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Chute du dollar et baisse du dollar : pourquoi le dollar perd de sa valeur face à l'euro — crise monétaire 2026

Chute du dollar : de 71 % à 56,9 % des réserves mondiales en 6 ans. Ce qui change pour tes devises, ton épargne, le piège des ETF US et 3 ajustements concrets.

Chute du dollar : billets de dollars froissés et graphique en baisse, symbole de la dépréciation du billet vert en 2026

Sommaire et méthode

Dans cet article

L'essentiel

La faiblesse du billet vert tue les épargnants qui ne font rien — pas les marchés, pas les États, pas les entreprises américaines. La réserve fédérale continue de gérer, les multinationales s’adaptent, et les fonds souverains du monde entier ont déjà pivoté en silence pendant que le petit épargnant français gardait les yeux rivés sur son ETF MSCI USA.

La confiance dans le premier actif de réserve mondial ne s’effondre pas, elle glisse. Il a connu une forte baisse dans les réserves de change mondiales depuis 2020 : de 71 % à 56,9 % début 2026, soit une perte de 14 points en six ans. Le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale s’érode. Le yuan ne représente que 1,93 % des avoirs officiels mondiaux — l’écart reste abyssal — mais la direction est tracée depuis 2020 et elle ne s’inverse pas.

En bref :

  • Les réserves mondiales ont fondu de 71 % à 56,9 % depuis 2020 — érosion progressive, pas effondrement
  • Tes ETF S&P 500 non couverts perdent en valeur chaque fois que le billet vert baisse
  • L’or a dépassé les obligations US dans les réserves officielles mondiales — les États votent avec leurs coffres
  • Trois ajustements concrets : vérifier la couverture de tes ETF, diversifier vers des actifs anti-inflationnistes, décorréler une poche d’actifs
  • Ne pas paniquer, ne pas tout liquider, ne pas ignorer non plus

1. Pourquoi le dollar perd de sa valeur : dédollarisation et système monétaire mondial

L’Arabie Saoudite n’a pas renouvelé l’accord pétrodollar le 9 juin 2024. Pas de cérémonie, pas de traité de remplacement, un silence total. Début 2026, 41 % des échanges pétroliers saoudiens sont libellés en yuan.

Pourtant, le système monétaire international n’a pas basculé vers une alternative crédible. Il tient encore plus de 51 % des règlements SWIFT. Le yuan plafonne à 1,93 % du stock officiel mondial — un ratio de un pour quarante face au billet vert. Le système BRICS fonctionne uniquement entre la Chine et l’Indonésie. L’Iran impose partiellement le yuan dans le détroit d’Ormuz (20 % du pétrole mondial y transite), mais c’est un signal géopolitique, pas une nouvelle unité de réserve opérationnelle.

Ce qui est mort, c’est le monopole automatique. Il n’est plus la seule option par défaut dans les échanges commerciaux internationaux. Les autorités de plusieurs pays — Chine, Russie, Inde — cherchent activement à contourner le dollar pour leurs transactions bilatérales. Il devient une option parmi d’autres dans un monde qui bifurque progressivement vers un système multipolaire. C’est la dédollarisation en action. Chaque banque centrale réoriente ses réserves à sa propre vitesse.

La dépréciation du billet vert est là. Elle est progressive. Elle est durable. La vraie question : pourquoi cette érosion persiste — et quoi faire pour que ton patrimoine ne prenne pas toute la perte ? Les portefeuilles immobiles subissent l’impact en silence.

Action concrète : calcule le pourcentage exact de ton patrimoine libellé en actifs américains aujourd’hui — ETF US, obligations, trésorerie. Si tu ne le sais pas, ouvre ton tableau de bord ce soir.

Part USD dans les réserves mondiales de 2020 à 2026En 2020, la part atteignait 71 % des réserves mondiales. En 2022, 64,5 %. En 2024, 58,4 %. En 2026, 56,9 %. Soit une perte de 14 points en six ans.Part USD dans les réserves mondiales202071,0 %202264,5 %202458,4 %202656,9 %
Source : FMI COFER. Part USD dans les réserves de change officielles mondiales. Perte de 14 points de pourcentage en six ans.

2. Ce que la baisse du dollar américain change face à l’euro pour l’investisseur

Le dollar américain a perdu plus de 10 % face à la zone EUR depuis début 2025 — une dépréciation du dollar qui se traduit directement dans ton relevé de compte. 41 % du chiffre d’affaires des entreprises du S&P 500 est réalisé hors États-Unis. Quelles conséquences pour l’épargnant français ? Plus vicieuses qu’elles n’y paraissent.

Quand la parité atteint 1,12 dollar pour un euro et que le taux de change continue de glisser, les profits internationaux des multinationales américaines explosent en actifs locaux — ce qui gonfle les indices US. Toi, tu détiens ces ETF dans un PEA libellé en EUR. Chaque baisse du taux de change grignote ta performance nette, parfois au point d’effacer la totalité des gains.

Prenons un exemple simple. Début 2026, le S&P 500 grimpe de 6 % sur six mois. Le billet vert perd 10 % face à la zone EUR sur la même période. Ton ETF S&P 500 non couvert (non hedgé) affiche un résultat de -4 %. Tu vois un indice monter à New York. Ton PEA, lui, baisse.

C’est le piège du taux de change que peu d’épargnants mesurent avant de l’avoir subi une première fois.

Les droits de douane imposés depuis 2025 par Donald Trump ont amplifié le mouvement. Les investisseurs étrangers ont réduit leurs achats de Treasuries, les marchés des changes ont répercuté cette baisse de la demande. Cette baisse du dollar a donc deux moteurs : l’un structurel (dédollarisation des réserves) et l’autre politique (incertitude commerciale américaine).

Ceux qui comprennent ce recul structurel agissent en amont. Les autres découvrent le problème en lisant leur relevé trimestriel. La différence, c’est quelques heures de vérification ce soir.

Action concrète : vérifie dès ce soir si ton ETF S&P 500 est hedgé (cherche la mention « hedged » sur la fiche produit). Si tu ne trouves pas ce terme, tu absorbes intégralement le risque de change à chaque variation de parité.

3. Dollar faible : les investisseurs et les marchés financiers face au billet vert

Avec plus de 51 % des règlements SWIFT libellés dans cette unité d’échange, l’infrastructure financière mondiale reste structurée autour de lui. Tes ETF ne vont pas s’évaporer. Changer d’unité de libellé ne détruit pas la valeur des actifs sous-jacents — de la même façon que le passage du franc en 2002 n’a pas effacé l’épargne des Français.

Le piège n’est pas l’existence du produit, c’est l’illusion de performance qu’il génère. Tu confonds la solidité de l’indice et ta propre position réelle. Un S&P 500 qui monte peut très bien te faire perdre sur ton relevé si le cours de change évolue dans le mauvais sens.

Deuxième piège : le bruit des alarmistes. « Les BRICS vont créer une nouvelle unité, il va disparaître. » Faux. Le yuan pèse encore moins de 2 % dans les avoirs de réserve mondiaux. Ce basculement ne se fait pas en trois ans. Ce qui se passe est beaucoup plus subtil et dangereux précisément parce que c’est graduel et invisible.

Les marchés boursiers mondiaux absorbent cette chute via les monnaies locales qui se renforcent. Le franc suisse, le yen captent ces flux de sortie. Ton ancrage régional absorbe l’impact de ces rééquilibrages structurels. Une politique monétaire restrictive de la Fed pourrait temporairement freiner cette tendance, mais pas l’inverser. Les pays émergents réduisent leur exposition depuis 2021 et leurs réserves officielles basculent vers l’or. Dans un système monétaire mondial en recomposition, ce mouvement de fond ne repart pas en arrière.

Action concrète : si plus de 60 % de ton portefeuille est en ETF US non couverts, envisage d’allouer 10 % de cette poche vers un ETF monde ex-US pour commencer à diluer l’exposition sans tout changer d’un coup.

4. Or physique vs ETF or : les monnaies et les investisseurs face au risque géopolitique

L’or physique a dépassé les obligations américaines dans les réserves des banques centrales mondiales. Le cours de l’or a progressé de manière historique depuis 2020, en parallèle de cette migration institutionnelle. Ce n’est pas un signal marginal. Pendant des décennies, les États se protégeaient avec des obligations d’État rémunérées à 4-5 %. Ils préfèrent désormais l’or dans leurs propres coffres — chaque banque centrale qui rachète des lingots vote contre le système basé sur le dollar.

Ton ETF or, type GLD (l’un des plus gros au monde), suit un dépositaire qui est HSBC. HSBC ne stocke pas l’or lui-même dans ses coffres — il fait appel à des sous-custodiennes, qui font elles-mêmes appel à d’autres intermédiaires. Chaque maillon de cette chaîne est assuré, mais chaque maillon peut défaillir. Et si un gouvernement décide de saisir l’or détenu dans un coffre faisant partie de cette chaîne, les détenteurs non autorisés — c’est-à-dire toi — n’ont aucun droit de rachat direct. Seuls les États ont ce statut de participant autorisé auprès des émetteurs d’ETF or.

L’effet domino n’est pas théorique. La crise financière mondiale de 2008 avait déjà entamé cette réflexion. Les réserves russes gelées en 2022 ont définitivement convaincu les gouvernements de nombreux pays. Les bons du trésor américain, longtemps jugés inviolables, sont désormais perçus comme un actif à risque géopolitique. Les métaux précieux — or en tête — prennent leur place. Les Chinois, les Saoudiens, les Indiens rapatrient leurs lingots d’or depuis lors. Ce statut de référence mondiale sans partage s’exprime désormais dans des coffres, pas sur des écrans.

L’or physique détenu en direct n’a pas de contrepartie, pas de dépositaire, pas de risque de gel administratif — un gel que l’arrivée d’une monnaie de banque centrale numérique rendrait quasi instantané sur tes comptes. Il est là.

Action concrète : si ton exposition à l’or passe par un ETF, identifie le custodien principal. Si tu veux une vraie protection patrimoine, commence à convertir une partie en pièces physiques (Napoléons, Maple Leafs, Krugerrands) stockées dans un coffre que tu contrôles.

5. Donald Trump, faiblesse du dollar et guerre des monnaies : les actifs anti-inflationnistes

La politique commerciale de Donald Trump a amplifié la guerre des monnaies déjà en cours. Face à cette faiblesse qui en résulte, trois catégories d’actifs résistent structurellement à l’inflation et protègent le patrimoine des épargnants français.

Le private credit AAA à taux flottants. Ce n’est pas réservé aux fonds de pension. Des fonds accessibles en compte-titres ordinaire ou en assurance-vie luxembourgeoise proposent du prêt à des entreprises notées AAA, avec des taux indexés sur le SOFR ou l’EURIBOR. Quand l’inflation pousse les taux directeurs à la hausse, ton rendement suit automatiquement. Pas de risque de duration, pas de capital fixe qui perd de la valeur en période de surprise sur les taux.

L’immobilier coté spécialisé. Les foncières cotées en bourse dans le domaine de l’hôtellerie, des maisons de retraite ou des hôpitaux ajustent leurs loyers et redevances à l’inflation par contrat. Un ETF sur ces foncières spécialisées te donne une exposition à cette indexation sans te forcer à acheter un bien en direct.

L’infrastructure cotée. Les contrats de concession d’infrastructures (autoroutes, ports, réseaux d’eau) sont souvent indexés sur les indices des prix. La compétitivité des entreprises exportatrices du Vieux Continent s’améliore mécaniquement quand la parité EUR/USD monte : leurs échanges commerciaux sont libellés à l’échelle locale, mais leurs concurrents américains exportent moins cher. Ces actifs répercutent la hausse des prix sur leurs cash-flows. Les matières premières libellées en USD profitent mécaniquement de cette configuration : quand le dollar perd de sa valeur, leurs cours montent en actif local pour compenser.

Ces trois catégories sont accessibles depuis la France, via un simple CTO ou une assurance-vie. L’anti-inflation ne se niche pas dans un produit miracle, il se construit avec des flux contractuellement indexés.

Action concrète : identifie un ETF infrastructure mondiale (type iShares Global Infrastructure) ou un ETF foncières santé (secteur santé coté). Consulte la fiche DICI sur le site de l’émetteur pour confirmer la structure de cash-flows. Ouvre ensuite une position de 500 à 1 000 € pour démarrer.

6. Décorréler son patrimoine : 2 options réalistes face au dollar et au monétaire mondial

Les actifs n’évoluent pas tous à la même vitesse selon les zones. Le billet vert a particulièrement cédé du terrain face à la monnaie unique européenne en 2025 — une zone commune à vingt pays qui pèse dans cette recomposition des réserves mondiales. Ta monnaie nationale absorbe ces rééquilibrages différemment. Depuis janvier 2025, il a perdu du terrain face aux actifs asiatiques, face à la livre sterling et même face au dollar canadien. Entre juin 2025 et juin 2026, le shekel israélien a pris 20,2 % face aux principales devises mondiales, le peso colombien 19,7 %, le rand sud-africain 16,4 %. Les touristes ont bénéficié de cette configuration — leur pouvoir d’achat était plus élevé à New York. Pour les épargnants français exposés, l’équation est inverse.

Deux options concrètes pour un épargnant français qui veut sortir partiellement de l’exposition USD/EUR.

Option 1 : un ETF sur l’indice Straits Times de Singapour (ES3.SI), libellé en SGD. La MAS (banque centrale de Singapour) gère sa valeur face à un panier pondéré — c’est l’une des politiques les plus rigoureuses au monde. En tant que marché émergent devenu développé, Singapour capte une part croissante des flux des fonds souverains du Golfe qui se déplacent vers l’Asie. Tu obtiens une exposition à une économie dynamique sans subir ni le yuan ni le billet vert.

Option 2 : des obligations investment grade à court terme en franc suisse. Le CHF a historiquement fonctionné comme valeur refuge lors des épisodes de fragmentation des réserves mondiales. Des obligations à 1-3 ans en CHF offrent un ancrage dur, peu volatil, totalement décorrélé du dollar américain.

Ces deux options ne remplacent pas ton allocation actions principale. Pour l’épargnant français qui cherche à se protéger, se positionner via des actifs décorrélés est plus efficace que de rester 100 % exposé. Elles créent une poche décorrélée qui amortit les à-coups quand la part du dollar dans les réserves mondiales continue de glisser.

Action concrète : alloue 5 % de ton portefeuille total à l’une de ces deux options. Si ton courtier ne propose pas ES3.SI, Interactive Brokers y donne accès. Pour le CHF, un ETF obligataire court terme en franc suisse est disponible sur Euronext Paris.

7. Les 3 erreurs à éviter face à la baisse du dollar

Erreur 1 : attendre que le billet vert remonte comme en 2015. En 2015, le billet vert bénéficiait d’une divergence entre la Fed et la BCE. En 2026, les réserves mondiales ont fondu de 14 points en six ans, l’Arabie Saoudite a mis fin à l’accord en juin 2024, et l’économie américaine est contrainte par des taux qui ne peuvent pas monter sans déclencher une récession. Sur les marchés financiers internationaux, cette faiblesse structurelle est de plus en plus perçue comme un signal durable, pas comme une anomalie. Attendre un rebond mécanique qui n’est pas programmé, c’est choisir de perdre sans combattre.

Erreur 2 : tout vendre en panique et se replier sur l’or ou le yuan. Le yuan pèse moins de 2 % des réserves mondiales. Il n’a ni la profondeur de marché ni la convertibilité immédiate pour ton épargne. Passer de 100 % en actifs américains à 100 % or ou yuan, c’est échanger un actif qui s’érode contre des positions qui manquent de liquidité ou de fiabilité à court terme. Tu multiplies le risque sans protéger le capital. Les ajustements doivent être progressifs.

Erreur 3 : garder des liquidités sans rendement dans ce type de placement. Avec cette tendance baissière et l’inflation structurelle, ta trésorerie subit une perte de valeur en silence, chaque mois, sans que tu t’en rendes compte. Un système basé sur le dollar plus faible amplifie cette perte. Les importations libellées dans la monnaie américaine coûtent plus cher aux acteurs non américains. Toi, tu supportes cette perte sans aucun rendement. Un fonds de trésorerie hedgé ou une simple diversification vers l’EUR te coûte moins cher que la perte mensuelle que tu acceptes par inertie.

Action concrète : passe en revue ta trésorerie. Si tu as du cash sans rendement depuis plus de 6 mois dans ce type d’actif, c’est du capital qui travaille contre toi.

8. Ce que j’applique concrètement à mon patrimoine en 2026

Je n’ai pas de boule de cristal sur la parité USD/EUR. Ce que j’observe, en revanche, est documenté et public : ces avoirs officiels diminuent, les fonds souverains et États achètent de l’or plutôt que des Treasuries, et les flux du Golfe se redirigent vers l’Asie.

Ces constats m’ont conduit à plusieurs décisions concrètes. Dans les marchés internationaux, la valeur du dollar profite structurellement à qui s’est positionné tôt. Les exportateurs, eux, voient leurs marges s’améliorer quand la zone EUR progresse. J’adapte en conséquence.

J’ai vérifié la couverture de change sur tous mes ETF à exposition américaine. Ceux qui ne sont pas hedgés, j’ai réduit leur pondération progressivement, sans tout vendre d’un coup — la diversification reste une priorité.

J’investis dans l’immobilier locatif depuis plusieurs années — des garages, principalement. C’est un actif réel, libellé en EUR, avec des loyers qui s’ajustent à l’inflation, complètement décorrélé. La baisse du billet vert ne change rien à ce que rapporte un garage loué en France.

Sur la partie financière, j’ai ajouté une poche d’actifs indexés sur l’inflation (ETF infrastructure, foncières cotées) et j’explore le private credit AAA à taux flottants pour la partie qui était sur des fonds en assurance-vie.

Je conserve du cash en EUR, pas en actifs américains non couverts. Le franc suisse m’intéresse comme ancrage pour une poche défensive si cette tendance s’accélère.

Ce n’est pas un plan parfait. C’est un ensemble d’ajustements progressifs face à une tendance de fond qui est là depuis 2020 et qui ne s’inverse pas du jour au lendemain.

Action concrète : liste les 3 actions que tu remets à plus tard depuis des mois sur ton patrimoine. Commence par la plus simple aujourd’hui — pas demain.


Questions fréquentes sur la chute du dollar

Pourquoi cette chute se produit-elle actuellement ?

La chute du dollar s’explique par une réduction méthodique des réserves mondiales — de 71 % en 2020 à 56,9 % début 2026. L’Arabie Saoudite n’a pas renouvelé l’accord pétrolier de 2024 et traite désormais 41 % de son pétrole en yuan. Les fonds souverains du Golfe orientent leurs investissements vers l’Asie plutôt que vers les Treasuries. La demande institutionnelle s’érode structurellement.

Pourquoi Trump pousse-t-il à la baisse ?

Donald Trump a déclaré à plusieurs reprises vouloir un dollar faible pour renforcer la compétitivité des exportations américaines. L’incertitude du président américain sur les droits de douane, les tensions commerciales et la réduction de l’attractivité des obligations US pèsent ensemble sur la devise américaine. Le résultat visible en 2026 : une pression durable sur les marchés des changes.

Un rebond est-il possible en 2026 ?

Un rebond technique est toujours possible si la réserve fédérale resserre brutalement sa politique. Mais la tendance structurelle reste baissière tant que la part du dollar dans les réserves mondiales diminue. À 56,9 %, il domine encore, mais la dynamique de sortie engagée par les grands acteurs institutionnels n’est pas réversible en quelques mois.

La tendance baissière va-t-elle continuer ?

Il a déjà baissé face aux actifs refuges et aux économies émergentes. Le shekel israélien a pris 20,2 % entre juin 2025 et juin 2026, le peso colombien 19,7 %, le rand sud-africain 16,4 %. Si ces acteurs institutionnels poursuivent leur diversification — et les chiffres indiquent qu’ils le font —, la pression reste à la baisse. La baisse est progressive, pas apocalyptique. C’est ça le vrai danger pour l’épargnant passif.

Avertissement : cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. JBMC OÜ et Jérémie Brygo ne sont ni CIF, ni inscrits à l’ORIAS, ni agréés par l’AMF. Tout investissement comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Vérifie les chiffres sur les sources officielles et, pour toute décision adaptée à ta situation, rapproche-toi d’un professionnel agréé.

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