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11 habitudes pour changer de vie : la liste de la vidéo

Les 11 habitudes pour changer de vie de ma vidéo, reliées à un objectif chiffré : 1 000 € de côté, puis 5 000. Le geste et le critère de case cochée de chacune

L'essentiel

Habitudes pour changer de vie : un homme en tenue de cycliste, casque vissé, pédale sur un vélo d’appartement posé au milieu d’un open space, une to-do liste rayée scotchée au guidon, pendant que ses collègues fixent leurs téléphones

Sommaire et méthode

Dans cet article

Les habitudes pour changer de vie que je liste ici sont les onze de ma vidéo, et chacune est reliée à un objectif chiffré. Les cinq premières : contrôler ton temps, lire, couper Internet, arrêter de râler, découper l’objectif en étapes (1 000 € de côté, puis 5 000). Les six suivantes : arrêter de remettre à demain, faire des listes, t’entourer de gens qui te hissent, ne jamais lâcher l’objectif, trouver un mentor, rayer le mot chance de ton vocabulaire. Pour chacune, tu trouves le geste concret et le critère qui te donne le droit de cocher la case, pendant trente jours.

Le mot habitude a mauvaise presse. Il évoque le train-train, le métro-boulot-dodo, la cage à hamster. Tous les articles de développement personnel te vendent la routine à casser, le quotidien à bousculer, la zone de confort à quitter. Ils se trompent de cible. L’ennui ne vient pas de la routine. Il vient de la routine qui ne mène nulle part. Le coureur du Tour de France suit la routine quotidienne la plus stricte qui existe : mêmes heures de selle, mêmes repas, même sommeil. Il ne se demande jamais s’il va s’entraîner aujourd’hui. Sa routine le mène à Paris. La tienne te mène au lundi suivant. La différence n’est pas dans la répétition, elle est dans la direction.

Dans ma vidéo, je passe en revue onze habitudes que j’applique. Elles pointent toutes dans la même direction : reprendre le contrôle de ton temps, de ton argent et de ta vie. Je les reprends ici une par une, avec pour chacune le geste concret et le critère qui te donne le droit de cocher la case. Les deux tiennent dans le tableau de bord des 11 habitudes, un PDF de 8 pages avec une grille de trente jours à imprimer.

Pourquoi les listes d’habitudes du web ne changent rien

Tape la requête dans un moteur de recherche. Tu tombes sur des pages écrites par des professionnels de la santé ou des coachs. Elles te promettent 20 habitudes qui vont changer votre vie, ou 5 étapes pour changer de mode de vie. Elles te vouvoient : vous voulez changer, vous souhaitez changer, vous pouvez changer votre comportement, changer vos habitudes, atteindre vos objectifs, améliorer votre bien-être, sortir de votre zone de confort. Les gestes qu’elles listent tiennent sur un post-it : boire de l’eau, faire de l’exercice, se mettre au sport, faire une séance de méditation. Elles t’expliquent comment repérer les mauvaises habitudes et les remplacer par leurs meilleures habitudes.

Ces listes ne marchent pas. Si elles marchaient, tout le monde tiendrait ses résolutions du 1er janvier, et les salles de sport seraient encore pleines le 15 février. Elles échouent pour une seule raison : aucun geste n’est accroché à un objectif chiffré. Une bonne habitude à prendre sans objectif est une corvée de plus. Le même geste rattaché à 1 000 € de côté avant Noël devient une étape. La méthode vaut pour perdre du poids comme pour remplir un livret. En matière de santé comme d’argent, la perte de poids et l’épargne se mesurent, et ce qui se mesure se tient. Changer sa vie ne demande pas une décision. Améliorer sa vie demande une répétition, et une direction.

Le prompt qui construit ton plan de trente jours

Avant la liste, voici un outil pour la rendre tienne. Copie ce prompt dans ton outil d’IA. Il va créer ton plan de trente jours à partir de ton propre objectif chiffré :

1. Contrôler ton temps : ton attention est la denrée la plus rare

Ton attention est la denrée la plus précieuse que tu possèdes, et elle est attaquée tous les jours. Je me concentre beaucoup moins bien qu’il y a quelques années, et je sais pourquoi. Chaque notification livre une dose de dopamine et repart avec un bout de ma journée.

Deux gestes suffisent à reprendre la main. Le premier est une to-do liste que tu rayes. Quand je m’y attaque sérieusement, je constate que tout ce que j’ai à faire dans la journée tient en une heure ou deux. Le reste est du bruit. Le deuxième consiste à couper toutes les perturbations pendant que tu travailles. Pas d’Internet, pas de Facebook, pas de téléphone, pas de notification, pas de WhatsApp, pas de TikTok. Si la tâche exige le téléphone, garde-le, mais aucune autre page ouverte. Ce sont des petits gestes, et ils te rendent des heures. Je détaille les autres leviers dans mon article pour gagner du temps et de l’argent. Critère de la case cochée : une tâche terminée sans avoir touché à une autre application.

2. Lire, te former : le moyen le moins cher de progresser

La lecture est le moyen de te former le moins cher et le plus efficace qui existe. Un manuel coûte le prix d’un repas et contient dix ans d’expérience de quelqu’un d’autre. Si lire te coûte, passe par les audiobooks : le contenu entre pareil, dans les transports ou en cuisinant. Les vidéos, les blogs et YouTube complètent, et je fais des vidéos, donc je ne vais pas cracher dessus. La lecture garde une place à part, parce qu’elle t’oblige à rester vingt minutes par jour sur une seule idée, sans notification. C’est la seule des onze habitudes de vie qui te fait progresser sur les dix autres en même temps. Critère de la case cochée : vingt minutes de lecture, livre ou audiobook, chronomètre lancé.

3. Moins de temps sur Internet : les emails à heure fixe

Tim Ferriss, dans La semaine de 4 heures, pose une règle simple. Tu concentres la lecture des emails sur une plage fixe, par exemple tous les soirs entre 18 et 19 h. Le reste de la journée, la boîte reste fermée. Sinon tu ouvres un email, tu cliques sur un lien, tu atterris sur YouTube ou Facebook, et ton attention est partie pour l’après-midi. Cette plage fixe t’oblige aussi à apprendre à dire non : non à la sollicitation qui arrive à 10 h et qui peut attendre 18 h. Critère de la case cochée : zéro ouverture de la boîte mail hors de la plage prévue.

4. Gratitude et arrêter de râler : l’action commande l’esprit

Je suis un râleur et je vais me faire violence. La gratitude n’a rien de béat. C’est la satisfaction de ce que tu as déjà obtenu par tes propres actions : ce livret rempli, ce crédit soldé, cette compétence apprise. Le bonheur n’est pas dans le fait de posséder plus. Les process financiers que je décris servent à te libérer du besoin d’aller travailler, pas à te rendre heureux. L’argent ne fait pas le bonheur, il achète de la marge. Souris, ris. Tout le monde pense que l’esprit commande le corps. J’ai remarqué que c’était le contraire : c’est l’action qui influe sur l’esprit. Prendre soin de soi commence par ce geste ridicule et gratuit. Critère de la case cochée : une journée sans râler à voix haute, ou quelque chose de positif noté le soir.

5. Découper tes objectifs en étapes : 1 000 €, puis 5 000

Vue d’en bas, la montagne semble inatteignable. L’indépendance financière est un objectif à long terme qui écrase. Saucissonne, planifie. La première étape que je donne en exemple est 1 000 € de côté. Le deuxième palier est 5 000 €. Ce sont des petits objectifs, des paliers, pas un conseil taillé pour ta situation. Leur seule fonction est d’être atteignables et datés. À 100 € par mois, le premier palier tombe en 10 mois. Avec 200 €, il tombe en 5 mois. Avec 300 €, en un peu plus de 3 mois. Les 5 000 € suivent à 50, 25 ou 17 mois. Atteindre ses objectifs commence par les dater : un palier posé sur un calendrier n’est plus une montagne. Critère de la case cochée : ton prochain palier est écrit, chiffré et daté.

Mois nécessaires pour atteindre 1 000 puis 5 000 € selon le montant mis de côté chaque mois Exemple arithmétique. À 100 € par mois, 1 000 € demandent 10 mois et 5 000 € en demandent 50. À 200 € par mois, 5 et 25 mois. À 300 € par mois, 3,3 mois puis 17 mois. 100 €/mois 10 mois 50 mois 200 €/mois 5 mois 25 mois 300 €/mois 3,3 mois 17 mois 1 000 € 5 000 € Exemple, sans intérêts
L’objectif de 5 000 € découpé en deux paliers : le premier tombe en 3 à 10 mois selon l’effort mensuel, le second en 17 à 50 mois. Calcul sans intérêts, à titre d’exemple

6. Arrêter de procrastiner : c’est maintenant

Remettre à demain pollue le cerveau. La tâche non faite tourne en fond : il faudrait faire ci, tu ne l’as pas fait, il faudrait faire ça, tu ne l’as pas fait non plus. Cette boucle consomme l’attention que tu essayais de protéger à la première habitude. J’ai une explication sur la raison : nous avons parfois peur du vide. Garder une tâche en suspens évite de se retrouver face à soi-même, sans rien à faire. Faire la tâche maintenant, c’est accepter ce vide. Critère de la case cochée : la tâche la plus désagréable de la liste est faite avant midi.

7. Faire des listes : ce que j’ai fait avant de tourner

Ce geste revient deux fois dans la liste, parce que c’est le moins cher de la série. Avant de tourner cette vidéo, je me suis fait ma petite liste. Sans elle, je pars dans tous les sens. Avec elle, la vidéo dure 13 minutes et couvre les onze points. Une liste sort les tâches de ta tête et les pose sur du papier, et ton cerveau arrête de les répéter en boucle. C’est la routine du soir la plus rentable que je connaisse : trois lignes pour demain, écrites avant de dormir. Critère de la case cochée : la liste de demain existe avant que tu te couches.

8. T’entourer de ceux qui te hissent

Entoure-toi de gens qui te tirent vers le haut, plutôt que de gens qui doutent de toi en permanence. Les gens qui mettent en garde sont utiles, ils voient les risques que tu ne vois pas. Mais si tu ne restes qu’avec eux, tu ne passeras jamais à l’action. Le négatif est communicatif. Le positif aussi. Les personnes qui ont réussi ce que tu vises t’apportent à chaque conversation une méthode, un contact, une preuve que c’est faisable. Ceux qui tiennent leurs habitudes te poussent à tenir les tiennes, et tu finis par devenir une personne qui avance. Critère de la case cochée : une conversation par semaine avec quelqu’un qui avance.

9. N’abandonne jamais ton objectif d’indépendance financière

La méthode peut changer. L’objectif, jamais. Il doit être clair, net, précis, défini, limpide, et tu dois y croire tous les jours. Répète-le devant le miroir le matin si besoin. Si toi-même tu n’y crois pas, personne n’y croira : comment convaincre ton banquier de te prêter pour un locatif si tu doutes de ton propre plan ? Pense au pitbull et à son os, il ne lâche pas. Ce n’est pas du dépassement de soi, c’est de l’obstination. Ce que l’objectif recouvre en 2026, avec les chiffres, est dans mon article sur la liberté financière. Critère de la case cochée : l’objectif est relu à voix haute chaque matin.

10. Trouve-toi un mentor, et paie-le si nécessaire

J’ai eu quelques personnes dans mon entourage qui m’ont influencé dans un sens positif. Mentor est un grand mot, mais l’effet est là. Chez les Américains, c’est accepté : tu rémunères quelqu’un qui a déjà fait le chemin, et tu gagnes parfois des dizaines d’années. En France, payer pour apprendre de quelqu’un passe encore pour une faiblesse. C’est l’inverse. Un mentor te fait éviter les erreurs que tu ne sais pas encore que tu vas faire, et personne ne peut t’aider plus vite que ça. Critère de la case cochée : un nom identifié, et un premier contact pris dans le mois.

11. Retire le mot chance de ton vocabulaire

Ça me rend dingue. Le destin existe, je ne le nie pas, mais j’ai besoin de tenir les rênes. Vents contraires, tempêtes, rien à faire : j’y arrive, et tu y arrives. Quelqu’un qui attribue sa réussite à la chance attribue aussi ses échecs à la malchance, et il ne change rien. C’est toi qui prends le contrôle de ton corps, de ton alimentation, de tes finances, de ta vie. Le frugalisme repose sur cette idée : la définition du frugalisme tient dans le contrôle de ce qui sort de ton compte, pas dans une bonne étoile. Critère de la case cochée : une phrase avec le mot chance, prononcée dans la journée, reformulée avec un verbe d’action.

Quand tu as un coup de mou, rejoue la vidéo. Je relis moi-même des bouquins et je revois des vidéos comme piqûres de rappel. Je n’ai pas la prétention d’être le grand Manitou qui sait tout. J’ai celle d’être capable de te motiver. Ces onze habitudes qui peuvent paraître banales sont des habitudes puissantes, parce que chacune pointe vers un chiffre. Les onze lignes, les onze gestes et les onze critères tiennent sur une grille que tu accroches au frigo.

Comment tenir trente jours : la répétition fait l’habitude, pas la motivation

Une nouvelle habitude ne s’installe pas par décision. Elle s’installe par répétition, dans le même contexte, jusqu’à ce que le geste devienne automatique, comme te brosser les dents. Phillippa Lally et son équipe de l’University College London ont mesuré ce délai sur 96 volontaires, dans une étude publiée en 2010 dans l’European Journal of Social Psychology. La médiane est de 66 jours pour qu’un geste quotidien devienne automatique. La fourchette va de 18 à 254 jours selon la personne et le geste, comme le résume la British Psychological Society. Changer ses habitudes prend donc plus d’un mois. Les trente jours de la grille ne suffisent pas à finir le travail. Ils suffisent à le commencer sans le lâcher, et c’est la seule partie difficile.

Trois règles pour tenir les trente jours

Trois règles pour tenir. Ne choisis pas les onze d’un coup. Commence par deux habitudes de la liste, celles qui coûtent zéro euro, comme la liste du soir et le téléphone hors de la pièce. Coche la case tous les jours : tenir un journal de trente cases fait plus pour la tenue qu’une dose de volonté, parce que la case vide se voit. Rate un jour sans t’arrêter : Lally a observé qu’une occasion manquée ne cassait pas le processus de changement, à condition de reprendre le lendemain.

Ce sont des habitudes simples, des petites habitudes quotidiennes accrochées à un chiffre, et répétées jusqu’à ce qu’elles ne demandent plus rien. Ces micro habitudes finissent par changer durablement ce que tu fais de tes journées, sans que tu aies eu besoin de te battre contre toi-même chaque matin. Un changement d’habitudes a besoin de temps, pas de volonté, et c’est ce temps qui fabrique un changement durable.

Ce qui tient les onze lignes ensemble

Les habitudes 1, 3, 6 et 7 ont un point commun. Elles demandent de faire de la place : dans ton attention, dans tes tâches, dans ton téléphone. Une fois cette place faite, les autres s’installent sans effort particulier. C’est le sujet de ma formation sur la simplification. Elle prend le problème par les trois bouts, l’espace, les tâches quotidiennes et le stress numérique, et elle peut t’aider à tenir les trente jours.

Action à réaliser

  1. Ce soir, en moins de 5 minutes : écris la liste de demain en trois lignes, sur papier. Pose ensuite le téléphone dans une autre pièce avant de te coucher.
  2. Demain : imprime le tableau de bord des 11 habitudes et coche la première case, celle de la liste. Une case cochée le premier jour vaut plus qu’un plan complet jamais commencé.
  3. Vérification, dimanche soir : compte les cases cochées. Sept sur sept sur une seule ligne vaut mieux que trois lignes à moitié remplies.

Questions fréquentes sur les 11 habitudes

La grille, les jours ratés, l’ordre des habitudes

Et si je rate un jour de la grille des trente jours ?

Tu reprends le lendemain, sans remettre le compteur à zéro. Lally et son équipe ont observé qu’une occasion manquée ne changeait rien au processus, à condition que ce soit une occasion isolée, pas une série. La case vide du jour raté reste vide, tu ne la triches pas, et tu coches la suivante. Ce qui casse une habitude, ce n’est pas le jour manqué, c’est le raisonnement du tout ou rien qui suit.

Faut-il attaquer les onze habitudes en même temps ?

Non. Commence par les deux qui coûtent zéro euro et zéro effort de volonté. La liste de demain écrite le soir, et le téléphone posé dans une autre pièce pendant le travail. Elles rendent du temps dès la première semaine, et ce temps sert à installer les autres. Ajoute une habitude par semaine au plus. Le tableau a onze lignes, mais rien ne t’oblige à toutes les cocher dès le premier jour.

La grille est finie au jour 30, et après ?

Tu réimprimes la grille, et tu retires les lignes devenues automatiques. Une habitude est automatique quand tu la fais sans y penser, comme fermer la porte à clé. Selon la mesure de Lally, la médiane est de 66 jours, donc la deuxième grille est la règle, pas l’exception. Les lignes qui restent difficiles après soixante jours te disent où est ton vrai point de résistance. Comment changer une habitude qui résiste se joue sur le contexte du geste, pas sur la volonté.

Le mentor et le premier palier d’argent

Je n’ai aucun mentor sous la main, je fais quoi ?

Tu commences par les mentors qui ne te connaissent pas : les auteurs des manuels que tu lis, les créateurs dont tu revois les vidéos. Ils ont déjà fait le chemin et ils l’ont écrit. Ensuite tu cherches une personne réelle qui a atteint ce que tu vises, un locatif, une activité à côté du salaire. Tu lui proposes un échange précis, une heure contre une question préparée. Payer cette heure est acceptable, et souvent plus rapide que deux ans d’essais.

1 000 € de côté, ça vient avant ou après le remboursement d’un crédit ?

En règle générale, un premier matelas vient avant les remboursements anticipés, même quand le crédit coûte cher. Sans réserve, la première panne de voiture repart sur le découvert ou sur un crédit renouvelable, et tu recules de six mois. Une fois les 1 000 € en place, tu compares le taux du crédit à ce que rapporte ton épargne, et tu décides. C’est un principe d’ordre, pas un conseil taillé pour ta situation.

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