Calculatrice d'intérêts composés
Simule l'effet boule de neige sur ton épargne — capital, versement mensuel, rendement et durée. Règle des 72 incluse.
Outil gratuit, sans inscription, mis à jour avec les données mensuelles IPC 2024-2025.
Combien 1 000 € placé en janvier 1990 pèserait en décembre 2025, selon la stratégie.
| Stratégie | Valeur | / an | vs inflation |
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Performances passées indicatives, hors fiscalité et frais. CAC 40 GR brut (dividendes réinvestis). Livret A capitalisé aux taux moyens annuels Banque de France. Or au cours LBMA. Indice Notaires-INSEE pour Paris (hors loyers, frais et fiscalité).
L'inflation, c'est la hausse des prix générale et durable des biens et services. Quand le taux d'inflation est positif, votre argent voit son pouvoir d'achat diminuer mécaniquement et son argent perd de la valeur au fil du temps : avec 1 000 € en 1990, vous achetiez l'équivalent de ~550 € en 2025. C'est l'érosion du pouvoir d'achat, l'impact de l'inflation sur l'épargne dormante. Au-delà du nominal, les variations et fluctuations annuelles dictent la valeur actuelle de chaque euro placé. L'inflation moyenne en France depuis 1990 ressort autour de 1,7 % par an, mais les pics récents — 2021 à +1,6 %, 2022 à +5,2 %, 2023 à +4,9 % — ont brutalement révélé l'impact de l'inflation sur les ménages les plus exposés. Si votre salaire n'a pas suivi cette évolution des prix, vous avez perdu en pouvoir d'achat sans toucher à votre compte. Cette calculatrice utilise l'indice des prix à la consommation (IPC) publié par l'INSEE — l'indicateur officiel — et un indice alternatif "frugaliste" qui pondère le panier selon votre profil réel.
Ce simulateur d'inflation fonctionne en temps réel : vous entrez une somme, une date de départ, une date d'arrivée — l'estimation de la valeur actuelle du pouvoir d'achat s'affiche instantanément. Pour simuler un autre scénario, ajustez les paramètres : aucun bouton « calculer » à actionner. Vous pouvez aussi utiliser l'outil pour faire le chemin inverse — connaître le montant équivalent aujourd'hui pour un pouvoir d'achat donné dans le passé. Cette logique s'applique aussi bien à un placement dormant qu'à un loyer, un salaire ou le prix d'un produit du quotidien.
Les calculs sont simples en apparence : Valeur réelle = Somme initiale × (IPC année départ / IPC année arrivée). À l'inverse, le montant nécessaire pour préserver votre pouvoir d'achat se calcule par Somme initiale × (IPC arrivée / IPC départ). L'INSEE publie l'IPC mensuel depuis 1990 en base 100 = 2015, et son historique remonte depuis 1901. Pour les données mensuelles 2024-2025, la calculatrice utilise les valeurs publiées directement ; pour les années antérieures, elle interpole les moyennes annuelles. Les conversions de devises francs → euros utilisent la parité fixe arrêtée le 31 décembre 1998 (entrée en vigueur en janvier 2002) : 1 € = 6,55957 F. Eurostat publie un indice harmonisé (IPCH) qui permet de comparer la France à ses voisins européens.
L'IPC officiel pondère le panier de l'INSEE selon les dépenses moyennes des ménages français : ~17 % produits alimentaires et alimentation, 14 % transports, 8 % énergie (dont produits pétroliers), 8 % logement, 36 % services, 17 % autres biens et services. Ces poids ne reflètent pas la réalité d'un ménage modeste — ouvrier ou employé — dont le budget est plus exposé aux postes contraints. Quand l'énergie a flambé de +39 % en 2022, l'IPC officiel n'a affiché que +5,2 % d'inflation annuelle parce que l'énergie ne pèse que 8 % du panier moyen. Pour un foyer qui y consacre 12 % à 15 %, l'inflation ressentie était plus proche de +7 % à +8 % : le même montant ne permet d'acheter que 92 % des nombreux biens qu'il achetait l'année précédente. L'historique récent (2021-2024) illustre parfaitement cet écart entre inflation moyenne officielle et hausses ciblées sur les postes contraints — évolution des prix brutale qu'un simulateur inflation classique masque.
Le mode indice Frugaliste vous permet de mesurer cet écart en ajustant les pondérations. Par défaut, la calculatrice utilise un profil "ménage modeste" (25 % alimentation, 12 % énergie, 25 % logement, 12 % transports, 16 % services, 10 % biens), mais vous pouvez tout déplacer selon votre situation.
Connaître la perte de pouvoir d'achat est utile, mais incomplet. La vraie question : qu'aurait fait votre argent s'il avait été placé au lieu de dormir ? La calculatrice compare huit trajectoires sur la même période :
Un investisseur français qui achète un ETF sur le S&P 500 ou le MSCI World (CW8, SP5L, EWLD…) **subit** mécaniquement les variations EUR/USD. Quand le dollar monte (1 € = 0,90 USD en 2001), votre placement en dollars vaut plus en euros. Quand le dollar baisse (1 € = 1,47 USD en 2008), c'est l'inverse. La calculatrice intègre ces variations historiques pour donner la **performance réellement ressentie en euros**, pas la performance "pure" en dollars qui n'arrive jamais dans votre poche. Les versions "EUR-hedged" existent (souvent 0,10-0,30 % de frais en plus) mais représentent une minorité des ETF populaires en France.
En valeurs nominales, tous les actifs investis paraissent gagnants sur 35 ans. Mais une partie de cette hausse n'est qu'un rattrapage de l'inflation — ce n'est pas un vrai gain de pouvoir d'achat. Le bouton Valeurs déflatées retire l'effet de l'inflation et exprime toutes les sommes en euros constants de l'année de départ. Dans ce mode, la ligne du seuil d'inflation devient plate au montant initial : tout ce qui est au-dessus est un gain réel, tout ce qui est en dessous est une perte réelle. C'est la vraie mesure d'un investissement.
La règle de base : ne pas laisser dormir sur un compte courant ou un livret faiblement rémunéré au-delà du nécessaire (3 à 6 mois de charges fixes pour l'épargne de précaution). Sur tout le reste, l'arbitrage entre rendement réel et risque dépend de votre horizon et de votre tolérance. Un excès de cash peut entraîner une perte en capital réelle sans même que le solde du compte ne baisse — c'est le piège classique de l'inflation sur la durée. Côté obligations, les rendements obligataires nominaux paraissent rassurants mais ne battent pas toujours l'inflation post-impôts. Face à la hausse des prix des biens et services, seuls les actifs réels (actions, immobilier, or) tendent à protéger durablement le pouvoir d'achat. Pour aller plus loin, voir notre guide sur l'inflation et ses causes structurelles 2026, et notre calculatrice d'intérêts composés pour modéliser une stratégie de capitalisation long terme. Sur les choix de support (PEA, assurance-vie, CTO), l'enveloppe fiscale compte autant que le sous-jacent.
Selon l'IPC INSEE, 1 000 € de janvier 1990 valent ~550 € de décembre 2025, soit une perte de pouvoir d'achat d'environ 45 %. Autrement dit, il faudrait détenir ~1 820 € aujourd'hui pour acheter ce que 1 000 € permettaient d'acheter en 1990. L'érosion annuelle moyenne est d'environ 1,7 %.
L'INSEE relève chaque mois ~390 000 prix sur ~33 000 points de vente couvrant ~1 100 familles de produits. Chaque prix est pondéré selon sa part dans la consommation moyenne des ménages français (Enquête Budget de Famille). L'IPC d'ensemble est la moyenne pondérée des évolutions de chaque famille. La base 100 est calée sur 2015.
Trois raisons. D'abord, le panier officiel correspond au ménage moyen ; un ménage modeste consacre une part beaucoup plus importante de son budget aux postes contraints (alimentation, énergie, logement), qui ont monté plus vite. Ensuite, les "effets qualité" : si un produit s'améliore (smartphone plus puissant à prix constant), l'INSEE considère que c'est une baisse de prix qualité-ajustée, ce que le consommateur ne ressent pas. Enfin, biais d'attention : on remarque les hausses de prix d'achats fréquents (pain, essence) plus que les baisses sur des achats rares (électronique, billets d'avion). L'indice frugaliste de cette calculatrice corrige le premier biais.
Deux étapes. D'abord, conversion des francs en euros à la parité fixe arrêtée le 31 décembre 1998 : 1 € = 6,55957 F. Par exemple, 10 000 F = 1 524,49 €. Ensuite, application du facteur d'inflation entre l'année de départ et aujourd'hui. La calculatrice fait les deux étapes automatiquement lorsque vous sélectionnez "Francs → Euros" et une année antérieure à 2002.
Oui, largement, à condition de retenir le CAC 40 GR (Gross Return), qui inclut le réinvestissement des dividendes. L'indice nu (sans dividendes) sous-performe car les sociétés du CAC 40 distribuent ~3 % de dividendes annuels en moyenne. Sur 1990-2025, le CAC 40 GR a multiplié sa valeur par ~10× en nominal — face à une inflation cumulée de +82 %, le gain réel reste très significatif. Mais attention : ces performances sont brutes de frais de gestion (0,1 à 0,4 % par an pour un ETF) et de fiscalité (PFU 31,4 %, ou cadres défiscalisés via PEA après 5 ans).
Sur très longue période (50+ ans), oui : l'or conserve grosso modo son pouvoir d'achat. Sur 10-20 ans, c'est beaucoup plus volatile. Entre 1980 et 2000, l'or a perdu en termes réels ; entre 2000 et 2011, il a triplé en pouvoir d'achat ; depuis 2011, il a sous-performé puis dépassé l'inflation à nouveau en 2024-2025. L'or se comporte mieux en cas de défiance contre la monnaie ou en période de taux réels négatifs. Il est inerte (zéro rendement, zéro dividende), donc à considérer comme une assurance plutôt qu'un investissement productif.