-travail rend jusqu’à 40 € par mois sur les 155 litres des deux voitures. L’E85 sur l’essence, si elle l’accepte, rend 40 €. Rouler à 110 sur les trajets d’autoroute du diesel rend 15 à 20 €. Le total approche donc 95 €, avant l’aide de 100 € si la famille y a droit. La hausse de l’essence n’est pas effacée, mais elle est compensée cette année. C’est ce que fait un frugaliste devant une hausse de l’essence qu’il ne contrôle pas : il mesure d’abord, puis il agit sur ce qui dépend de lui.
Action à réaliser
- Tout de suite, 5 minutes : note ta consommation réelle sur l’ordinateur de bord, puis ton kilométrage annuel sur ta dernière facture d’entretien. Multiplie les litres par mois par 2,11 € en essence ou 2,29 € en gazole. C’est ta ligne carburant.
- Avant le 30 septembre 2026 : vérifie les trois conditions de l’aide grands rouleurs. Si tu les remplis, fais la demande des 100 € sur impots.gouv.fr. Il faut ta plaque et ton numéro de carte grise.
- Vérification : sur le prochain mois, le total de tes tickets de carburant divisé par tes litres doit être sous 2,05 € en E10. Si tu paies plus, tu ne fais pas le plein au bon endroit.
Le prompt pour chiffrer ta hausse et tes leviers
Colle ce prompt dans ton IA pour chiffrer ta hausse et tes leviers :
Questions fréquentes sur la hausse de l’essence
Pourquoi le gazole a-t-il monté plus vite que l'essence en 2026 ?
À cause du raffinage, pas des taxes. L'accise sur le gazole, 60,75 centimes par litre, est la même qu'en 2025. Le brut a pris 22 centimes par litre pour les deux carburants. Mais le gazole est le produit dont le monde manque le plus depuis les frappes sur les installations du Golfe et l'arrêt de raffineries russes. Son prix de raffinage et de distribution a pris 35 centimes en un an, contre 13 pour le SP95-E10. Le gazole a donc pris 68 centimes, et l'essence 42.
Quelle part de l'État dans un litre d'essence en septembre 2026 ?
48 %, soit 1,02 € sur un litre de SP95-E10 à 2,11 €. Le détail : 67,02 centimes d'accise, un montant fixe par litre, et 35 centimes de TVA à 20 % calculée sur tout, accise comprise. Un an plus tôt, cette part était de 56 %. Elle a baissé parce que l'accise ne bouge pas quand le prix monte. Seule la TVA suit la hausse, et elle a rapporté 7 centimes de plus par litre.
Combien coûte la hausse de l'essence par mois à un ménage ?
Entre 17 et 86 € par mois selon le kilométrage et le carburant. Une voiture essence qui roule 11 600 km par an, la moyenne française, et consomme 6,5 litres aux 100 km brûle 63 litres par mois. À 2,11 € au lieu de 1,69 €, cela fait 26 € de plus par mois, soit 315 € par an. Un ménage surexposé au sens de l'INSEE roule 27 458 km par an. En diesel, il paie 86 € de plus par mois, donc plus de 1 000 € par an.
L'aide carburant de 100 € existe-t-elle encore en 2026 ?
Oui, jusqu'au 30 septembre 2026. C'est l'indemnité carburant pour les travailleurs grands rouleurs, créée par le décret 2026-333 du 30 avril 2026. Elle vaut 100 € une seule fois, par véhicule déclaré. Il faut travailler et faire au moins 15 km par trajet domicile-travail, ou 8 000 km par an pour son activité. Le revenu fiscal de référence 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 € par part. La demande se fait sur impots.gouv.fr et le versement arrive sous dix jours environ.
Faut-il attendre que le baril baisse pour que l'essence baisse ?
Non, la preuve est dans les relevés de 2026. Entre avril et juillet, le Brent est passé de 117 à 84 dollars, soit 28 % de baisse. Sur la même période, le gazole à la pompe n'a perdu que 8 %, de 2,24 à 2,05 € le litre. La marge de raffinage a absorbé la différence : elle est passée de 19 à 37 dollars par baril. Le brut n'est plus le seul poste qui fixe le prix, donc sa baisse ne garantit rien.
Les prix de cet article sont les moyennes hebdomadaires du ministère de la Transition écologique pour les semaines du 12 septembre 2025 et du 11 septembre 2026. La part du brut est un calcul. Il prend le Brent moyen des séances du 7 au 9 septembre 2026, le taux de change de la BCE du 11 septembre, et 159 litres par baril. Le reste du prix hors taxes est attribué au raffinage et à la distribution. Les consommations de 6, 6,5 et 5,5 litres aux 100 km sont mes hypothèses, pas des mesures. Les prix bougent chaque semaine et les aides changent à chaque loi de finances : vérifie les conditions sur impots.gouv.fr avant de compter sur un versement. Je ne suis ni conseiller fiscal ni économiste de l'énergie, cet article est pédagogique et ne remplace pas un conseil personnalisé.