Livret A ou assurance vie : le match honnête en 2026
Livret A ou assurance vie en 2026, le match honnête : Livret A à 1,5 %, fonds euros à 2,6 % avant frais, ETF en UC à 6-7 %. Lequel pour quel besoin ?

Sommaire et méthode
Dans cet article
Livret A ou assurance vie, le faux dilemme. Ton banquier te vend l’assurance vie en agitant le placement préféré des Français. Il oublie le détail qui tue : sur les fonds en euros des contrats d’assurance vie, ton rendement net de frais de gestion après inflation 2025 ressort proche de zéro, parfois négatif. Et pendant ce temps, le Livret A à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026 ne couvre pas non plus l’inflation, mais il te garde la main, sans frais, sans fiscalité, en liquidité immédiate. La vraie question n’est donc pas Livret A ou assurance vie. C’est : combien je laisse sur quoi, pour quel horizon, et où je place le reste avant que l’inflation ne le grignote ?
L’industrie de l’assurance vit de tes frais, pas de ton rendement. Un assureur facture 0,6 à 1 % par an sur ton encours, plus les frais d’arbitrage, plus parfois des frais sur versement à 3 ou 4 %. Sur trente ans, ces frottements évaporent 20 à 30 % de ton capital, indépendamment du marché. Le Livret A, lui, ne facture rien. Il rapporte peu, mais ce qu’il rapporte arrive entier sur ton compte, sans ligne de frais cachée. C’est par là que commence la comparaison honnête.
Livret A ou assurance vie : le verdict brutal en 2026
Le Livret A reste la moins mauvaise solution d'épargne de précaution. L'assurance vie n'a d'intérêt qu'en unités de compte ETF, jamais en fonds euros, et seulement une fois le coussin de précaution posé (4 à 6 mois de dépenses sur Livret A, pas plus). Le fonds euros, à 2,6 % brut moyen en 2025, perd contre l'inflation après frais et prélèvements sociaux. Le match Livret A ou assurance vie n'est pas un duel, c'est un séquencement par horizon.
Les deux produits ne couvrent pas le même besoin. Le Livret A sert à dormir tranquille face à un imprévu. L’assurance vie sert à faire travailler ton argent sur 8 ans et plus, à condition de la remplir d’ETF (et accessoirement de SCPI ou d’or papier), surtout pas de fonds euros. Confondre les deux revient à immobiliser ton matelas de sécurité dans une enveloppe à frais, ou pire, à investir long terme dans un produit qui rapporte moins que l’inflation.
Livret A ou assurance vie : le tableau qui tranche
Voici, sur huit critères, ce que valent réellement les trois produits en 2026.
| Critère | Livret A | Assurance vie fonds euros | Assurance vie UC/ETF |
|---|---|---|---|
| Rendement brut 2025 | 1,7 % moyen, 1,5 % depuis février 2026 | ~2,6 % (France Assureurs) | 6-7 % long terme MSCI World |
| Frais courants | 0 % | 0,6 à 1 %/an + parfois versement | 0,5 à 0,9 %/an + frais ETF (0,2 %) |
| Liquidité | 100 % immédiate | 2 à 8 jours ouvrés | 5 à 15 jours ouvrés |
| Fiscalité des gains | Zéro | PFU 31,4 %, ou 24,7 % après 8 ans (abattement) | PFU 31,4 %, ou 24,7 % après 8 ans |
| Fiscalité transmission | Intègre la succession | Abattement 152 500 €/bénéficiaire avant 70 ans | Idem |
| Plafond | 22 950 € | Aucun | Aucun |
| Risque capital | Garanti État | Garanti nominal, pas réel | Variable, perte possible |
| Blocage | Aucun | Aucun, mais fiscalité incitative à 8 ans | Idem |
Ce tableau dit l’essentiel : le Livret A et l’assurance vie en UC/ETF jouent dans deux ligues différentes, sur deux horizons différents. Le fonds euros, lui, occupe une zone grise : il ne protège plus du risque réel (l’inflation) et coûte plus cher qu’un Livret A pour un rendement à peine supérieur, parfois inférieur après frais.
Deux produits, deux logiques
Le Livret A et l’assurance vie sont les deux enveloppes d’épargne les plus détenues en France. Le premier est un livret 100 % liquide, dont le taux est fixé par l’État. La seconde est un contrat qui mêle fonds euros et unités de compte, géré par un assureur. À l’inverse du livret, le contrat autorise le rachat partiel ou total à tout moment, avec une fiscalité allégée après 8 ans. Bel argument pour la transmission, faible argument pour le rendement quand les fonds en euros plafonnent sous 2 % net de frais.
Rendements comparés sur trois ans
Petit rappel chronologique : le taux du Livret A est passé par 3 % à compter du 1ᵉʳ février 2023, 3 % maintenu en 2024, puis 1,7 % moyen sur 2025, et 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026. Sur la même période, le rendement moyen des fonds euros est resté autour de 2,5 à 2,6 % brut selon France Assureurs.
Aucun de ces deux véhicules ne bat l’immobilier ou les marchés actions sur la durée. Aucun n’a vocation à remplacer un PEA en ETF MSCI World ou S&P 500 si ton horizon dépasse 8 ans. La question n’est donc pas Livret A ou assurance vie, mais bien quelle séquence : tu poses d’abord ton coussin de précaution sur le Livret A (4 à 6 mois de dépenses, pas plus), puis tu fais travailler l’excédent sur des véhicules plus rémunérateurs. Les meilleurs contrats d’assurance vie en ligne facturent moins de 0,7 % de frais totaux, contre 1,5 % et plus chez ton banquier traditionnel.
Avantages et inconvénients : le face-à-face honnête
Avant de choisir entre le Livret A et l’assurance vie, tu dois avoir en tête les avantages et inconvénients réels de chaque type de placement, sans le vernis commercial.
Le Livret A a pour lui la liquidité totale, la garantie d’État (les fonds sont centralisés à la Caisse des dépôts), zéro frais et zéro fiscalité. Son taux est fixé par l’État et révisé au 1er février 2026 à 1,5 %. Son inconvénient, unique mais lourd : ce livret d’épargne ne fait pas fructifier ton argent, il le conserve. Là où le Livret A t’offre une sécurité absolue, il ne t’offre aucun rendement réel.
Le contrat d’assurance vie, lui, mise sur ses avantages fiscaux après 8 ans et sur sa souplesse en cas de décès (transmission hors succession). En unités de compte adossées aux marchés financiers, il vise un meilleur rendement que n’importe quel livret. Ses inconvénients : les frais, et le piège du fonds euros. Tandis que l’assurance vie en UC peut faire fructifier ton épargne sur le long terme, les contrats vendus en fonds euros rapportent à peine plus que le Livret A, pour un risque que personne ne t’explique. La vraie question n’est donc pas quel placement est meilleur, mais lequel tu dois avoir pour quel besoin : avoir un Livret A pour dormir tranquille, avoir une assurance vie en UC pour faire travailler le reste.
Livret A : le seul placement sans risque digne de l’épargne de précaution
Le Livret A est garanti par l’État, rémunéré à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026, sans frais d’aucune sorte, exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. C’est le seul produit français qui combine ces quatre propriétés. Le taux est fixé par le Ministère de l’Économie selon une formule qui mêle inflation et taux interbancaires.
Plafond, fonctionnement, disponibilité
Le plafond du Livret A pour un particulier est de 22 950 €, hors capitalisation des intérêts. Tu peux en ouvrir un par personne, dans n’importe quelle banque, sans condition de revenu. Les intérêts sont calculés par quinzaine et crédités au 31 décembre. La disponibilité est immédiate : virement vers le compte courant en quelques heures. Aucun produit bancaire ne fait mieux sur ce trio plafond/sécurité/liquidité, hors LEP qui reste sous condition de revenu (voir LEP 2026, le livret mieux payé) et LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire), équivalent du Livret A avec un plafond de 12 000 €.
Le rôle exact dans une stratégie
Le Livret A n’est pas un placement, c’est un coussin. Sa fonction : absorber les chocs (perte d’emploi, panne de voiture, dépense médicale, baisse de chiffre d’affaires pour un indépendant). La règle frugaliste tient en un chiffre : 4 à 6 mois de dépenses courantes par personne, posés en permanence et rien de plus. Un célibataire qui dépense 2 000 € par mois vise donc 8 000 à 12 000 €. Un couple à 3 500 € de dépenses mensuelles, plutôt 15 000 à 20 000 €. Cette poche doit rester intouchable, hors arbitrage de marché, hors opportunité d’investissement glissée par ton banquier. Si tu n’as pas encore ce matelas, va voir la méthode dans le guide comment constituer une épargne de précaution.
À quoi bon garder un Livret A si son rendement est pourri ? Précisément parce que c’est un des très rares comptes français (avec le LEP et le LDDS) qui combine rémunération non fiscalisée, garantie d’État et liquidité immédiate. Même si 1,5 % ne couvre pas l’inflation à 1,7 %, c’est nettement mieux que les zéro pour cent d’un compte courant. Sur la poche de sécurité, c’est mieux que rien.
Le piège de l’argent qui dort au-delà
Une fois ton coussin de précaution posé (8 000 à 12 000 € pour un célibataire, 15 000 à 20 000 € pour un couple), laisser plus sur Livret A n’a plus de sens. Le rendement réel après inflation 2025 (1,7 %) est négatif. Continuer à empiler, c’est accepter que ton pouvoir d’achat fonde mois après mois, sans drame, mais sans contre-pouvoir non plus. C’est précisément le moment où l’arbitrage commence : où va le reste de ton épargne, et avec quel niveau de risque ?
Fonds euros : pourquoi 2026 enterre ce produit
L’assurance vie en fonds euros représente encore 75 % de l’encours total de l’assurance vie en France selon France Assureurs. Une part de marché écrasante pour un produit dont le rendement net réel est, en 2025, proche de zéro après inflation et prélèvements sociaux. Le score honnête est sans appel.
Le calcul honnête du rendement net réel
Le rendement brut moyen 2025 publié par France Assureurs ressort autour de 2,6 %. Sur ce brut, l’assureur prélève d’abord les frais de gestion annuels (0,6 à 1 %), puis l’État ponctionne les prélèvements sociaux à 17,2 % sur les intérêts crédités chaque année. Une fois ces deux frottements digérés, le rendement net tombe autour de 1,5 à 1,7 %. L’inflation 2025 (1,7 % selon INSEE) avale le reste. Tu touches du nominal, tu perds du réel.
Les frais qui rognent l’enveloppe
Au-delà des frais de gestion annuels, beaucoup de contrats vendus en banque alourdissent encore la note : frais sur versement jusqu’à 3 ou 4 %, frais d’arbitrage à chaque mouvement entre supports, parfois frais de sortie déguisés. Sur 30 ans, ces frottements composés représentent 20 à 30 % du capital final. C’est ce que je nomme la Pompe à Fric™ : un système où chaque maillon de la chaîne (banque, assureur, distributeur) prend sa marge sur le dos de l’épargnant qui croit avoir un placement sûr.
Le mythe de la garantie en capital
La garantie en capital du fonds euros est nominale, pas réelle. 10 000 € versés en 2015 valent toujours 10 000 € en 2026 dans ton contrat. Mais 10 000 € de 2015 valent en pouvoir d’achat environ 8 200 € de 2026, une fois l’inflation cumulée : tu peux calculer la perte de pouvoir d’achat entre deux dates sur n’importe quelle somme. La garantie protège le chiffre sur le relevé, pas ce que tu peux acheter avec. Personne ne le dit dans ta banque, parce que cette phrase tue le produit.
Assurance vie en UC/ETF : quand l’enveloppe redevient pertinente
L’assurance vie cesse d’être un piège dès qu’on cesse de la remplir de fonds euros. En unités de compte (UC) indexées sur des ETF actions monde (MSCI World, S&P 500), elle devient une enveloppe fiscale utile, à condition d’avoir d’abord posé son coussin Livret A et rempli son PEA. La hiérarchie compte.
ETF, c’est quoi exactement ?
ETF veut dire Exchange Traded Fund, en français fonds indiciel coté en Bourse. Concrètement, un ETF te permet d’acheter, en une seule ligne, un panier d’actions qui suit un indice boursier. Exemple : un ETF S&P 500 te donne accès aux 500 plus grandes capitalisations américaines (Apple, Microsoft, Nvidia, JPMorgan…) via un seul titre coté, pour 0,07 à 0,20 % de frais annuels. Là où un fonds actif classique facture 1,5 % à 2 % pour, en moyenne, sous-performer son indice, l’ETF te livre la performance brute du marché, presque gratuitement. C’est l’outil le plus efficace pour s’exposer à la bourse américaine, européenne ou mondiale sans coût.
Le PEA d’abord, l’assurance vie ensuite
Pour investir en ETF actions, le PEA reste la meilleure enveloppe : après 5 ans, les gains ne supportent que 17,2 % de prélèvements sociaux contre 31,4 % de PFU sur un compte-titres ordinaire (CTO). Détail des arbitrages dans l’article meilleur ETF MSCI World en PEA. Le plafond du PEA est de 150 000 € de versements. Tant qu’il n’est pas plein, ouvrir une assurance vie pour loger des ETF est un mauvais calcul : tu paies des frais en plus pour une fiscalité moins avantageuse.
Quand l’assurance vie en UC reprend la main
Quatre cas justifient de basculer sur l’assurance vie en UC après le PEA :
- Diversification hors Europe : le PEA est limité aux actions européennes. Pour exposer ton portefeuille au S&P 500 ou à des ETF émergents éligibles assurance vie, l’UC ouvre des supports que le PEA n’a pas.
- Logement de SCPI : certaines SCPI sont éligibles à l’assurance vie, ce qui donne accès à l’immobilier locatif géré dans un cadre fiscal lissé (et liquidité supérieure à la SCPI en direct).
- Exposition à l’or : quelques contrats acceptent des ETC (Exchange Traded Commodities) sur l’or physique, utile pour la part diversification métaux précieux.
- Transmission : abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements faits avant 70 ans, hors droits de succession. Pour les versements faits après 70 ans, l’abattement tombe à 30 500 € (tous bénéficiaires confondus, sur les primes versées uniquement, les intérêts restent exonérés). Ces plafonds sont à connaître précisément si tu prépares un héritage.
- Plafond PEA saturé : tu as déjà placé 150 000 € sur ton PEA et tu veux continuer à capitaliser en ETF dans une enveloppe à fiscalité douce.
Le critère qui change tout : les frais
Une assurance vie en UC à 1,5 % de frais annuels (gestion + UC) sur 30 ans, c’est 36 % du capital final partis en frottements composés. La même stratégie dans un contrat en ligne à 0,6 % de frais totaux laisse 84 % du capital. L’écart se chiffre en dizaines de milliers d’euros. Avant de signer, vérifie les frais sur versement (0 % obligatoire), les frais de gestion UC (cible < 0,7 %) et les frais d’arbitrage (cible 0 %).
Plafond Livret A atteint : que faire de l’excédent
D’abord, tu as 22 950 € sur ton Livret A, ton matelas de précaution est en place, et tu te demandes où va le reste. Cependant, mauvaise réponse fréquente : tout en assurance vie en fonds euros. En revanche, bonne réponse : ça dépend de ton horizon et de ton objectif. Détail complet dans le guide placements après le Livret A.
Livret A ou assurance vie : la logique par horizon
D’abord, l’argent que tu prévois d’utiliser à moins de 2 ans reste sur livrets (LDDS, LEP si tu y as droit) ou en fonds euros à frais zéro pour la part qui dépasse les plafonds réglementés. En revanche, l’argent que tu n’utiliseras pas avant 8 ans et plus se place en actions, via ETF, dans un PEA d’abord, puis en assurance vie UC ensuite. Ainsi, la logique de répartition par horizon est détaillée dans l’article comment diversifier son épargne.
Livret A ou assurance vie : le piège du conseiller bancaire
D’abord, ton banquier a un quota mensuel d’unités de compte à placer. Cependant, quand tu lui dis que ton Livret A est plein, il ne te propose pas un PEA en ETF à 0,2 % de frais. En revanche, il te propose une assurance vie maison à 1 % de frais de gestion plus 3 % de frais sur versement, avec une gestion pilotée à 0,8 %. Donc ses intérêts ne sont pas alignés avec les tiens. Ainsi, le filtre simple : si on te propose un contrat avec des frais sur versement supérieurs à 0 %, refuse.
Fiscalité de l’assurance vie après 8 ans : l’avantage réel et ses limites
D’abord, le storytelling assureur tourne autour des 8 ans magiques. Cependant, la réalité fiscale est plus nuancée. En effet, l’avantage existe bel et bien, mais il ne compense pas la médiocrité du fonds euros sous-jacent.
Le mécanisme exact post-8 ans
D’abord, pour les versements faits après 2017, les retraits d’une assurance vie de plus de 8 ans bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur la part des gains. Ensuite, au-delà, le PFU passe à 24,7 % au lieu de 31,4 % (impôt à 7,5 % + prélèvements sociaux 17,2 %), dans la limite de 150 000 € de versements nets. De plus, ce régime est précisé sur le portail impots.gouv.fr. Enfin, au-delà de 150 000 € de versements, c’est le PFU plein à 31,4 %.
L’avantage réel, en euros
D’abord, sur un retrait annuel de 8 000 € de gains pour un couple, l’abattement de 9 200 € couvre tout. Ainsi, tu sors zéro fiscalité hors prélèvements sociaux. En revanche, sur un retrait équivalent en année 4, tu paies le PFU à 31,4 %, soit 2 512 €. Donc l’écart à l’année se chiffre, et il est réel. Cependant, il joue à la marge sur un produit dont le rendement de base est faible. Surtout, sur un PEA en ETF après 5 ans, la fiscalité est de 17,2 %, plus simple, sans abattement à gérer, sur un rendement structurellement plus élevé.
Tes trois profils types : qui reste sur le Livret A, qui ouvre une assurance vie
Profil 1 : jeune actif, épargne en cours de constitution
D’abord, tu as moins de 35 ans, ta capacité d’épargne mensuelle est de 200 à 600 €, ton matelas de précaution n’est pas encore plein. Verdict : 100 % Livret A jusqu’à atteindre 3 à 6 mois de dépenses, puis ouverture d’un PEA en ETF MSCI World pour la suite. Donc l’assurance vie attend.
Profil 2 : actif établi, TMI 30 %, épargne consolidée
Ensuite, tu as 35 à 50 ans, ton Livret A est plein, ton PEA est en place et alimenté chaque mois. Ainsi, verdict : tu peux ouvrir une assurance vie en UC, dans un contrat en ligne à frais bas, pour préparer la transmission et diversifier hors Europe. En revanche, le fonds euros reste hors-sujet, sauf petite poche de sécurité à 5-10 % du contrat.
Profil 3 : proche retraite ou patrimoine établi, transmission en vue
Enfin, tu as plus de 55 ans, du patrimoine financier au-delà de 100 000 €, et tu prépares la transmission. Ainsi, verdict : l’assurance vie en UC devient prioritaire pour exploiter l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans. Cependant, le Livret A reste, mais comme outil de trésorerie, pas de placement.
La séquence frugaliste : Livret A → PEA → assurance vie en ETF en dernier
D’abord, l’ordre n’est pas négociable. Ensuite, le frugaliste rationnel suit cette pyramide, et chaque étage suppose le précédent rempli. Donc sauter une marche, c’est garantir l’erreur d’allocation.
Étage 1 : Livret A plein
D’abord, 3 à 6 mois de dépenses sur Livret A. Surtout, non négociable. En effet, tant que ce coussin n’est pas posé, tout investissement long terme est prématuré. Donc le premier accident de la vie t’obligera à vendre au pire moment.
Étage 2 : PEA en ETF MSCI World
Ensuite, une fois le Livret A plein, tu ouvres un PEA et tu y verses régulièrement, mensuellement, dans un ETF MSCI World à frais bas (0,2 % de TER). Puis tu ignores les gros titres, tu ne regardes ton compte qu’une fois par trimestre. Ainsi, horizon minimum 8 ans pour amortir les cycles.
Étage 3 : assurance vie en UC ETF
Enfin, une fois le PEA bien rempli (au-delà de 50 000 €, ou quand tu veux diversifier hors Europe), tu ouvres une assurance vie en ligne à frais bas, en UC ETF. Surtout, tu ne mets jamais de fonds euros au-delà de 5-10 % de poche de sécurité. Ainsi, la transmission devient un bonus structurel.
Action à réaliser
- Compte tes mois de dépenses. Multiplie ton train de vie mensuel par 4. C’est le seuil cible de ton Livret A (5 minutes).
- Vérifie le solde de ton Livret A. S’il est sous le seuil, vire le différentiel depuis ton compte courant avant la prochaine quinzaine (sous 24 h).
- Si ton Livret A est plein et que tu n’as pas de PEA, ouvre-en un dans une banque en ligne (Boursorama, Fortuneo, BforBank) ce mois-ci, puis vois comment le gérer quand on débute. Le délai d’ancienneté fiscale court à partir de l’ouverture, même sans versement.
- Si on t’a déjà vendu une assurance vie en fonds euros, demande à ton assureur la grille des frais complète. Au-delà de 1 % de frais totaux annuels, le rendement réel est compromis. Étudie un transfert ou une fermeture après 8 ans pour limiter la fiscalité.
Prompt IA bonus pour auditer ton contrat existant :
“Voici les conditions de mon assurance vie : [colle le tableau de frais et la composition du contrat]. Calcule mon rendement net réel après frais, prélèvements sociaux et inflation moyenne 2 % sur 10 ans. Compare avec un PEA en ETF MSCI World à 0,2 % de frais. Dis-moi sans détour si je dois racheter, transférer ou laisser dormir.”
Questions fréquentes sur le Livret A ou assurance vie
Choisir entre Livret A ou assurance vie
Faut-il choisir le Livret A ou l'assurance vie en 2026 ?
Tu n’as pas à choisir. Le Livret A loge ton épargne de précaution (3 à 6 mois de dépenses, plafond 22 950 €). L’assurance vie en unités de compte ETF sert au-delà, pour l’horizon long. Les deux enveloppes ne sont pas concurrentes, elles répondent à deux besoins distincts : sécurité immédiate d’un côté, capitalisation long terme de l’autre.
L'assurance vie en fonds euros est-elle plus rentable que le Livret A en 2026 ?
Marginalement. Le fonds euros affiche 2,6 % brut moyen en 2025 (France Assureurs), le Livret A 1,5 % depuis février 2026. Après prélèvements sociaux à 17,2 % et frais de gestion entre 0,6 et 1 %, l’écart net se réduit à 0,3 à 0,6 point. Pour une épargne de précaution, le Livret A reste préférable : zéro frais, liquidité immédiate, simplicité.
Peut-on cumuler un Livret A et plusieurs assurances vie ?
Oui. Un seul Livret A par personne, mais autant d’assurances vie que tu veux, dans des établissements différents, sans plafond global. Beaucoup de patrimoines structurés détiennent deux ou trois contrats : un en ligne à frais bas pour les UC ETF, un chez un assureur traditionnel pour la transmission, un Livret A pour la trésorerie.
Quels sont les vrais risques de l'assurance vie en fonds euros ?
Trois risques principaux. D’abord, le risque inflation, qui érode le pouvoir d’achat du capital nominal garanti. Ensuite, les frais qui rognent le rendement année après année (0,6 à 1 % de gestion, plus parfois 3-4 % sur versement). Enfin, le blocage implicite : la fiscalité incitative à 8 ans pousse à immobiliser un capital qui rapporterait davantage ailleurs.
Risques, fiscalité et transferts
Quand vaut-il mieux garder son argent sur le Livret A ?
D’abord, tant que ton épargne de précaution n’atteint pas 3 à 6 mois de dépenses, l’intégralité va sur le Livret A. Ensuite, si ton horizon de placement est inférieur à 5 ans, le Livret A reste préférable à une assurance vie qui ne déploie son avantage fiscal qu’à 8 ans. Enfin, sans PEA ouvert et alimenté en ETF, ouvrir une assurance vie est prématuré.
Comment transférer une assurance vie ancienne sans perdre l'ancienneté fiscale ?
Le transfert d’une assurance vie d’un assureur à un autre fait perdre l’ancienneté fiscale, sauf rares cas (transfert interne Fourgous d’un contrat monosupport vers multisupport chez le même assureur). En pratique, mieux vaut souvent ouvrir un nouveau contrat en ligne à frais bas, faire courir l’horloge des 8 ans, et garder l’ancien contrat dormant pour conserver son ancienneté en cas de besoin.
Article rédigé par Jérémie Brygo. Publié le 27 mai 2026. Cet article a une vocation pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement. Je ne suis ni conseiller en investissement financier (CIF) ni assureur. Les taux, plafonds, rendements et règles fiscales cités sont ceux en vigueur en 2026 : Livret A 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026, PFU 31,4 %, fiscalité assurance vie après 8 ans à 24,7 %. Ces paramètres peuvent évoluer au gré des lois de finances. Vérifie les chiffres à jour sur service-public.fr, impots.gouv.fr, economie.gouv.fr et franceassureurs.fr. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital.