Mon parcours vers la liberté financière
Je suis Jérémie Brygo, père, frugaliste et investisseur. De la précarité à l'investissement locatif : mon parcours réel vers la liberté financière.

Je m’appelle Jérémie Brygo. Père de deux enfants, frugaliste, investisseur dans l’immobilier locatif et la Bourse, auteur et formateur. Voici mon parcours réel, sans enjolivure : comment je suis passé de la précarité à une vie où je ne dépends plus d’un seul employeur.

D’où je viens
Mon père est mort quand j’avais huit ans. Avant ça, je l’avais vu se cramer au travail, ce qu’on appelait le surmenage dans les années 90. Gamin, je me suis juré une chose : ne pas finir comme ça, à sacrifier ma vie pour un emploi. Tout part de là.
À l’adolescence, ma passion, c’était la musique, puis l’audiovisuel et le cinéma. J’ai suivi un cursus scientifique et décroché un DUT en génie électrique, une licence de commerce industriel et une formation en école de cinéma. Sur le papier, des diplômes corrects. Dans la réalité, sans réseau ni piston, j’ai démarré tout en bas : petite main, stages, à trier des cassettes dans des archives. J’arrive de rien, et je sais ce que ça veut dire.
Je suis devenu intermittent du spectacle, et je le suis resté dix-huit ans. Chef de car spécialisé dans les transmissions satellite, technicien de régie, puis réalisateur jusqu’à travailler pour France Télévisions. J’ai monté des directs pour les grandes chaînes et bossé sur des émissions que tout le monde aimait. Un vrai métier, exigeant, que beaucoup m’enviaient. Et pourtant : dix-huit ans de contrats courts, le chômage entre deux, et au tout début le RMI, les épiceries sociales, la CMU. Un métier qu’on envie ne protège de rien quand le revenu peut s’arrêter d’un mois sur l’autre.
Le déclic
Je m’en sortais, parce que j’étais tellement inquiet de ne pas y arriver que j’acceptais tout, jusqu’à travailler vingt-huit jours par mois. Sauf que bosser vingt-huit jours sur trente, ce n’est pas la liberté. C’est même exactement ce que mon père m’avait appris à fuir.
Le déclic est venu en lisant Père riche, père pauvre de Robert Kiyosaki. J’ai enfin compris la différence entre un passif et un actif, et l’idée de faire travailler l’argent au lieu de seulement l’épargner. J’avais commencé par la pire erreur possible : acheter ma résidence principale avant tout le reste. Un crédit sur vingt-cinq ans qui a gelé toute ma capacité d’épargne et d’emprunt. Je raconte cet épisode en détail dans ma pire erreur dans l’immobilier.
La bascule vers l’investissement
J’ai revendu ma résidence principale pour la mettre en location, et je me suis concentré sur l’immobilier locatif. J’ai commencé en 2014 par des garages et des parkings : ticket d’entrée bas, gestion simple, risque dilué. On m’avait juré qu’il fallait un CDI pour investir : j’ai décroché sept crédits immobiliers en étant intermittent, sans contrat stable. C’était faux.
Ensuite, j’ai diversifié. La Bourse via des ETF et l’entrepreneuriat. J’ai aussi eu des SCPI : un placement correct, mais j’ai fini par préférer d’autres supports, et je n’en garde aujourd’hui qu’une petite part. L’idée, c’est de financer par le crédit ce qui peut l’être (l’immobilier locatif rembourse l’emprunt avec les loyers) et de garder son épargne pour les actifs plus difficiles à financer à crédit. Je ne suis pas l’élève parfait : j’ai fait de mauvais choix, et c’est ce qu’on appelle l’expérience.
Une précision honnête, parce que je déteste le mensonge sur ce sujet : je ne vis pas de mon blog. Mes revenus en ligne viennent de la vente de formations, de services et de mes livres. Il m’a fallu plusieurs mois à un an pour commencer à en tirer un revenu, et environ quatre ans pour en vivre. Personne ne s’enrichit en deux semaines, et ceux qui te le promettent te vendent du vent.
Aujourd’hui : papa frugaliste
Au fil de ce parcours, ma vie a changé : je suis devenu père de deux enfants. Le frugalisme est devenu un projet de famille, et je me décris aujourd’hui comme un papa frugaliste. J’épargne entre 60 et 65 % de mes revenus, et je casse tout de suite le malentendu : je n’ai pas arrêté de travailler, je bosse encore beaucoup. La différence, c’est que je ne suis plus à la merci d’un patron, et que l’argent est devenu un outil pour reprendre le contrôle de mon temps.
Mon objectif n’a jamais été d’être à la retraite pour ne rien faire. C’est la liberté, et préparer l’avenir de mes enfants : leur transmettre une relation saine à l’argent, et ne pas les laisser dépendre d’un système qui ne leur fera pas de cadeau. Je le dis avec humilité : on atteint certains objectifs quand on est seul, mais la vie change, et c’est dans l’ordre des choses. Le frugalisme n’est pas une formule magique figée, c’est une boîte à outils qui s’adapte à ta situation. Si le mot t’intrigue, j’ai écrit ce que veut dire être frugaliste au quotidien.
Ce en quoi je crois
- Le temps vaut plus que l’argent. Chaque seconde écoulée ne revient pas. L’argent n’est qu’un outil pour récupérer du temps, pas une fin en soi.
- Ne jamais dépendre d’un seul revenu. Même un CDI peut être précaire. Diversifier ses sources et garder une épargne de précaution protège des coups durs.
- Vivre en dessous de ses moyens sans se priver. Ce n’est pas de la privation, c’est faire des choix de dépense intelligents pour dégager de quoi investir.
- Le minimalisme comme allié. Posséder moins réduit naturellement le besoin d’argent et allège la tête autant que le budget.
Ce que je refuse
Je n’ai aucune sympathie pour les gourous, les recettes magiques et les revenus automatiques faciles qui n’existent pas. La loi de l’attraction ne remplace pas l’action concrète. Et je garde une distance critique avec la version marketing du mouvement FIRE, qui pousse parfois la course au chiffre jusqu’à l’absurde. Je préfère une approche posée et honnête : tester avec mon propre argent, raconter mes échecs comme mes réussites, et ne rien promettre que je n’aie vérifié.
Tu trouveras sur ce site des outils et calculatrices pour mettre des chiffres sur tes propres décisions, et de quoi reprendre la main sur tes finances personnelles, à ton rythme.
Le contenu de Le Frugalisme est informatif et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé : tout placement comporte un risque de perte en capital. Fais tes propres recherches avant toute décision.