Combien touche un aidant familial par mois : barème 2026
Combien touche un aidant familial par mois en 2026 : barème PCH revu au 1er juin (jusqu’à 1 269,83 €), APA, AJPA et coût réel en retraite pour les aidants.

Illustration générée
Sommaire et méthode
Dans cet article
L'essentiel
Combien touche un aidant familial par mois ? Entre zéro et 1 269,83 €, ou 1 523,80 € dans le cas majoré, et la majorité des gens sont bien plus près de zéro que du plafond. Au 1er juin 2026, la prestation de compensation du handicap (PCH) verse 4,93 € de l’heure à celui qui aide un proche, ou 7,39 € s’il a cessé ou réduit son activité professionnelle. Le montant dépend du nombre d’heures d’aide humaine inscrites au plan de compensation, pas de ton dévouement.
La République propose 4,93 € de l’heure à quelqu’un qui s’occupe de son père tout en gardant son travail. Le SMIC horaire brut est monté à 12,31 € le 1er juin 2026. Fais la division : 40 %. Et si tu quittes ton emploi pour tenir la maison, le tarif passe à 7,39 €, soit 60 % du SMIC brut. Plus tu réduis ton activité, moins l’écart se comble. Deuxième mauvaise nouvelle : le chiffre que te sert la moitié du web sur ce sujet est faux depuis le 1er juin.
Combien touche un aidant familial par mois : le barème au 1er juin 2026
Il y a eu deux tables de tarifs PCH en 2026. Celle du 1er janvier, et celle du 1er juin, publiée par la Direction générale de la cohésion sociale et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Les contenus les mieux classés servent encore 4,78 €, 7,16 € et 1 231,15 € en les présentant comme les montants 2026. Certains servent même les tarifs 2025. Voici la seule table qui fait foi devant ta maison départementale des personnes handicapées (MDPH) aujourd’hui.
| Ligne du barème PCH | Montant au 1er juin 2026 | Base de calcul officielle |
|---|---|---|
| Proche dédommagé | 4,93 €/h | 50 % du salaire minimum horaire net des emplois familiaux |
| Dédommagé après cessation ou réduction d’activité | 7,39 €/h | 75 % de la même base |
| Plafond mensuel | 1 269,83 € | 85 % du salaire minimum mensuel net, base 35 h |
| Plafond mensuel majoré | 1 523,80 € | majoration de 20 % du plafond ci-dessus |
| Emploi direct par le bénéficiaire | 19,92 €/h | tarif de solvabilisation de l’employeur |
Les grilles recopiées passent deux précisions sous silence. La fiche service-public mise à jour le 1er juillet 2026 écrit 7,40 € au lieu de 7,39 € : c’est un écart d’arrondi, la table DGCS reste la référence des maisons départementales. Et le plafond majoré ne s’attrape pas en réduisant son activité : l’arrêté du 28 décembre 2005 fixant les tarifs de l’aide humaine réserve la majoration de 20 % à l’aidant qui n’exerce aucune activité professionnelle, et seulement si l’état de la personne aidée exige à la fois une aide totale pour la plupart des actes essentiels et une présence constante ou quasi constante. Les deux conditions se cumulent, et elles se réunissent rarement. Écarte donc ce plafond de ton calcul tant que ta maison départementale ne l’a pas écrit noir sur blanc.
Un détail technique pèse plus qu’il n’y paraît, et personne ne l’explique. La table DGCS calcule le tarif sur le salaire minimum horaire net des emplois familiaux, une notion rattachée à la convention collective des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile. Ce salaire horaire minimum n’est pas le SMIC, il suit son propre calendrier. La version du 1er juin 2026 intègre le relèvement du SMIC et l’arrêté du 4 mai 2026 qui étend des avenants à cette convention. Le barème a donc bougé deux fois en 2026, et il rebougera au prochain avenant.
Surtout, le plafond n’est pas un montant garanti. 1 269,83 € suppose un plan de compensation très lourd. Ton dédommagement réel, c’est le nombre d’heures accordées multiplié par le tarif, point final.
Copie ce prompt dans ton outil d’IA pour chiffrer ta situation avant d’aller voir qui que ce soit.
Les quatre voies pour rémunérer un aidant familial, et ce qu’elles rapportent
La France n’a toujours pas créé de statut d’aidant familial unifié. Une proposition de loi vise à l’inscrire dans le code de l’action sociale et des familles, elle n’est pas adoptée au 26 juillet 2026. Ce que tu as à la place, c’est un empilement de quatre dispositifs, avec chacun son payeur et ses interdits.
Le code réserve ce rôle à qui accepte d’accompagner un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap sans le faire à titre professionnel. Le texte vise l’époux, le concubin, le partenaire de PACS, mais aussi les ascendants, les descendants et les collatéraux jusqu’au quatrième degré. Autrement dit, s’occuper d’un proche ouvre une aide financière à un cercle bien plus large que la famille au sens strict.
- Le dédommagement PCH. La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) accorde des heures d’aide humaine, le conseil départemental finance, la personne aidée encaisse et te reverse 4,93 € ou 7,39 € de l’heure. Tu restes un intervenant non professionnel, sans contrat.
- Le salariat par la personne aidée. Elle t’embauche, te déclare au chèque emploi service universel, et te remet un bulletin de salaire. Le tarif PCH emploi direct de 19,92 € de l’heure sert à couvrir ce que lui coûte le poste, pas à fixer ton net.
- L’AJPA. Cette allocation journalière est versée par la CAF ou la MSA, à 66,64 € par jour depuis le 1er janvier 2026, 33,32 € la demi-journée, pendant 66 jours par personne aidée, quatre personnes maximum sur toute la carrière.
- Aucun dispositif. C’est la voie la plus fréquente. Le congé de proche aidant n’est pas payé par ta boîte, et tu peux le prendre trois mois renouvelables, dans la limite d’un an sur ta carrière.
Le compte n’y est pas sur ce dernier point. Le congé court sur un an, l’AJPA n’en indemnise que trois mois, et le reste tombe à ta charge. Et pendant cette fenêtre, tu dois renoncer au dédommagement, puisque l’article L. 168-10 du code de la sécurité sociale interdit le cumul. La requête salaire aidant familial renvoie des grilles qui ignorent ce détail à quatre chiffres.
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) fonctionne sur le même schéma pour les personnes âgées en perte d’autonomie : elle est décidée et financée par le département, versée au bénéficiaire, qui l’emploie pour payer une aide à domicile ou un proche selon les règles de son plan. Vérifie les conditions de l’APA auprès de ton département : elles ne recouvrent pas exactement celles de la PCH.
Le jour où le maintien à domicile s’arrête et où ton parent entre en établissement, tu changes de barème et de logique : le calcul de la part des descendants relève alors de l’obligation alimentaire, et cette facture-là se réclame devant un juge.
Dédommagement PCH ou salarier son proche : le comparatif honnête
La question revient tout le temps sur les forums d’aidants : vaut-il mieux être dédommagé ou salarié ? Le salaire d’un aidant familial employé par son proche est plus élevé et ouvre de vrais droits sociaux. Encore faut-il y avoir accès.
| Critère | Dédommagement PCH | Aidant familial salarié |
|---|---|---|
| Nature | compensation financière | contrat de travail réel |
| Montant | 4,93 ou 7,39 €/h, plafond 1 269,83 € | fixé par le contrat, tarif PCH emploi direct 19,92 €/h |
| Cotisations | aucune | régime général, chômage, complémentaire |
| Impôt sur le revenu | exonéré | imposable en traitements et salaires |
L’article L. 245-12 du CASF pose seulement le principe et renvoie à un décret. C’est l’article D. 245-8 du même code qui verrouille l’accès au salariat. La personne en situation de handicap ne peut pas salarier son conjoint, son concubin, son partenaire de PACS, ni un obligé alimentaire du premier degré, donc ni ses parents ni ses enfants. Cela exclut l’immense majorité des situations réelles.
Le même article D. 245-8 prévoit une exception, et elle est décisive. Quand l’état de la personne exige à la fois une aide totale pour la plupart des actes essentiels et une présence constante ou quasi constante, elle peut alors employer son époux ou un obligé alimentaire du premier degré. Pour les autres membres de la famille, le salariat reste ouvert sous certaines conditions : ne pas avoir liquidé ses droits à la retraite, et avoir cessé ou réduit son activité professionnelle.
La rémunération des aidants familiaux ne récompense pas un engagement, elle solvabilise un plan d’aide. Le mot dédommagement est choisi exprès : le dispositif indemnise l’aide familiale que tu apportes, il ne paie pas ton travail. La conséquence tombe direct : zéro cotisation vieillesse, zéro droit au chômage, zéro complémentaire.
Un aidant salarié touche davantage parce qu’il coûte des cotisations, et ces cotisations ouvrent des droits. Devenir aidant familial salarié protège mieux, quand l’accès est ouvert : un salaire en tant qu’aidant familial construit ta retraite et reste imposable, le dédommagement ne construit rien et sort exonéré. Vérifie donc en premier si ton proche a le droit de te salarier, parce que l’article D. 245-8 le lui interdit dans la plupart des situations.
Le calcul net de l’aidance : dédommagement moins salaire perdu moins trimestres
Voilà le calcul que personne ne pose avant de dire oui. J’appelle ça le calcul net de l’aidance, et il tient en quatre lignes.
- Ce que tu encaisses : heures accordées multipliées par 4,93 ou 7,39 €, plafonné à 1 269,83 € par mois.
- Moins le revenu net que tu abandonnes, temps partiel ou démission comprise.
- Moins la valeur des trimestres et des points de complémentaire que tu ne construis plus.
- Moins la capacité d’emprunt que tu perds, parce qu’aucune banque ne considère un dédommagement comme un revenu stable.
Mets des chiffres dessus. Un plan de compensation qui accorde 20 heures d’aide humaine par semaine, ça fait 86 heures par mois une fois lissé sur l’année. Au tarif de 4,93 €, tu encaisses 423,98 € par mois, très loin du plafond de 1 269,83 €. Si tu passes à mi-temps pour tenir, le tarif monte à 7,39 € et ton dédommagement à 635,54 €, soit 211,56 € de plus. Avec 1 800 € net à plein temps, tu abandonnes 900 € de revenu pour en récupérer 211,56 €, et ton mois se solde à moins 688,44 €.
Applique la grille du coût réel d’un achat en heures de vie, mais à l’envers. Là-bas, tu convertis un prix en heures de travail déjà données. Ici, tu vends des heures de ta vie contre un tarif administré, et il faut connaître le prix de l’heure avant de signer. Un plein temps d’aide à 7,39 €, plafonné, ramené aux heures réellement passées, descend souvent sous le tarif horaire d’un job étudiant. Ce n’est pas une raison de refuser. C’est une raison de le savoir.
La question n’est pas de savoir si l’aidant familial peut tenir financièrement, c’est de savoir combien de temps. Trois ans, ça s’absorbe. Dix ans, ça change une trajectoire patrimoniale entière. Pose ton horizon en années avant de poser ton dossier à ta MDPH, et compte le délai officiel : la CDAPH dispose de quatre mois pour répondre à une demande de PCH, et son silence au-delà vaut décision implicite de rejet.
Aidant familial sans emploi : de quoi tu vis, et ce qui se cumule
Sans salaire, le budget se reconstruit sur des sources qui ne s’additionnent pas toutes. La bonne nouvelle d’abord, parce que l’ignorer fait renoncer des milliers de gens à leurs droits : depuis le décret du 4 novembre 2020, le dédommagement, la PCH et l’AJPA sont exclus des ressources retenues pour le calcul du RSA et de la prime d’activité. Tu peux donc percevoir un dédommagement et rester au RSA.
La mauvaise, tu la connais déjà : l’allocation journalière du proche aidant ne se cumule ni avec le dédommagement, ni avec les indemnités des demandeurs d’emploi, ni avec la PreParE, ni avec le complément d’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Le texte liste dix prestations incompatibles. Plusieurs sites de conseil écrivent l’inverse en expliquant que le dédommagement n’est pas un salaire. Le code de la sécurité sociale, lui, ne discute pas.
La fiche service-public sur le congé de proche aidant, vérifiée le 15 juin 2026, plafonne l’AJPA à 22 jours par mois, en plus des 66 journées par personne aidée et des 264 jours sur toute la carrière. Trois compteurs se superposent donc, et c’est le plus contraignant des trois qui commande ton budget. Fais confirmer ton décompte par ta caisse avant de bâtir quoi que ce soit dessus.
Pour la vue d’ensemble des dispositifs auxquels tu peux prétendre pendant cette période, les aides sociales activables méritent un inventaire complet. Et si le budget descend très bas, la mécanique concrète est détaillée dans mon article sur vivre avec 800 € par mois.
Le trou de retraite des aidants familiaux, et comment le limiter
C’est le poste le plus cher, et le plus invisible. Le dédommagement ne cotise rien. Ce n’est pas un salaire, il n’y a aucune cotisation vieillesse dessus. Tu ne valides aucun trimestre et rien ne remonte à ton relevé de carrière.
Les trimestres viennent d’un dispositif séparé, l’assurance vieillesse des aidants (AVA), créée le 1er septembre 2023 par la réforme des retraites et pilotée par ta caisse d’allocations familiales. Elle a remplacé l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) pour les aidants, et elle a élargi le public : depuis cette date, l’obligation de cohabitation et celle du lien familial ont sauté, un tiers proche et régulier peut être affilié. Les cotisations sont intégralement prises en charge par la caisse, sur une assiette forfaitaire calée sur le SMIC.
Deux limites tuent l’intérêt du dispositif. D’abord, une assiette au niveau du SMIC tire ton salaire annuel moyen vers le bas si tu gagnais davantage. Ensuite, la circulaire de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) du 14 octobre 2024 l’écrit noir sur blanc : il n’y a pas de cotisations pour la retraite complémentaire. Tu ne construis aucun point Agirc-Arrco, jamais. Un cadre qui s’arrête cinq ans perd cinq ans de complémentaire, définitivement.
Troisième limite : les trimestres d’AVA et d’AVPF ne comptent dans la durée cotisée ouvrant droit à la majoration du minimum contributif que dans la limite de 24 trimestres sur toute une carrière. Six ans, et c’est fini.
Reste le piège qui coûte le plus cher. Pour un aidant d’adulte handicapé, l’affiliation n’est pas automatique. Elle se demande, avec le Cerfa 14104*01 déposé à ta caisse. Personne ne le fera à ta place, et la découverte se fait généralement vingt ans plus tard, au guichet de la retraite. Pour l’AVA au titre du congé, un téléservice existe sur service-public.
Sortir de l’aidance : reprendre un travail après 3, 5 ou 10 ans
Le retour est la partie que personne ne prépare. Si tu as pris un congé de proche aidant auprès de ton employeur, ton contrat était suspendu, pas rompu : tu retrouves ton emploi ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente, et la durée du congé compte intégralement dans ton ancienneté. C’est la voie la plus protectrice, et elle plafonne à un an.
Au-delà, tu n’es plus salarié, tu es un candidat avec un trou dans le CV et pas de droits au chômage rechargés. Trois leviers limitent la casse.
- Négocie le fractionnement du congé ou son passage à temps de travail partiel plutôt que l’arrêt sec. Ta direction doit donner son accord, mais un mi-temps qui dure vaut mieux qu’une démission.
- Garde une activité rémunérée, même minuscule. Le dédommagement à 4,93 € te laisse le droit de continuer à travailler, et c’est ce qui maintient tes droits sociaux vivants.
- Prépare le financement de la période à vide comme tu préparerais une préretraite. La méthode est la même que pour financer les années de pont avant la retraite, et l’ordre de grandeur du capital nécessaire se calcule comme pour une retraite anticipée.
France Travail et Cap emploi accompagnent ce retour gratuitement, et un bilan de compétences se finance avec ton compte personnel de formation. Si tu préfères structurer la reprise toi-même, j’ai monté une formation dessus.
Si tu liquides ta retraite pendant l’aidance, sache que reprendre une activité ensuite obéit à des règles précises, détaillées dans mon article sur le cumul emploi-retraite.
La loi du 12 juin 2026 allonge le congé d’annonce de 5 à 10 jours pour les parents d’enfants gravement malades, renforce la protection contre le licenciement et étend l’aménagement individualisé des horaires. Elle n’augmente ni le barème PCH, ni l’AJPA, et plusieurs de ses mesures attendent encore leurs décrets.
Action à réaliser
Fais ces trois étapes dans cet ordre, cette semaine.
- Chiffre ton solde net avant tout dépôt de dossier. Heures d’aide estimées multipliées par le tarif applicable, moins ton revenu net actuel. Si le solde est très négatif, tu sais déjà que le financement viendra d’ailleurs.
- Demande à ta maison départementale un rendez-vous d’évaluation et fais inscrire le nombre d’heures d’aide humaine réel, pas le nombre poli. Le tarif est fixe, le seul levier, ce sont les heures.
- Dépose le Cerfa 14104*01 d’affiliation à l’assurance vieillesse dès le premier mois si tu aides un adulte handicapé. Aucune démarche rétroactive ne rattrapera les trimestres non demandés.
FAQ
Montant, salaire et fiscalité
Quel est le salaire net d'un aidant familial ?
Il n’y a pas de fiche de paie quand tu es dédommagé. Au 1er juin 2026, la PCH verse 4,93 € de l’heure, ou 7,39 € si tu as cessé ou réduit ton activité, dans la limite de 1 269,83 € par mois. Si tu es employé par ton proche, tu perçois un vrai salaire fixé par le contrat, et le tarif PCH de 19,92 € de l’heure sert à solvabiliser l’employeur, pas à mesurer ton net.
Le dédommagement de l'aidant familial est-il imposable ?
Non. Depuis le 1er janvier 2019, les sommes perçues à titre de dédommagement par un intervenant non salarié sont exonérées d’impôt sur le revenu, au titre du b du 9° ter de l’article 81 du code général des impôts. Tu n’as rien à déclarer. Le régime BNC d’avant 2019 est mort, même s’il circule encore en ligne. En revanche, l’AJPA, elle, est imposable.
Salarier son conjoint, son père ou son enfant avec la PCH, c'est possible ?
Non, sauf dans un cas précis. L’article L. 245-12 du CASF renvoie à un décret, et c’est l’article D. 245-8 du même code qui exclut nommément le conjoint, le concubin, le partenaire de PACS et les obligés alimentaires du premier degré, donc les parents et les enfants. Le même article D. 245-8 prévoit une exception quand l’état de la personne exige à la fois une aide totale pour la plupart des actes essentiels et une présence constante ou quasi constante.
Comment devenir aidant familial rémunéré ?
Rien ne permet de se faire rémunérer directement : tout part du dossier de la personne que tu aides, déposé à la maison départementale. La CDAPH évalue son besoin, fixe un nombre d’heures d’aide humaine, et c’est ce volume qui détermine la rémunération d’un aidant familial. Deux issues ensuite : tu es dédommagé au tarif PCH, ou tu passes salarié si ton lien de parenté l’autorise. Le salaire de l’aidant familial employé est plus élevé, mais l’accès est verrouillé pour les époux, les parents et les enfants.
Cumuls, CAF et retraite
Cumuler l'AJPA et le dédommagement PCH, c'est possible ?
Non. L’article L. 168-10 du code de la sécurité sociale interdit le cumul de cette allocation avec l’élément aide humaine de la prestation de compensation du handicap, donc avec le dédommagement. Plusieurs sites affirment l’inverse, le texte tranche. Le non-cumul vaut aussi avec l’ARE, la PreParE, le complément d’AEEH et les indemnités maladie.
Est-ce la CAF qui paie l'aidant familial ?
Pas pour la PCH. Le dédommagement est décidé par la CDAPH, financé par le département, versé au bénéficiaire, qui te reverse la somme. La caisse ne te verse directement que l’AJPA et l’AJPP, et gère ton affiliation à l’assurance vieillesse.
Faut-il demander l'assurance vieillesse des aidants ou est-elle automatique ?
Pour un aidant d’adulte handicapé, elle se demande. L’affiliation relève de la CAF ou de la MSA et n’est pas automatique dans ce cas : il faut déposer le Cerfa 14104*01. C’est la perte silencieuse la plus fréquente du sujet, découverte des années plus tard au moment de liquider sa retraite.
Le dédommagement fait-il perdre le RSA ou la prime d'activité ?
Non. Depuis le décret du 4 novembre 2020, le dédommagement, la PCH et l’AJPA sont exclus des ressources prises en compte pour le calcul du RSA et de la prime d’activité. Beaucoup renoncent à leurs droits par peur de perdre ces prestations, à tort.
Quel est l'avantage d'être aidant familial ?
Les avantages sont réels, mais défensifs. Le dédommagement échappe à l’impôt sur le revenu depuis 2019. Le RSA et la prime d’activité restent acquis depuis le décret du 4 novembre 2020. L’assurance vieillesse des aidants valide des trimestres de retraite de base. Être rémunéré 4,93 € de l’heure ne remplace pas un salaire, et les aidants familiaux paient cette période en points de complémentaire.
Avertissement : cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil social, ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement. Les montants cités sont ceux du barème DGCS / CNSA en vigueur au 1er juin 2026 et évoluent à chaque revalorisation du SMIC et des conventions du secteur de l'emploi à domicile. L'exonération d'impôt sur le revenu du dédommagement est acquise depuis 2019 ; le traitement CSG et CRDS n'est pas documenté sur source institutionnelle datée, fais-le confirmer. Ta situation individuelle se valide auprès de ta maison départementale, de ton conseil départemental, de ta caisse et de ton centre des impôts, et sur service-public.fr.