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ETF défense PEA 2026 : 2 seuls éligibles, GUARD ou DEFS

ETF défense éligibles PEA en 2026 : GUARD (TER 0,18 %) ou DEFS (TER 0,35 %). Composition, performances Rheinmetall-Thales, simulation et arbitrage éthique

ETF défense éligibles PEA 2026 : GUARD et DEFS, composition Rheinmetall Thales Leonardo, performances et arbitrage
Dans cet article

La Banque de France l’a écrit noir sur blanc en décembre 2025 : l’industrie française ne tient debout que grâce à la défense et au high-tech. En effet, tout le reste est en berne. La construction patine, l’agriculture ralentit, et le manufacturier généraliste plafonne. Pourtant, un seul moteur tourne à plein régime, celui qui produit des canons, des missiles et des avions de combat. Ainsi, ce secteur précis tend la main aux investisseurs français par deux ETF défense éligibles au PEA en 2026. Dès lors, la question n’est plus de savoir où sont les rendements. En réalité, elle est de savoir si tu acceptes de t’y exposer.

Un ETF défense est un fonds indiciel coté qui réplique un panier d’actions de l’industrie de l’armement. En 2026, deux ETF défense éligibles au PEA existent en Europe : BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense (GUARD, TER 0,18 %) et Amundi Stoxx Europe Defense (DEFS, TER 0,35 %). GUARD reste moins cher, DEFS détient une diversification légèrement plus large. Les deux fonds ont été lancés en mai 2025 et concentrent les leaders européens du secteur : Rheinmetall, Thales, Leonardo, Saab, Airbus, Safran.

Pourquoi investir dans le secteur de la défense européenne en 2026

Un contexte géopolitique qui fait exploser les dépenses de défense

Le 25 juin 2025, à La Haye, les pays membres de l’OTAN ont pris un engagement inédit : porter leurs dépenses de défense à 5 % du PIB d’ici 2035 (3,5 % pour les besoins fondamentaux + 1,5 % protection d’infrastructures critiques, cyber et innovation), contre 2 % auparavant. Selon les estimations partagées au sommet, cet engagement représente plus de 1 000 milliards de dollars supplémentaires par an pour la défense commune de l’Alliance, dont environ 510 milliards d’euros par an pour les seuls membres européens. C’est une rupture historique pour la défense en Europe et pour les acteurs de la défense à l’échelle mondiale.

Par ailleurs, le désengagement américain accélère la bascule. Avec une administration Trump qui conditionne désormais le parapluie militaire à des contreparties financières, les Européens n’ont plus le choix. Ainsi, l’Allemagne a débloqué 100 milliards d’euros pour moderniser sa Bundeswehr. De son côté, la France a voté une Loi de programmation militaire 2024-2030 (LPM) à 413,3 milliards d’euros, soit 40 % de plus que la précédente. En outre, Emmanuel Macron a annoncé 3,5 milliards d’euros supplémentaires en 2026 et 3 milliards en 2027 : le budget de la défense aura doublé en dix ans.

Retiens un point central : la dynamique n’est pas un effet de mode. Les contrats sont signés sur dix à quinze ans, parfois plus. Les budgets sont votés. Les carnets de commandes débordent. Investir sur la défense aujourd’hui revient à se positionner sur un cycle structurel, pas sur un coup de marché. La même logique macro est à l’œuvre sur l’inflation qui repart en 2026 et sur les investissements thématiques IA et énergie.

La défense, seul moteur industriel français qui carbure

Voici le paradoxe brutal. En effet, la France est sortie d’à peu près toutes les filières industrielles compétitives depuis trente ans. D’abord, le textile a disparu. Ensuite, l’automobile fond. Par ailleurs, l’électronique grand public a déserté. Enfin, la chimie recule.

Reste la défense. Concrètement, la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) française regroupe 5 000 entreprises et 400 000 emplois. Par ailleurs, l’industrie de la défense représente environ 4 % de la production manufacturière nationale et concentre 25 % de la R&D privée du pays. De plus, la France reste le deuxième exportateur mondial d’armements, derrière les États-Unis. Notamment, les groupes français maîtrisent l’ensemble des technologies de défense stratégiques, du missile au sous-marin nucléaire en passant par les systèmes de défense sol-air et la cyberdéfense.

Tu peux le regretter. Tu aurais préféré que d’autres secteurs cartonnent. Reste le fait qu’investir dans la défense européenne aujourd’hui revient à miser sur l’un des rares pans industriels où le carnet de commandes a une visibilité de dix ans. Les six premiers groupes bancaires français ont déjà dépassé 46,6 milliards d’euros de financement à la BITD fin 2025, en hausse de 25 % sur un an.

Performance comparée Rheinmetall, Thales, Dassault Aviation et CAC 40 de février 2022 à mai 2026, base 100 = 23 février 2022Rheinmetall passe de 100 à 1120 (pic à 1900 fin 2025), Thales de 100 à 272 (pic à 330), Dassault Aviation de 100 à 300 (pic à 373), CAC 40 de 100 à 118 sur la même période.0500100015002000Base 100 = 23 fév. 2022fév. 22fév. 23fév. 24fév. 25fév. 26mai 26Rheinmetall ×11,2Dassault ×3,0Thales ×2,7CAC 40 ×1,18
Source : cotations Xetra et Euronext Paris, mai 2026. Base 100 = clôture du 23 février 2022. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les ETF défense éligibles au PEA, la sélection 2026

Le PEA impose une contrainte structurante : 75 % minimum d’entreprises européennes en portefeuille. Conséquence directe : sur la quinzaine d’ETF défense européens recensés, seuls deux restent éligibles à cette enveloppe en 2026. Les autres détiennent trop de valeurs britanniques (BAE Systems, Rolls-Royce) post-Brexit pour passer le seuil. Voici les deux ETF défense logeables dans un PEA bien construit en 2026.

BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense (GUARD) {#guard}

Le BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense UCITS ETF Acc est lancé le 19 mai 2025. Concrètement, cet ETF réplique l’indice Bloomberg Europe Defense Select, qui suit une trentaine d’entreprises du secteur aéronautique militaire, de l’électronique de défense, de la cybersécurité et de la construction navale.

  • ISIN : LU3047998896
  • Mnémonique : GUARD
  • TER : 0,18 % par an
  • Encours : environ 496 millions d’euros en mai 2026
  • Réplication : physique, capitalisante

D’abord, GUARD est le moins cher des deux ETF axés sur la défense logeables dans cette enveloppe française. En effet, son indice de référence privilégie les entreprises qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires en Europe. Par exemple, tu peux croiser ces données avec la fiche ETF GUARD sur justETF avant de passer ordre.

ETF défense Amundi : Stoxx Europe Defense (DEFS) {#defs}

L’autre brique est l’ETF défense Amundi. Concrètement, l’Amundi Stoxx Europe Defense UCITS ETF Acc est lancé le 12 mai 2025. Cet ETF suit notamment l’indice STOXX Europe Total Market Defense Capped, qui couvre les entreprises européennes de l’aérospatiale et de la défense.

  • ISIN : LU3038520774
  • Mnémonique : DEFS
  • TER : 0,35 % par an
  • Encours : environ 479 millions d’euros en mai 2026
  • Réplication : physique, capitalisante

Top 10 des positions (87,13 % du fonds, source justETF mai 2026) : Airbus 10,33 %, Rheinmetall 10,24 %, BAE Systems 9,97 %, Safran 9,88 %, Rolls-Royce 9,78 %, Leonardo 9,58 %, Thales 9,48 %, Saab 8,02 %, MTU Aero Engines 6,88 %, Babcock International 2,97 %.

Comparaison des ETF défense PEA

Sur le papier, GUARD est moins cher de 17 points de base par an. Concrètement, sur 20 000 euros placés pendant dix ans à 10 % de rendement annuel, l’écart représente environ 400 euros de capital supplémentaire en faveur de GUARD. DEFS, en revanche, dispose d’un historique d’indice plus établi via STOXX et d’une diversification légèrement plus large.

Les deux fonds ont été lancés en mai 2025 : aucun recul de performance long. Dès lors, le choix se joue sur le coût et la composition exacte de l’indice. Ainsi, pour la majorité des investisseurs en plan d’épargne en actions, GUARD l’emporte sur le critère du TER. Par ailleurs, ces deux ETF thématiques restent les seuls defense UCITS ETF logeables en enveloppe française en mai 2026. En revanche, si tu cherches une exposition plus large au cœur d’Europe, regarde les ETF actions européennes qui forment ton allocation centrale.

✓ Pourquoi GUARD reste le bon choix par défaut

  • TER de 0,18 % par an, soit 17 points de base de moins que DEFS (économie d'environ 400 € sur 20 000 € placés 10 ans à 10 %/an).
  • Indice Bloomberg Europe Defense Select centré sur les pure-players européens du secteur (Rheinmetall, Thales, Leonardo, Saab).
  • Encours déjà significatif à environ 496 millions d'euros en mai 2026, en croissance continue depuis le lancement de mai 2025.
  • Réplication physique capitalisante et éligibilité au coffre fiscal le plus efficace au-delà de cinq ans.

✗ Les 3 cas où DEFS reprend l'avantage sur GUARD

  • Tu privilégies une exposition Airbus dominante : Airbus pèse 10,33 % du fonds chez DEFS, en première position, contre une pondération plus faible chez GUARD.
  • Tu veux un indice avec un historique méthodologique plus long : STOXX Europe Total Market Defense Capped (DEFS) bénéficie de la robustesse du fournisseur d'indices STOXX, plus établi que Bloomberg sur le segment défense européen.
  • Tu cherches une diversification top 10 plus équilibrée : DEFS plafonne les positions, son top 10 cumule 87,13 % du fonds avec dix titres répartis entre 2,97 % (Babcock) et 10,33 % (Airbus), aucune ligne ne dépasse l'autre de plus de 7 points.

Performance des ETF défense et simulations chiffrées

Rheinmetall, Thales, Dassault, les performances qui parlent

Les ETF pour investir dans la défense étant trop récents, regarde plutôt les sous-jacents. En effet, sur l’année 2025, le bilan des entreprises de défense européennes donne le vertige.

  • Rheinmetall : +190 % environ sur l’année 2025 (ATH à 2 008 € le 3 octobre 2025)
  • Thales : environ +100 % sur l’année 2025 (135 € → 272 € au plus haut)
  • Dassault Aviation : +38 % sur l’année 2025, deuxième meilleure année de l’action
  • BAE Systems : forte hausse sur début 2025 dans le sillage du tournant Trump-Ukraine

D’abord, Rheinmetall a publié un chiffre d’affaires 2024 de 9,8 milliards d’euros, en hausse de 36 % sur un an, avec 55 milliards d’euros de nouvelles commandes en 2024 et un ratio book-to-bill de 5,6. Ensuite, sur 2025, le carnet de commandes atteint 63,8 milliards d’euros. De plus, le groupe vise une croissance du chiffre d’affaires entre 40 % et 45 % en 2026, à 14-14,5 milliards d’euros. De son côté, Thales a clôturé 2024 avec un carnet de commandes record proche de 51 milliards d’euros, porté à 53,3 milliards fin 2025. Par ailleurs, Leonardo, l’un des principaux acteurs de la défense italienne, affiche 23,8 milliards d’euros de nouvelles commandes en 2025, en hausse de 13,5 %. Au final, la performance des ETF défense ne fait que refléter cette dynamique opérationnelle.

Simulation : 15 000 euros investis fin février 2022

Reprends 15 000 euros placés sur Rheinmetall le 23 février 2022, veille de l’invasion russe en Ukraine. À cette date, l’action cotait 96,8 euros. Ensuite, après un sommet historique à 2 008 euros le 3 octobre 2025 et une correction technique du secteur défense début 2026, l’action évolue autour de 1 145 euros à la mi-mai 2026, soit environ douze fois sa valeur de départ.

Concrètement, tes 15 000 euros sont devenus environ 177 500 euros en un peu plus de quatre ans. Ainsi, le rendement nominal cumulé dépasse 1 080 %. En outre, après la fiscalité du plan d’épargne en actions (exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans, prélèvements sociaux à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026), tu conserves la quasi-totalité de la plus-value une fois le seuil franchi.

Toutefois, cette performance n’est pas une promesse de répétition. C’est un signal : en effet, la guerre en Ukraine a transformé une valeur industrielle moyenne en l’une des plus fortes capitalisations du DAX. Certes, le rallye s’essouffle, mais la dynamique structurelle reste portée par les budgets votés. Pour autant, le risque de perte en capital reste réel et toute concentration sur un seul titre amplifie cette volatilité, comme sur l’arbitrage Bitcoin contre S&P 500 où la concentration paye ou ruine.

Les ETF défense hors PEA pour s’exposer à la défense à l’échelle mondiale

Sortir de l’enveloppe française élargit l’univers aux géants américains du secteur. Concrètement, tu accèdes alors aux ETF défense mondiaux et aux poids lourds du domaine militaire (Lockheed Martin, RTX, Northrop Grumman). À ce jour, trois ETF dominent sur compte-titres ordinaire (CTO) :

  • VanEck Defense (DFNS) : encours d’environ 8 milliards de dollars en mai 2026, exposition mondiale dominée par les États-Unis, biais aérospatiale et défense.
  • WisdomTree Europe Defence (WDEF) : environ 4,3 à 4,5 milliards d’euros d’encours, focus européen mais détenant trop d’actions britanniques pour passer le seuil d’éligibilité à l’enveloppe française.
  • HANetf Future of European Defence (ARMY) : défense européenne, biais cyber et spatial.

Néanmoins, tous les ETF de cette catégorie passent au PFU à 31,4 % sur le CTO (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux après la hausse de la CSG au 1er janvier 2026) sur les plus-values et dividendes. Concrètement, c’est la contrepartie de la diversification géographique. Au final, cette fiscalité s’aligne sur celle qui pèse sur tes placements après le Livret A sortis du cadre privilégié des enveloppes.

Pourquoi investir dans la défense, les arguments solides

Quatre arguments tiennent debout, données vérifiables à l’appui.

  • La visibilité contractuelle : les budgets sont votés sur dix ans, les commandes signées par les États restent par construction solvables.
  • La dynamique de réarmement : 5 % du PIB OTAN d’ici 2035, c’est mécanique, pas conjoncturel.
  • L’absence de cycle économique classique : la demande publique militaire reste insensible au pouvoir d’achat des ménages et peu sensible aux taux directeurs.
  • La concentration de la R&D : 25 % de la R&D privée française vient des secteurs liés à la défense, avec des effets de débordement technologique (cybersécurité, spatial, IA, drones).

Cette logique vient compléter une diversification d’épargne solide et un cœur d’allocation type MSCI World ou Stoxx Europe 600.

Si le sujet du basculement macro derrière les ETF défense t’intéresse au-delà du seul angle bourse, ce manuel va plus loin.

Pourquoi ne pas investir dans la défense, la question éthique frontale

Le sujet mérite une réponse directe. À titre privé, je n’ai pas envie de financer des armes, parce que derrière les graphiques boursiers et les carnets de commandes, la défense et l’armement, c’est essentiellement des munitions, des blindés, des missiles, du renseignement militaire. Et à la fin, ça se termine avec des morts.

Tu peux objecter (et l’argument est sérieux) que financer Thales ou Rheinmetall, ce n’est pas financer la guerre, c’est financer la dissuasion et la capacité d’éviter le pire. Que sans industrie de défense robuste, des démocraties seraient à la merci de régimes hostiles. C’est défendable.

Tu peux objecter aussi qu’un investisseur 100 % éthique n’existe pas. En effet, tes ETF Monde contiennent déjà du tabac, du pétrole, de la chimie controversée. Au quotidien, tu finances indirectement bien des choses dont tu n’aimerais pas connaître le détail.

Reste que la défense pose une question d’un autre ordre. D’abord, le secteur reste régalien. Ensuite, sa finalité est l’usage de la force. Pour autant, personne ne peut décider à ta place. Finalement, la réponse se joue entre toi, ton âme et ta conscience.

Comment investir dans le secteur de la défense en pratique

Pour acheter des ETF défense, ouvre d’abord un plan d’épargne en actions chez un courtier en ligne sans frais de garde, typiquement Bourse Direct, BoursoBank ou Fortuneo. Ensuite, passe un ordre d’achat sur GUARD (Euronext Paris) ou DEFS (Euronext Paris). Par ailleurs, travaille en DCA, méthode d’investissement progressif plutôt qu’en achat ponctuel pour lisser le risque d’entrée. En effet, la thématique a déjà fortement progressé.

En allocation, la défense reste avant tout une brique satellite d’un portefeuille bien construit, pas un pilier. Concrètement, une exposition de 5 % à 10 % maximum, en complément d’un cœur diversifié type MSCI World ou Stoxx Europe 600, suffit à capter la dynamique des entreprises de la défense sans concentrer le risque.

Action à réaliser

  1. Ouvre ton PEA chez un courtier sans frais de garde si ce n’est pas encore fait (5 min en ligne, virement initial à programmer sous 24 h).
  2. Programme un virement mensuel automatique de 100 à 300 euros vers ton plan et passe un ordre d’achat récurrent sur GUARD ou DEFS le 5 de chaque mois (DCA).
  3. Vérification : dans trois mois, ouvre ton compte courtier et confirme que la ligne ETF défense représente entre 5 % et 10 % de la valeur totale de ton portefeuille, jamais plus.

Prompt IA copy-paste à utiliser dans ChatGPT, Claude ou Perplexity :

Joue le rôle d’un conseiller en gestion de patrimoine indépendant. Mon profil : [âge, capital actuel investi, horizon d’investissement, tolérance au risque sur une échelle 1-10, position éthique vis-à-vis du secteur défense]. Calcule l’allocation cible en ETF défense (GUARD ou DEFS) cohérente avec un cœur MSCI World, en respectant un plafond de 10 % sur la thématique défense. Indique le montant exact à investir en euros, la fréquence DCA optimale, et la fenêtre de rebalancement annuelle. Contrainte : aucune recommandation au-delà de 10 % sur la thématique, aucun conseil de market timing.

FAQ

Quel est le meilleur ETF défense PEA en 2026 ?

Les deux seuls ETF logeables dans un plan d’épargne en actions sur la thématique défense en 2026 sont GUARD (BNP Paribas Easy Bloomberg Europe Defense, ISIN LU3047998896) et DEFS (Amundi Stoxx Europe Defense, ISIN LU3038520774). GUARD l’emporte sur le coût avec un TER de 0,18 % contre 0,35 % pour DEFS. La composition des deux fonds reste très proche (Rheinmetall, Thales, Leonardo, Saab, Airbus, Safran).

Acheter Rheinmetall en direct sur PEA, c'est possible ?

Oui. Rheinmetall est une société allemande cotée sur Xetra (Francfort) et éligible au plan d’épargne en actions. Tu peux acheter l’action en direct via ton courtier. Attention toutefois à la concentration : un seul titre porte un risque idiosyncratique que les ETF thématiques mutualisent sur une trentaine de valeurs.

L'ETF VanEck Defense est-il éligible au PEA ?

Non. Le VanEck Defense UCITS ETF (DFNS) détient majoritairement des entreprises américaines (Lockheed Martin, RTX, Northrop Grumman) du secteur de la défense et de l’aéronautique. Il s’achète uniquement sur compte-titres ordinaire avec une fiscalité au PFU à 31,4 % en 2026. Pour la défense mondiale, aucune éligibilité à l’enveloppe française.

Quels sont les risques d'un ETF défense ?

Trois risques principaux pèsent sur la thématique. Le risque de valorisation : le secteur a déjà fortement progressé depuis 2022, les multiples restent élevés. Le risque géopolitique inverse : un cessez-le-feu durable en Ukraine pourrait provoquer une correction marquée. Le risque sectoriel : la concentration sur une trentaine d’entreprises expose à une volatilité supérieure à celle d’un ETF Monde.


Article rédigé par Jérémie Brygo. Mis à jour le 16 mai 2026. Cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout placement en actions comporte un risque de perte en capital.

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