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ETF consommation courante : ce que ton PEA achète en réalité

ETF consommation courante en PEA : FOO et COSE comparés. Deux tiers de l'indice hors UE, un quart de tabac et d'alcool, 13 points perdus sur 2025

L'essentiel

ETF consommation courante : un rayon de supermarché, lait, pâtes, pain

Sommaire et méthode

Dans cet article

Un ETF consommation courante est un fonds indiciel coté qui n'achète qu'un morceau du marché : les sociétés qui te vendent à manger, à boire, à te laver et à fumer. Deux compartiments seulement entrent dans un PEA au 31 juillet 2026. FOO couvre l'Europe pour 0,30 % de frais par an. COSE couvre les États-Unis pour 0,50 %. Les deux passent par un contrat d'échange, et aucun des deux n'a suivi le marché européen large en 2025.

Dans le principal ETF consommation courante logeable en PEA, un euro sur quatre de ton exposition suit le cours du tabac, de la bière et du whisky. Deux tiers de son indice sont britanniques ou suisses, donc hors Union européenne. Tu croyais acheter le rayon épicerie de Nestlé, Unilever et Danone. Tu achètes autre chose. J’ai ouvert les deux reportings mensuels des fonds éligibles, arrêtés au 31 juillet 2026, et je te montre ligne par ligne ce qu’il y a dedans.

Ce qu’un ETF consommation courante contient, et ce qu’il ne contient pas

Le mot consommation recouvre en bourse deux familles opposées. Les confondre est l’erreur la plus fréquente, celle qui fait acheter le mauvais fonds.

La différence entre consommation de base et consommation discrétionnaire

Le classement vient de l’Industry Classification Benchmark, la nomenclature sectorielle qu’utilisent les indices STOXX. D’abord, les biens de consommation de base regroupent les produits alimentaires, les boissons, les produits ménagers, l’hygiène, le tabac et la distribution alimentaire. Ensuite, la consommation discrétionnaire, aussi appelée consommation cyclique, couvre l’automobile, le luxe, le voyage, l’habillement et les loisirs.

Le critère n’est donc pas l’utilité, c’est le comportement. Tu achètes du dentifrice même le mois où ton budget se serre. En revanche, tu reportes le remplacement de la voiture. De là vient la réputation défensive du secteur : la demande des consommateurs varie peu, donc le chiffre d’affaires varie peu.

Cette logique est solide, et elle tient dans les récessions. Cependant, elle a une contrepartie que les fiches produit énoncent rarement. Quand la demande ne baisse pas, elle ne monte pas non plus. Autrement dit, un secteur indifférent au cycle économique ne profite pas des reprises.

Un fonds sectoriel se dose, il ne se met pas au centre

Un ETF sectoriel n’est pas un fonds diversifié. Au contraire, il concentre le risque sur un pan de l’économie, comme les deux ETF défense éligibles au PEA le font sur l’armement. Un fonds sectoriel sert de complément, jamais de socle. Les investisseurs qui le prennent pour un fonds large se trompent de produit. Le cœur d’un portefeuille reste donc un indice large, du type de ceux que je compare dans mon guide sur le meilleur ETF MSCI World en PEA.

Par conséquent, une ligne sectorielle se dimensionne en pourcentage du portefeuille, jamais en euros absolus.

Les deux ETF consommation courante éligibles au PEA en 2026

Voici les deux fonds, lus dans leur reporting mensuel officiel. Toutes les données ci-dessous sont donc arrêtées au 31 juillet 2026, même émetteur, même méthodologie de rendement net.

FOO, l’ETF consommation courante européen {#foo}

L’Amundi STOXX Europe 600 Consumer Staples UCITS ETF Acc réplique l’indice STOXX Europe 600 Industry Consumer Staples 30-15. Son univers de départ est le STOXX Europe 600, soit les 600 actions les plus liquides des marchés développés européens. Cet indice plafonne d’ailleurs la première ligne à 30 % et les autres à 15 %.

  • ISIN : LU1834985845
  • Mnémonique : FOO sur Euronext Paris, LFOD sur Xetra
  • Frais de gestion et coûts administratifs : 0,30 % par an
  • Encours du compartiment : 104,76 millions d’euros au 31 juillet 2026
  • Réplication : synthétique, capitalisante
  • Nombre de valeurs de l’indice : 43
  • Première valeur liquidative : 21 juin 2024
  • Part distribuante du même compartiment : DFOP, ISIN LU2082997359, cotée à Francfort (Xetra), mêmes frais et même indice

Le fonds affiche 11,04 % sur un an au 31 juillet 2026, contre 11,37 % pour son indice de référence. L’écart de suivi reste donc faible, avec une tracking error ex-post de 0,14 % sur un an. Sur l’année civile 2025, il a rendu 6,01 %. Enfin, son profil de risque est classé 4 sur 7 par l’émetteur, avec une volatilité de 16,79 % sur un an.

COSE, l’ETF consommation courante américain logé en PEA {#cose}

L’Amundi PEA S&P US Consumer Staples Screened UCITS ETF est en revanche l’exception que peu d’épargnants connaissent : un fonds domicilié en France, exposé à 100 % aux États-Unis, et pourtant logeable dans un plan d’épargne en actions.

  • ISIN : FR001400KE06
  • Mnémonique : COSE sur Euronext Paris
  • Frais de gestion et coûts administratifs : 0,50 % par an
  • Encours : 21,96 millions d’euros au 31 juillet 2026
  • Réplication : synthétique
  • Nombre de valeurs de l’indice : 17
  • Première valeur liquidative : 18 janvier 2024

Deux chiffres méritent ton attention. D’abord l’encours : 21,96 millions d’euros est très peu. Un fonds de cette taille peut être fermé par son émetteur faute de rentabilité. Ensuite la concentration : les dix premières lignes de l’indice pèsent 92,94 %. Mondelez y monte à 22,04 %, Colgate-Palmolive à 18,72 % et Costco à 15,92 %. Autrement dit, tu achètes dix-sept sociétés, pas un secteur.

Les trois lignes mises côte à côte

Le troisième fonds du tableau n’est pas un ETF consommation courante. C’est l’indice large européen, placé là comme point de comparaison. Il porte donc la même date d’arrêté et le même émetteur.

Au 31/07/2026FOOCOSESTOXX Europe 600 (référence)
Nom du fondsAmundi STOXX Europe 600 Consumer StaplesAmundi PEA S&P US Consumer Staples ScreenedAmundi Core STOXX Europe 600 (MEUD)
ISINLU1834985845FR001400KE06LU0908500753
Frais annuels0,30 %0,50 %0,07 %
EnveloppePEAPEACompte-titres, assurance-vie
RéplicationSynthétiqueSynthétiquePhysique
Encours104,76 M€21,96 M€21 058,21 M€
Valeurs de l’indice4317600
Performance 2025 du fonds+6,01 %−13,19 %+20,17 %

Source : reportings mensuels Amundi arrêtés au 31 juillet 2026 pour les trois fonds. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le premier écart est celui des frais. La ligne de référence coûte quatre fois moins cher que FOO, et sept fois moins cher que COSE. Concrètement, sur 10 000 euros, cela fait 7 euros de frais annuels contre 30 et 50 euros. Ce n’est pas dramatique pour autant : c’est le prix de la spécialisation.

Trois choses que la fiche d’un ETF consommation courante ne dit pas

Les données ci-dessous figurent toutes dans le reporting officiel de FOO. Pourtant, je ne les ai lues dans aucun comparatif francophone sur le sujet.

Deux tiers de l’indice européen ne sont ni dans l’Union ni dans l’EEE

Voici la répartition géographique de l’indice au 31 juillet 2026 : Royaume-Uni 41,99 %, Suisse 24,54 %, Pays-Bas 8,40 %, Belgique 7,97 %, France 6,66 %, Norvège 2,11 %, Suède 2,02 %, Irlande 1,79 %, Danemark 1,46 %.

Additionne les deux premières lignes. Le Royaume-Uni et la Suisse pèsent 66,53 % de l’indice. Aucun des deux n’appartient à l’Union européenne, ni même à l’Espace économique européen : le Royaume-Uni en est sorti fin 2020, la Suisse n’y est jamais entrée. Or l’article L221-31 du code monétaire et financier impose au fonds d’employer plus de 75 % de ses actifs en titres de sociétés ayant leur siège dans l’EEE.

La contradiction n’est qu’apparente. Car le fonds ne détient pas les actions de l’indice. Il détient un panier d’actions conforme au quota. Puis il échange la performance de ce panier contre celle de l’indice, auprès d’une contrepartie financière. Ce contrat d’échange est un instrument financier dérivé, et le prospectus le dit noir sur blanc. C’est précisément ce que veut dire réplication synthétique dans le reporting. Ainsi, tu loges dans ton PEA une exposition majoritairement britannique et suisse, en toute légalité, par un contrat.

Un quart de l’indice européen, c’est du tabac et de l’alcool

Ensuite, les dix premières lignes de l’indice pèsent 75,58 %. Les voici, dans l’ordre.

SociétéPoids dans l’indiceActivité
Nestlé22,65 %Alimentation
Unilever12,27 %Hygiène, entretien, alimentation
British American Tobacco11,46 %Tabac
AB InBev7,52 %Bière
Danone4,34 %Alimentation
Diageo4,24 %Spiritueux
Reckitt Benckiser3,91 %Hygiène, entretien
Tesco3,62 %Distribution alimentaire
Ahold Delhaize3,04 %Distribution alimentaire
Imperial Brands2,55 %Tabac

Source : reporting mensuel Amundi de l'ETF FOO, données de l'indice arrêtées au 31 juillet 2026. Les dix lignes ci-dessus cumulent 75,58 % de l'indice, qui en compte 43.

Poids du tabac et de l alcool dans l indice de FOOTabac et alcool 25,77 pour cent. Reste de l indice 74,23 pour cent.Tabac + alcool 25,8 %Reste 74,2 %
Source : reporting mensuel Amundi de l’ETF FOO, données de l’indice arrêtées au 31 juillet 2026. British American Tobacco, AB InBev, Diageo et Imperial Brands totalisent 25,77 %.

Fais la somme des quatre lignes de tabac et d’alcool. British American Tobacco, AB InBev, Diageo et Imperial Brands cumulent 25,77 %. Et ce total ne compte que les dix premières positions. Donc un euro sur quatre de ton exposition suit le cours des cigarettes, de la bière et du whisky. Le fonds ne détient pas ces actions, on l’a vu, mais ta performance dépend des leurs.

Ce n’est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle en soi. C’est en revanche un fait à connaître avant de passer un ordre, surtout si tu comptais sur ce fonds pour la partie tranquille de ton portefeuille. Car le frugalisme consiste à savoir où part chaque euro, y compris ceux qui partent en bourse.

Trois sociétés font près de la moitié de l’indice

Enfin, Nestlé, Unilever et British American Tobacco cumulent 46,38 % de l’indice à elles seules. Nestlé reste sous le plafond méthodologique de 30 %, à 22,65 %.

La conséquence est simple. Un litige ou un avertissement sur résultats chez Nestlé déplace ton fonds entier. Les 43 valeurs de l’indice donnent une impression de diversification que la pondération dément. Sur ce point, COSE fait pire encore, avec 92,94 % concentrés sur dix noms.

Pourquoi l’ETF consommation courante n’a pas défendu en 2025

Passons aux résultats. La comparaison ci-dessous porte sur des indices de rendement net. Ils sont calculés par le même fournisseur, publiés par le même émetteur, et arrêtés à la même date.

L’écart chiffré sur une année civile

Sur l’année 2025, l’indice STOXX Europe 600 Industry Consumer Staples a progressé de 6,34 %. Or sur la même année, l’indice STOXX Europe 600 large a progressé de 19,80 %. L’écart s’établit donc à 13,46 points.

Traduis-le ensuite en euros. Voici ce que devenaient 10 000 euros placés le 31 décembre 2024 sur chacun des trois fonds, en appliquant leur performance nette publiée pour 2025.

  • FOO, à +6,01 % : 10 601 euros
  • COSE, à −13,19 % : 8 681 euros
  • STOXX Europe 600, à +20,17 % : 12 017 euros

Le même exercice, avec un référentiel large. Un ETF World PEA, le CW8, a rendu 6,94 % en euros. L’indice MSCI World, via IWDA, a rendu 7,57 % en euros. L’indice S&P 500 a rendu 16,75 % en dollars.

Performance 2025 FOO, COSE, ETF World, MSCI World, S and P 500En 2025 FOO a rendu 6,01 pour cent, COSE a perdu 13,19 pour cent, CW8 6,94 pour cent, MSCI World 7,57 pour cent, SPX 16,75 pour cent en dollars.+6.0%FOO-13.2%COSE+6.9%CW8+7.6%World+16.8%SPX
FOO et COSE : reportings Amundi, année civile 2025. CW8 (LU1681043599) et iShares MSCI World (IWDA.AS) : cours du 30 décembre 2024 au 30 décembre 2025, Yahoo Finance, en euros. SPX : indice S&P 500 (^GSPC), même période, en dollars. Les devises ne sont pas les mêmes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le fonds européen défensif rapporte donc 1 416 euros de moins. Le fonds américain défensif, 3 336 euros de moins. Ce sont des performances passées, publiées, et elles ne préjugent en rien de la suite. Elles disent cependant une chose vérifiable : cette année-là, le défensif a coûté cher.

Le moment où les hausses de prix se sont arrêtées

L’explication ne relève d’aucun mystère boursier. Elle tient à un mécanisme de prix, et tu peux le vérifier sur ton propre ticket de caisse.

Un vendeur de dentifrice ne grandit que de deux façons. Il monte ses prix, ou il vend plus d’unités. Ces sociétés ont traversé 2022 et 2023 en actionnant le premier levier. Ce cycle de hausses est terminé. Dans son indice des prix à la consommation de juillet 2026, publié le 14 août 2026, l’INSEE écrit que les prix des produits d’alimentation industrielle, d’entretien et d’hygiène-beauté sont stables sur un an dans la grande distribution. L’alimentation dans son ensemble progresse de 1,0 % sur un an, la hausse venant des produits frais à 3,8 %, c’est-à-dire de rayons que ces sociétés ne fabriquent pas.

Une précision honnête s’impose. L’INSEE mesure des prix français, et la France ne pèse que 6,66 % de l’indice. Ce relevé n’explique donc pas à lui seul une performance européenne. Il montre, sur le marché que tu connais le mieux, que le premier levier est bloqué. Tout repose alors sur le second, celui des volumes, et il ne dépend plus des sociétés.

Retiens l’enchaînement. Quand le prix ne monte plus, la croissance doit venir des quantités vendues. Dès lors, la réputation défensive du secteur ne dit rien de sa capacité à croître, et 2025 vient de le rappeler. Ce mécanisme est le même que celui que je décris côté acheteur dans l’article sur les techniques des supermarchés qui te font dépenser plus.

Le risque que les comparatifs d’ETF consommation courante ignorent

Les deux fonds partagent une caractéristique absente des classements par frais : ils sont synthétiques. Or ce montage est aujourd’hui discuté à Bercy.

Une note commune de quatre fédérations professionnelles, datée du 24 juillet 2026, rapporte l’intention de la direction générale du Trésor d’exclure du PEA les fonds recourant à un contrat d’échange. Cependant, rien n’est voté, aucun texte n’est publié, et le périmètre n’est pas tranché. J’ai détaillé l’état exact du dossier dans mon article sur les ETF synthétiques et le budget 2027.

Le point qui te concerne ici est précis. FOO et COSE utilisent tous les deux un swap. Par conséquent, tous les deux entrent dans le périmètre discuté. La date à surveiller reste le dépôt du projet de loi de finances pour 2027, prévu le 30 septembre 2026. Avant ce dépôt, il n’y a toutefois rien à lire et rien à décider.

Si tu veux une exposition américaine comparable sans swap, il faut sortir du PEA. Le iShares S&P 500 Consumer Staples Sector UCITS ETF (ISIN IE00B40B8R38, mnémonique IUCS à Londres, 2B7D à Francfort) réplique physiquement le S&P 500 Capped 35/20 Consumer Staples. Il affiche 0,15 % de frais et 457 millions d’euros d’encours relevés sur justETF le 31 août 2026. Il s’achète cependant sur compte-titres. La différence est fiscale : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % sur les gains en 2026, contre 18,6 % de prélèvements sociaux seuls dans un PEA de plus de cinq ans.

Deux autres noms circulent, et ils méritent une mise au point. Le Vanguard Consumer Staples ETF (VDC) est coté aux États-Unis. Un particulier résidant dans l’Union européenne ne peut donc pas l’acheter, faute de document d’informations clés conforme au règlement PRIIPs. Pour une exposition mondiale au secteur, l’équivalent européen s’appelle l’iShares MSCI World Consumer Staples Sector Advanced UCITS ETF, ISIN IE00BJ5JP329. Les ETF de ce type restent eux aussi réservés au compte-titres. Sur ses frais courants, les sources publiques que j’ai croisées ne concordent pas : lis le document d’informations clés de l’émetteur avant d’acheter, plutôt que les comparateurs.

Comment acheter un ETF consommation courante, et à quelle dose

Acheter des ETF sectoriels ne pose aucune difficulté technique. D’abord, ouvre un PEA chez un courtier en ligne sans frais de garde. Ensuite, passe un ordre sur FOO ou COSE, tous deux cotés sur Euronext Paris. FOO et COSE capitalisent les dividendes, donc tu n’as pas à les réinvestir à la main. Si tu préfères les toucher, la part DFOP du même compartiment les distribue. La mécanique complète est détaillée dans mon comparatif ETF capitalisant ou distribuant.

Le vrai sujet reste le dimensionnement. Une ligne sectorielle se plafonne à 5 % du portefeuille, et je ne vois aucun argument sérieux pour dépasser 10 %. Au-delà, tu ne diversifies plus, tu paries. Enfin, un versement mensuel fixe, selon la méthode du DCA, évite d’engager toute la somme sur un seul point d’entrée.

Une précaution avant de commencer, car elle change souvent la décision. Ton fonds indiciel mondial contient déjà des biens de consommation de base. Acheter FOO par-dessus revient donc à surpondérer un secteur que tu détiens déjà. La gestion courante d’un PEA commence donc par savoir ce qu’il y a dedans.

Si la mécanique complète te manque, du choix du courtier au passage d’ordre, je la filme de bout en bout ici.

Action à réaliser

  1. Ouvre le reporting mensuel de ton fonds indiciel principal sur le site de son émetteur, puis note le poids de la ligne biens de consommation de base. Ainsi, en cinq minutes, tu sais si tu es déjà exposé.
  2. Décide d’un plafond avant d’acheter, exprimé en pourcentage du portefeuille et jamais en euros. Cinq pour cent est un point de départ défendable, dix pour cent une limite haute.
  3. Vérification à trois mois : ouvre ton compte courtier et contrôle que la ligne n’a pas dépassé le plafond que tu as fixé. Si elle l’a dépassé, allège plutôt que de renforcer.

FAQ

Existe-t-il un ETF consommation courante éligible au PEA

Oui, deux au 31 juillet 2026. Le premier est l’Amundi STOXX Europe 600 Consumer Staples UCITS ETF Acc, mnémonique FOO sur Euronext Paris, ISIN LU1834985845, 0,30 % de frais par an, 104,76 millions d’euros d’encours. Le second est l’Amundi PEA S&P US Consumer Staples Screened UCITS ETF, mnémonique COSE, ISIN FR001400KE06, 0,50 % de frais, 21,96 millions d’euros d’encours. Les deux capitalisent les dividendes et fonctionnent par réplication synthétique.

Que contient exactement l'indice suivi par l'ETF FOO

L’indice STOXX Europe 600 Industry Consumer Staples 30-15 comptait 43 valeurs au 31 juillet 2026. Ses dix premières lignes pèsent 75,58 % : Nestlé 22,65 %, Unilever 12,27 %, British American Tobacco 11,46 %, AB InBev 7,52 %, Danone 4,34 %, Diageo 4,24 %, Reckitt Benckiser 3,91 %, Tesco 3,62 %, Ahold Delhaize 3,04 % et Imperial Brands 2,55 %. Côté géographie, le Royaume-Uni pèse 41,99 % et la Suisse 24,54 %, contre 6,66 % pour la France.

Faut-il préférer FOO ou COSE dans un PEA

FOO coûte moins cher, 0,30 % par an contre 0,50 %, et son indice compte 43 valeurs contre 17 pour COSE, dont les dix premières lignes représentent 92,94 %. COSE reste en revanche très petit, avec 21,96 millions d’euros d’encours au 31 juillet 2026, ce qui expose au risque de fermeture du fonds par son émetteur. Sur l’année civile 2025, FOO a rendu 6,01 % quand COSE a perdu 13,19 %. Aucune de ces deux performances passées ne dit ce que fera la suivante.

Un ETF consommation courante protège-t-il d'une baisse des marchés

Pas mécaniquement. En 2025, l’indice européen des biens de consommation de base a progressé de 6,34 % pendant que le STOXX Europe 600 large progressait de 19,80 %, soit 13,46 points d’écart en défaveur du secteur réputé défensif. Sur la même année civile, l’indice américain suivi par COSE a reculé de 12,45 %, performance publiée en euros et donc chargée de l’effet de change. Un secteur défensif amortit parfois les baisses, il ne les évite pas, et il peut coûter du rendement quand le marché monte.

Existe-t-il un ETF consommation courante mondial hors du PEA

Oui, sur un compte-titres ordinaire. Le iShares S&P 500 Consumer Staples Sector UCITS ETF, ISIN IE00B40B8R38, mnémonique IUCS, affiche 0,15 % de frais par an et environ 420 millions d’euros d’encours selon justETF. La contrepartie est fiscale : les gains d’un compte-titres supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, contre 18,6 % de prélèvements sociaux seuls dans un plan d’épargne en actions de plus de cinq ans.

Mon ETF MSCI World contient-il déjà de la consommation courante

Oui, un indice mondial large contient déjà le secteur des biens de consommation de base. Le poids exact dépend de l’indice et de sa date d’arrêté, et je n’ai pas de chiffre à jour à te donner ici. La vérification prend deux minutes : ouvre le reporting mensuel de ton fonds sur le site de l’émetteur et lis la ligne de répartition sectorielle. C’est le seul document qui fasse foi, et il est gratuit.

Cet article est pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Je ne suis ni conseiller en investissements financiers ni conseiller fiscal. Les performances citées sont passées, publiées par les émetteurs, et ne préjugent en rien des performances futures. Un investissement en actions expose à une perte en capital. L'exclusion des fonds synthétiques du PEA évoquée ici est envisagée, non adoptée : elle n'a fait l'objet d'aucun texte publié à la date de rédaction. Vérifie les règles et les taux en vigueur sur service-public.gouv.fr avant toute décision.

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